Le désespoir comme état, l'agonie comme horizon

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Le désespoir comme état, l'agonie comme horizon

Messagede Jumper » Jeu 17 Fév 2011 03:33

Salut

Je me sens très mal ce soir, je n'arrive pas à trouver le sommeil. J'aimerais tellement avoir une copine qui m'aime. Mais celà n'a jamais été le cas, je n'ai jamais connu cette douceur, pour moi seulement la douleur, j'ai toujours échoué. Cette nuit j'ai l'impression que tout celà n'est pas pour moi. Que tout potentiel affectif est mort en moi. Je serais incapable de ne serait ce que prendre la main d'une fille, discuter avec elle en face à face, et l'embrasser est impossible. Ce handicap affectif phénoménal me fait souffrir. Patauger dans ma médiocrité me conduit à sombrer dans le désespoir. Je suis dans mon lit, tremblant, haletant, perdu derrière mon ordinateur. J'ai fait confiance à des jeunes femmes et j'ai été trahi et humilié. J'ai accordé mon amour et je n'ai reçu que du rejet, sous forme plus ou moins déguisée, plus ou moins brutale.

Je meurs de l'absence d'amour, je m'éteins. Je m'éteins. J'ai été accueilli sur ce forum, je contemple ma puanteur ontologique qui m'en rend indigne, car je ne peux pas progresser. Des soubresauts de tristesse dans ma poitrine, les yeux humides, une boule d'angoisse au ventre, des pensées qui s'enchaînent et qui produisent un mal au crâne éprouvant.

Je n'ai rien. A cet instant, si on me proposait de devenir kamikaze, j'accepterais sans hésitation. Partir de ce monde en propageant le maximum de destruction. Me venger, jaloux de la normalité, du désert de ma nullité fondamentale. Je ne sais pas aimer, je suis amer. Je suis accablé sous le poids de la honte, de la colère. La mort seule pourrait m'en délivrer. La mort en causant un maximum de dégâts, un ultime pied de nez, un bouquet final de feu d'artifice. Mon destin est celui du crime et de la terreur.

Quand des yeux rougeoyants de haine contemplent le monde, la teinte colorée annule l'humanité. Alors, que reste t'il ? une infirmité sociale. Le monde n'est plus monde pour moi, il est décharge. Tout le monde pue. Mes entrailles sont déchirées par la fatalité de ma naissance odieuse. Annuler ma naissance semble l'acte de résistance à un réel nauséabond. Je ne puis plus vivre avec moi-même. Dans la tristesse et dans la rage.

Le "je t'aime" tant attendu, tant espéré ne viendra pas. La grille joyeuse d'interprétation ne sera pas. Les lunettes de pachyderme rose sont une affabulation, l'erreur primordiale consiste en la croyance du bien. Une verdure étoilée, parsemée de roses fraîches comme utopie. Une tapisserie usée et morne comme horizon. Quelle mélancolie active m'assaille. Quel soupir prodigieux des divinités de l'ombre, celles du gris. Comment connaître la plénitude quand le vide qui doit la recevoir n'est pas vide, mais plein, sur-plein. Et comme pour le carburant, le coût du plein augmente. De quel coup s'agit-il ? d'une frappe létale.

Archiduc de mon abandon, c'est tel que je me nomme. un titre désuet, papillonnaire, ubuesque. Une pratique d'assaillant du réel. Où est mené l'assaut ? par les tubes, ceux de mon coeur. Et par qui est mené l'assaut ? dans le royaume de l'insignifiance. Depuis mon enfance, de cette négative transe je tire ceci: un regard féroce sur mes semblables et sur moi même, mais surtout, un immense, un fabuleux, découragement. Sans le "a" il s'agit de l'opération d'extraction d'une courge, j'ai les mains pleines de terre, qui ose semblable à un ver(t) ?

Edification ratée de l'inconscient, sans sens dessus dessous, sans l'apnée de la contemplation éthylique du Beau. Asymétrique paradis, croître en valeur n'est pas en nombre, autoriser l'autel de la miséricorde divine à m'illuminer.

Le désespoir m'accueille vers les Basses Terres. Qui dominent les cieux. Apre attitude, celle du discernement régulier. Pointilleux et affamé.

J'ai faim d'amour et de tendresse et ma gamelle reste désespérément vide. Le chien que je suis se meurt dans la solitude la plus effrayante. Aimez-moi et vous aurez tout. Aimez-moi.
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Re: Le désespoir comme état, l'agonie comme horizon

Messagede victeur » Jeu 17 Fév 2011 03:37

La suite...
Contrepéterie : Je meurs d'envie de caresser les puces de la faisselle
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Re: Le désespoir comme état, l'agonie comme horizon

Messagede Jumper » Jeu 17 Fév 2011 04:09

Pas de suite, la grenouille du lac flottant s'est envolée. Elle ne deviendra jamais Prince.

