je ne sais pas si mon état d'esprit méritait un nouveau topic. probablement pas, mais j'ai quand même eu envie de le créer.
hier soir j'ai encaissé une profonde blessure. quelques explications ? j'estime être non seulement quelqu'un d'intelligent mais quelqu'un de bien. bien au sens fort du terme. pardon pour les impressions de prétention, mais je crois bien que c'est vrai. bref j'ai envie d'en faire part, d'extérioriser. ici me semble bien parce que je connais les capacités d'écoute (en l'occurrence de lecture) des gens de ce forum.
les explications : j'estime depuis le début de ma vie n'avoir rencontré personne comme moi, et en avoir beaucoup souffert. j'ai eu le sentiment cette année de rencontrer un type bien, intelligent et un minimum sensible, qui aurait su me comprendre. un mec qui a du vécu, un vécu qui ressemble étrangement au mien, au moins un petit peu. genre un mec doué et qui a vécu l'effondrement dépressif le plus abyssal par le passé et j'avais le sentiment qu'on pourrait, avec un peu de temps, devenir de vrais amis, et que ça me ferai du bien d'avoir enfin un vrai ami à qui me confier. hier soir, c'est ce type-là qui m'a profondément blessé, alors je suis un peu paumé.
un différent un peu bête. on faisait un quiz de culture générale dans un bar. pas mal de gens trichaient et nous non (un autre mec était avec nous). on a perdu de pas grand chose, défaite injuste. mais au fond on s'en fout, le problème n'est pas là . il m'a accusé après coup d'être "trop naïf" et c'est ça qui m'a blessé, beaucoup. je crois que ce mec est plein de qualités mais qu'il a un défaut : c'est qu'il ne sait pas (ou ne se montre pas capable de) se remettre en question et qu'il préfère remettre en question les autres. moi-même je n'aime pas beaucoup les gens, mais je fais l'effort de leur accorder ma toute considération, de "leur chercher des excuses" (là encore, je le cite). il aime bien ses points de vue, ses jugements et n'aime pas trop ceux qui ne sont pas d'accord, je crois. moi je n'agit pas comme ça. sur le coup je n'ai pas trop réagi, mais comme je le dis, j'ai été très blessé par ses remarques et sur le chemin du retour vers chez moi, je n'ai fais que pleurer. parce que j'attendais vraiment beaucoup de mon amitié naissante avec ce mec, j'ai été très très déçu. peut-être j'ai pris le futile pour du tragique. toujours est-il, ce matin je me réveille, la gueule de bois, avec le sentiment insupportable que je ne rencontrerai jamais quelqu'un capable de m'écouter, de me comprendre. grande solitude, et encore des larmes.
voilà , j'avais besoin d'exprimer tout ça. je pense que c'est très confus et je m'en excuse. je ne sais pas non plus si ça valait un nouveau topic, mais je suis quand même très triste. cette histoire n'a rien à voir du tout avec la plaie des forumeurs qu'est la virginité tardive, mais je voulais la raconter quand même. j'hésite à en faire part à mon pote par mail, mais je crois que ce serait déplacé.
un grand merci à ceux qui m'auront lu jusqu'au bout, et plus grand encore à ceux qui feront l'effort de me répondre, même s'il n'y a peut-être pas grand chose à dire.


