Bonsoir à tous,
Après avoir pas mal participé au forum il y a environ deux ans, et après avoir rencontré certains membres en vrai (très belle journée), j'ai peu à peu cessé de participer aux discussions, tout en continuant à consulter le forum et à lire les présentations des nouveaux.
Depuis deux ans, les choses n'ont guère changé. J'ai tenté une ou deux approches qui n'ont pas abouti, j'ai tenté le speed-dating (échec complet), et j'ai été à deux doigts de casser ma tirelire pour m’offrir les services d'un coach en séduction. En revanche, ce que j'ai fait de bien, c'est de m'inscrire à des cours de théâtre : je suis au moins sûr d'avoir deux heures dans la semaine où je me sens vraiment bien, à ma place. Et j'ai changé de psy, le dernier en date m'ayant à demi-mot conseillé d'aller me faire déniaiser par une professionnelle dans un bordel allemand ou belge.
Le sujet qui m'amène aujourd'hui, c'est l'automutilation. Vendredi soir, après une semaine difficile, je me suis passé les deux bras et une partie du dos au rasoir. J'ai connu un épisode similaire il y a trois ans, avec depuis quelques rechutes de temps en temps. C'est une manière paradoxale d'alléger mes tourments. J'ai mal, mais au moins je sais pourquoi. Je pense également qu'un sentiment de culpabilité y est pour beaucoup.
Je m'en suis confié à ma psy qui m'a dit que parmi ses patients, j'étais dans la top liste en matière de culpabilité. Le problème est que depuis le début de l'année scolaire, ma sœur vit à une quarantaine de kilomètres de chez moi et que nous nous voyons tous les week-ends. J'ai le sentiment de ne plus avoir des week-ends pour moi. J'ai parfois besoin de moments de solitude, à condition que ceux-ci soient choisis et non subits. Je lui ai dit que je préférerais que nous nous voyions un week-end sur deux. Mais comme ma sœur souffre de troubles anxieux, je culpabilise, j'ai l'impression de l'abandonner. Et je me scarifie.
Pour l'instant, je ne me suis fait que des blessures légères, qui ne nécessitent pas de points de suture. Mais j'ai peur qu'un jour, je me fasse vraiment très mal.
Voilà voilà , il fallait que ça sorte. J'en ai bien parlé à un ou deux proches mais j'ai senti une appréhension de leur part à aborder ce sujet.

