medusa a écrit:c'est étonnant Nina, tu es passée sur le divan immédiatement, il n'y a pas eu de période de face à face avant?
Je vois ma psy depuis janvier 2008 et ce n'est que depuis octobre que je me suis allongée..
Non, j'ai fait comme toi du face à face avant : 1 an de psychothérapie à raison d'une séance/semaine. J'ai commencé en juillet 2008.
J'ai refusé 2 fois l'analyse avant de m'y résoudre en septembre 2009.
medusa a écrit:les blagues de cul ne sont que l'expression d'une gêne, le rire c'est aussi du malaise. Les gens qui font le plus de blagues de cul sont aussi les plus mal à l'aise avec la sexualité, je l'ai remarqué.
Tout à fait.
Merci Espoir pour ton message, c'est très intéressant.
---------------------la fin--------------------------
Je ne crois pas qu’un psy nous aide à guérir de notre VT. Je crois qu’en parler, peu à peu, ça nous aide à comprendre de quel ordre sont les blocages.
On a beau dire que c’est le manque d’occasions, le hasard, qui fait que nous sommes VT, j’y crois de moins en moins. Je me rends compte que mes histoires passées sont toutes construites sur le même schéma : des hommes que je séduis, souvent avec une assurance feinte sur tout ce qui concerne le sexe (beaucoup de sous-entendus, une séduction qui repose sur un langage à double sens – j’ai même fait cela avec mon banquier !) ; des histoires qui, quand elles aboutissent, ne durent pas plus d’une soirée ; une confusion amour/désir. En reproduisant ce schéma, en sortant avec des hommes avec lesquels je sais très bien que ça ne durera pas pour différentes raisons (distance géographique, mode de la rencontre) je me mets en position de souffrir, mais aussi de ne pas m’engager, de ne pas affronter mes peurs, de ne pas faire l'amour.
Une dernière chose que j'ai comprise grâce à mon analyse : mon émétophobie, qui m'a conduite chez ma psy, est liée au sexe.
Cette phobie du vomi que j'avais, elle était symbolique ; elle représentait ma peur du sexe. Maintenant, je fais très peu de crise d'angoisse liée au fait de vomir. Peut-être parce que j'ai réussi à dépasser beaucoup d'angoisse liée à la sexualité.
Manger, faire l'amour, avoir du désir, sont des pulsions très animales chez nous. La part de l'animal me faisait peur chez moi, chez les autres. Manger de manière excessive, bestiale, comme faire l'amour de manière animale.
Et manger, faire l'amour, procède d'un même mouvement : l'intrusion de choses extérieures en nous.
. Alors rien d'étonnant à ce que plus on avance en âge, plus l'acte sexuel en lui-même nous fait peur.