Pourtant niveau social , je sors, je rencontre des hommes célibataires , je me lave , m'habille , me maquille , je parle ... mais c'est comme si quelque chose en moi me bloquait ou bloquait le processus de séduction .
J'ose même pas imaginer ce que tu as entendu dans ton enfance sur les célibataires

.
Concernant le sujet, ça me fait penser à mon rapport à la séduction. Bon ça sera un point de vue de mec, mais je crains que ça soit difficile de faire autrement.
J'éprouve un mélange de peur et de honte quant à l'idée de séduire. De peur, parce que le risque du rateau existe, et c'est très rarement agréable.
De honte, parce que... je ne saurais pas expliquer en fait. Dans mon imaginaire individuel, c'est "mal" de draguer, ce qui est handicapant dans une société où par défaut, le devoir de faire le premier pas revient aux mecs.
Séduire, c'est quelque part fausser artificiellement la relation qu'on peut avoir initialement avec une fille, puisqu'il faut se valoriser et tirer parti de tout un tas de code social, uniquement dans un but de plaire.
Qui plus est, le spectre de la sexualité bassement animale vient souvent me hanter l'esprit : dès lors que je suis attiré par une fille, une petite voie vient me chuchoter à l'oreille qu'en fait, je ne suis attiré que
sexuellement par une fille, quelle que puisse être la justification intellectuelle que je puisse trouver. Du coup, j'éprouve de la culpabilité à aller parler à la fille en question, puisque je me dis que de toutes façons tout ce que je pourrais dire ou faire avec elle ne sera qu'hypocrite, puisqu'en fin de compte, le seul truc que je poursuis, c'est la perspective de coucher avec, même inconsciemment.
Oui, dit comme ça ça fait très "péché originel" et tout le toutim de l'héritage judéo-chrétien, et pourtant je suis pas super croyant. Mais toute la rationalité de mon esprit ne parvient à lutter contre cette croyance ancrée dans mon système de valeur ; ça rejoint un peu l'idée de schéma
Voilà voilà , je sais pas si on peut transposer ça par la "honte d'être attirante" dans un contexte féminin, mais je pense que d'autres réactions apporteront un éclairage sur cette question.