Je ne m'oppose pas au droit de grève. J'essaye de problématiser, de comprendre pourquoi il y a grognerie, aujourd'hui, en 2010, pas en 1936. Et je ne crois pas que les entreprises de culpabilisation ou d'empêchement de penser - du type "s'il n'y avait pas eu de grèves vous n'auriez pas de congés payés" - satisfassent qui que ce soit aujourd'hui, et c'est bien normal.
Pas tout à fait, le sens de la grève pour les transports (qui restent un service essentiel) changerait de "ne pas travailler" à "ne pas produire"
En tout cas, je ne suis pas contre l'idée, mais je ne suis pas sûr qu'on puisse encore appeler cela une "grève", et ça me gène un peu, cette odeur de compromis : bon, on se met en lutte, mais rassurez-vous votre quotidien n'en sera pas affecté... Je doute qu'un réel contre-pouvoir puisse ainsi se mettre en place.
Acta fabula est.