Pour complété ce qui vient d'être dit, les appareils de restitution d'image (écrans, imprimantes) ne peuvent diffuser que 8 bits par canal de couleur (rouge, vert et bleu). Ce qui veut dire plus pratiquement qu'il y a 2^8, soit 256, teintes différentes pour chaque canal.
La technique de HDR consiste à prendre des images contenant plus d'information que ce que peut rendre un écran classique. En général, ça consiste à enregistrer jusqu'à 32 bits pour chacun des 3 canaux de couleurs. Pour faire ça, soit on utilise un capteur capable de percevoir de tels différences de teintes, soit (et c'est ce qui se passe pour la majorité des appareils grands publics) on prend plusieurs images 8 bits à différentes expositions, et on construit une image finale sur 32 bits par interpolation. C'est une opération simple en théorie, mais qui est très couteuse en temps.
Le HDR est quasi souvent accompagné d'une autre technique, le tone mapping. Puisqu'on a des images contenant bien plus d'information que ce que peut en afficher un écran, il est nécessaire de "réduire" les informations sur 8 bits ; cependant, cette réduction est libre, et on peut donc l'utiliser pour avoir une image mieux contrastée qu'une image qui aurait été capturée à 8 bits directement. On peut aussi s'amuser à associer des couleurs "bizarres" aux données supplémentaires, ce qui aboutit à des clichés très artistiques (mais qui ne sont plus fidèles à la réalité).





