Salut
Je me sens très mal ce soir, je n'arrive pas à trouver le sommeil. J'aimerais tellement avoir une copine qui m'aime. Mais celà n'a jamais été le cas, je n'ai jamais connu cette douceur, pour moi seulement la douleur, j'ai toujours échoué. Cette nuit j'ai l'impression que tout celà n'est pas pour moi. Que tout potentiel affectif est mort en moi. Je serais incapable de ne serait ce que prendre la main d'une fille, discuter avec elle en face à face, et l'embrasser est impossible. Ce handicap affectif phénoménal me fait souffrir. Patauger dans ma médiocrité me conduit à sombrer dans le désespoir. Je suis dans mon lit, tremblant, haletant, perdu derrière mon ordinateur. J'ai fait confiance à des jeunes femmes et j'ai été trahi et humilié. J'ai accordé mon amour et je n'ai reçu que du rejet, sous forme plus ou moins déguisée, plus ou moins brutale.
Je meurs de l'absence d'amour, je m'éteins. Je m'éteins. J'ai été accueilli sur ce forum, je contemple ma puanteur ontologique qui m'en rend indigne, car je ne peux pas progresser. Des soubresauts de tristesse dans ma poitrine, les yeux humides, une boule d'angoisse au ventre, des pensées qui s'enchaînent et qui produisent un mal au crâne éprouvant.
Je n'ai rien. A cet instant, si on me proposait de devenir kamikaze, j'accepterais sans hésitation. Partir de ce monde en propageant le maximum de destruction. Me venger, jaloux de la normalité, du désert de ma nullité fondamentale. Je ne sais pas aimer, je suis amer. Je suis accablé sous le poids de la honte, de la colère. La mort seule pourrait m'en délivrer. La mort en causant un maximum de dégâts, un ultime pied de nez, un bouquet final de feu d'artifice. Mon destin est celui du crime et de la terreur.
Quand des yeux rougeoyants de haine contemplent le monde, la teinte colorée annule l'humanité. Alors, que reste t'il ? une infirmité sociale. Le monde n'est plus monde pour moi, il est décharge. Tout le monde pue. Mes entrailles sont déchirées par la fatalité de ma naissance odieuse. Annuler ma naissance semble l'acte de résistance à un réel nauséabond. Je ne puis plus vivre avec moi-même. Dans la tristesse et dans la rage.
Le "je t'aime" tant attendu, tant espéré ne viendra pas. La grille joyeuse d'interprétation ne sera pas. Les lunettes de pachyderme rose sont une affabulation, l'erreur primordiale consiste en la croyance du bien. Une verdure étoilée, parsemée de roses fraîches comme utopie. Une tapisserie usée et morne comme horizon. Quelle mélancolie active m'assaille. Quel soupir prodigieux des divinités de l'ombre, celles du gris. Comment connaître la plénitude quand le vide qui doit la recevoir n'est pas vide, mais plein, sur-plein. Et comme pour le carburant, le coût du plein augmente. De quel coup s'agit-il ? d'une frappe létale.
Archiduc de mon abandon, c'est tel que je me nomme. un titre désuet, papillonnaire, ubuesque. Une pratique d'assaillant du réel. Où est mené l'assaut ? par les tubes, ceux de mon coeur. Et par qui est mené l'assaut ? dans le royaume de l'insignifiance. Depuis mon enfance, de cette négative transe je tire ceci: un regard féroce sur mes semblables et sur moi même, mais surtout, un immense, un fabuleux, découragement. Sans le "a" il s'agit de l'opération d'extraction d'une courge, j'ai les mains pleines de terre, qui ose semblable à un ver(t) ?
Edification ratée de l'inconscient, sans sens dessus dessous, sans l'apnée de la contemplation éthylique du Beau. Asymétrique paradis, croître en valeur n'est pas en nombre, autoriser l'autel de la miséricorde divine à m'illuminer.
Le désespoir m'accueille vers les Basses Terres. Qui dominent les cieux. Apre attitude, celle du discernement régulier. Pointilleux et affamé.
J'ai faim d'amour et de tendresse et ma gamelle reste désespérément vide. Le chien que je suis se meurt dans la solitude la plus effrayante. Aimez-moi et vous aurez tout. Aimez-moi.



c'est pour ça que je suis un peu à cran ces jours ci je ne sais pas vraiment quoi faire 
elle a ri. Pendant le reste du temps je ne lui ai rien dit, gêné de lui parler ouvertement, car nos camarades d'entraînement ainsi que notre prof étaient là . On se regardait du coin de l'oeil, c'était marrant.
mais je ne sais vraiment pas quoi faire. 