de Giles » Mar 12 Avr 2011 23:50
Un peu pareil : j'ai toujours su que je serais père. L'idée inverse ne m'a jamais effleuré.
Il est pourtant facile de trouver des arguments contre : la société actuelle, dure et sans pitié, le niveau de vie qui baisse, les difficultés de l'éducation, la terrible servitude qu'impose la grossesse, puis les premières années où l'on ne voit plus personne, les suivantes où les enfants sont, cette fois consciemment, sources de problèmes, l'adolescence, l'adulescence, les péripéties financières qu'ils engendrent...
Sans parler des risques supplémentaires que va courir cette progéniture : enlèvement, accident, maladie, qui sait ? Et puis qui sait si ma future sera partante ? Après tout ça se fait souvent à deux.
J'en parlais avec ma meilleure amie, qui est enseignante, et qui ne veut pas d'enfants, elle me listait tout ça, et d'autres choses encore que j'ai oubliées. Elle me rappelait le cas d'un ami commun, enseignant en ZEP, qui était sans doute le plus motivé pour devenir papa pendant ses études, et qui ne veut plus désormais tant il est dégoûté des enfants actuels.
Je pense sincèrement que la seule bonne raison de faire des enfants aujourd'hui, c'est de le vouloir.
Et je le veux. Je veux transmettre ce que je sais, je veux élever un être au rang d'humain, je veux apporter ma part et donner sa chance au destin, je veux tout ça. Si je ne peux pas naturellement, je trouverai un autre moyen.
"Je n'ai plus d'espoir,
Je n'ai plus de craintes,
Je suis libre."
Nikos Kazantzakis