-- Jeu 17 Fév 2011 03:58 --

J'ai rédigé ce texte d'un trait dans un état semi-hypnotique dominé par le désespoir à partir du quatrième paragraphe. Il s'agit d'écriture automatique à la manière des surréalistes, celle-ci témoigne de réalités cognitives et émotionnelles en moi. J'espère pouvoir analyser tout ceci demain, avec votre aide si vous le voulez bien. Je me suis senti vraiment mal pendant quelques minutes.
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Re: Le désespoir comme état, l'agonie comme horizon

Messagede BipBip » Jeu 17 Fév 2011 17:33

Chelou ton texte sérieux... J préferais te savoir défoncé ou bourré quand tu as écrit ca, franchement....
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Re: Le désespoir comme état, l'agonie comme horizon

Messagede Jumper » Jeu 17 Fév 2011 17:35

j'étais dans un état de conscience différent de l'état de veille ordinaire. :)
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Re: Le désespoir comme état, l'agonie comme horizon

Messagede Alfredo » Jeu 17 Fév 2011 21:43

J'ai connu un petit moment de faiblesse moi aussi et j'avais même exprimé ici mon état d'esprit du moment, ça m'a pas mal aidé.

C'est un texte très fort que t'as pondu. Je suis loin de ce qu'on peut appeler un expert mais le meilleur conseil que je puisse te donner, et qui a fonctionné pour moi, c'est de se changer les idées. J'avais fais du sport, avancé dans mes travaux et pas mal bossé mes exams, ça m'a permis de repartir sur une voie moins défaitiste. ;)
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Re: Le désespoir comme état, l'agonie comme horizon

Messagede Jumper » Ven 18 Fév 2011 02:13

Merci de ton message et de ta bouille de chat :)
Oui, se changer les idées, c'est vrai qu'en ce moment je pense beaucoup à mon statut de vierge tardif, à la relation homme - femme, c'est dû à des circonstances particulières avec une jeune fille, ça me fait remonter toutes les peurs, tout le malaise avec la gent féminine, le manque de confiance en soi :( c'est pour ça que je suis un peu à cran ces jours ci je ne sais pas vraiment quoi faire :no:

Bon, allez je vous raconte ça.

A mon club de sport, il y a une jolie jeune femme qui a vers les 18 ans. Je suis dans ce club depuis 10 ans, elle depuis au moins 8 ans (cours enfant puis cours adulte), inutile de dire que je n'avais jamais fait attention à elle auparavant.

Nous pratiquons un sport de contact, donc nous pouvons être partenaires à certains moments. J'ai remarqué récemment qu'elle m'envoyait des indicateurs d'intérêt.

Elle a tendance à s'asseoir à côté de moi, me regarde de temps en temps pendant l'entraînement, quand je la regarde à son tour elle rougit, autre chose, elle cherche à engager la conversation. L'autre jour, sa mère est venue la chercher à la fin de l'entraînement. Je les ai croisées en sortant du vestiaire, elle m'a dit "aurevoir" en souriant, j'ai grommelé "salut" en baissant la tête, gêné. En sortant de la salle je pars dans une direction pour aller à ma voiture, elle part dans la direction opposée avec sa mère. J'arrive à ma voiture, je la regarde et elle me regarde à son tour en tournant la tête dans ma direction et en me souriant.

Il y a peu de temps, lors d'un entraînement elle me regardait du banc, je croisais souvent son regard, ça me perturbait. Puis assise à côté de moi, je sentais son bras contre le mien, je sentais aussi son parfum.

A un pot organisé après le cours, je l'ai vue "en tenue de ville", elle était très jolie. Mince avec des formes féminines, souriante, bien maquillée et bien habillée. Au détour d'une conversation, je me suis adressé à elle par une blague un peu bête xD elle a ri. Pendant le reste du temps je ne lui ai rien dit, gêné de lui parler ouvertement, car nos camarades d'entraînement ainsi que notre prof étaient là. On se regardait du coin de l'oeil, c'était marrant.

Bref, moi qui, suite à un échec récent, remettait à plus tard la possibilité de quelque chose avec une femme, je suis perturbé, mes émotions vacillent entre plusieurs polarités.

Là j'ai un peu de répit car elle s'est blessée et doit rester au repos plusieurs semaines :O mais je ne sais vraiment pas quoi faire.

Imaginez si je tente quelque chose avec elle: si elle refuse, ou même si elle accepte d'abord puis refuse après, ça va mal se passer à l'entraînement, pour moi on ne peut pas avoir de relation avec un partenaire d'entraînement, comme avec un collègue de travail.

En 2009 j'ai connu une situation terrible qui m'avait déclenché une dépression et presque poussé au suicide: j'avais avoué mon amour à une collègue et celà a été l'enfer pendant presque 6 mois. Je n'en pouvais plus, elle l'avait dit à tout le monde, m'avait fait accuser etc... bref, ce fut terrible. Depuis, j'ai encore plus peur de faire confiance à une femme. Qui sait si elle ne va pas me trahir si je me dévoile ? c'est pour celà que je n'envisage rien avec une femme de mon éventuel entourage professionnel ou associatif. C'est très difficile de refuser de tenter quelque chose étant donné ma virginité et ma frustration, mais j'y arrive. Celà me rend cependant malade.

Comment faire avec cette fille ?
aidez moi, je ne sais que faire, ce sont toujours les mêmes questions qui se posent à moi depuis des années et je n'ai toujours pas trouvé de réponse.

j'ai une peur bleue du pouvoir que pourraient avoir les femmes sur moi ! je ne veux pas être dépendant, je ne veux pas être en position de faiblesse, je ne veux pas être en danger, je ne veux pas être vulnérable.

Dites moi quoi faire.
Jumper

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Re: Le désespoir comme état, l'agonie comme horizon

Messagede traviata » Ven 18 Fév 2011 06:49

Tu n'as vraiment pas eu de chance avec ton histoire de 2009, heureusement toutes les femmes ne se comportent pas ainsi. C'était totalement son droit de refuser tes avances , mais si tu n'as pas eu d'attitude objectivement déplacée à son égard, le reste était inutile.

C'est clairement le "danger" quand on aborde qqun de son entourage quotidien ou du moins régulier, si ça ne marche pas , sans aller jusqu'aux extrémités générées par cette collègue, ça peut créer un malaise entre vous.

L'idée, c'est peut-être de" profiter de son absence" pour avancer, en prenant de ses nouvelles, de façon suffisamment soft pour "tâter le terrain", vérifier ces indicateurs d'intérêt avant de se lancer vraiment. Et en privilégiant le côté gentleman plutôt que le côté "provoc pour attirer l'attention" si tu vois ce que je veux dire ...
Les excès, c'est la plupart du temps plus effrayant qu'attirant.

Un dièse : l'intérêt (flatteur) d'un aîné.

Deux bémols : elle a 18 ans, encore chez papa-maman apparemment, donc prudence, et risque d'un léger manque de maturité avec pour corollaire le scénario avec les copines du club de sport : non mais tu te rends compte, Jumper y m'a demandé de sortir avec lui et patin, et couffin, warf, warf...

D'où l'intérêt d'avancer alors qu'elle n'y vient plus en ce moment, (si possible) et la nécessité de le faire avec une INFINIE DÉLICATESSE ...
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Re: Le désespoir comme état, l'agonie comme horizon

Messagede Jumper » Ven 18 Fév 2011 14:18

Salut Traviata :)

Pour moi l'idéal est que la fille ne fasse pas du tout partie de l'entourage: si ça se passe mal c'est terminé on ne se voit plus, sans que celà n'ait de conséquence sur la vie quotidienne. C'est pour celà que si j'avais une copine, je ne voudrais pas qu'elle connaisse mes amis ou ma famille. On serait comme dans une bulle et une fois la bulle éclatée la vie ordinaire resterait la même.

Pour moi une femme reste un être machiavélique prêt à user de tous les moyens pour gagner du pouvoir et prêt à trahir à tout instant, sans aucune parole. Je me dois donc de ne lui laisser aucune chance de m'avoir en lui donnant le moins d'élèments possibles. Je dois me protéger de l'intense violence féminine sui s'abat sur les hommes.

Je ne comprends pas ta recommandation: comment prendre de ses nouvelles si elle n'est pas là ? Je n'ai pas de moyen de la contacter ?

Oui, elle habite chez ses parents (lycéenne) mais moi aussi.
Jumper

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Re: Le désespoir comme état, l'agonie comme horizon

Messagede traviata » Ven 18 Fév 2011 14:40

Jumper a écrit:Pour moi l'idéal est que la fille ne fasse pas du tout partie de l'entourage


Dans l'absolu, c'est sûrement mieux, mais en même temps pas mal de rencontres se font par le biais du travail ou des loisirs, donc ...

Ne pas inclure la famille et les amis au début, ça parait normal, mais si ca devient sérieux ... ça finit par créer un schisme fâcheux, non ? Perso, je trouve ça normal que chacun rentre dans le cercle de l'autre, mais bon, si tout le monde est d'accord, why not ? (oui, ne pas oublier que tu n'es pas le seul à décider, dans cette affaire)

Jumper a écrit:comment prendre de ses nouvelles si elle n'est pas là ? Je n'ai pas de moyen de la contacter ?

Eh, ça, je l'ignorais, tu n'as pas encore diffusé ton carnet d'adresses sur le forum...

Jumper a écrit:Pour moi une femme reste un être machiavélique prêt à user de tous les moyens pour gagner du pouvoir et prêt à trahir à tout instant, sans aucune parole. Je me dois donc de ne lui laisser aucune chance de m'avoir en lui donnant le moins d'éléments possibles. Je dois me protéger de l'intense violence féminine qui s'abat sur les hommes.


Tu as raison, je m'apprêtais justement à coller sur la façade de ton club de sport une affiche de 5 m sur 5 faisant état de tes sentiments ... :evil:

Non, sérieusement, Jumper ? C'est pas parce qu'il y a une s... qui s'est foutue de toi et effectivement très mal conduite que toutes les femmes sont pareilles. Si tu es dans de telles dispositions, je ne vois qu'une solution, utiliser tes talents en escalade pour rejoindre un ashram tout en haut de l'Himalaya.
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