de Wombat » Dim 7 Aoû 2011 11:50
Tout changer, non. Changer de boulot serait un bon début. Je dois avouer que que souvent, je ne me sens pas à l'aise dans mon rôle du parfait petit soldat costard-cravaté du capitalisme triomphant. Les us et coutumes de la vie dans un grande boîte me saoulent. J'ai pu nouer quelques contacts amicaux et sincères avec certains collègues, mais pour le reste : fausse connivence, tutoiement d'office pour être cool, absence totale de reconnaissance et de considération.
Et toutes les conneries d'ordre "politique" : savoir se faire mousser, savoir à qui cirer les pompes. Je suis nul dans ce qu'on appelle le réseautage : inviter un type à bouffer en me disant que peut-être comme ça, si dans deux ans il recherche quelqu'un à embaucher, il pensera à moi, j'en suis incapable.
J'ai envie de changer de job ou de boîte mais je ne sais comment m'y prendre. Je pense que je vais effectuer un bilan de compétence : soit je le fais financer par un organisme paritaire, soit je me le paye moi-même, mais ce ne sera pas de l'argent dépensé en vain.
Pour le reste, cela fait deux-trois ans que j'entreprends de changer des petites choses dans ma vie. M'ouvrir aux autres, faire du théâtre, remettre en cause certains schémas de pensée etc. En ce moment, je m'efforce de me protéger de la médiocrité ambiante érigée en modèle (Secret Story), du cynisme (Secret Story, bis), du festivisme (pour reprendre le néologisme inventé par l'écrivain Philippe Muray, dont j'apprécie les écrits). Je regarde de moins en moins la télé et ne m'en porte pas plus mal. Je trouve les diktats imposés par les médias très pernicieux, en ce sens qu'ils se cachent derrière le fun, le cool pour nous bourrer le crâne. Je suis consterné à chaque fois que je lis des magazines comme Elle (pour les filles), ou FHM (pour les garçons), qui nous expliquent par le détail comme manger, comment mener sa vie, comment baiser, comment se saper etc. Les "faiseurs d'opinion" (Dieu que je déteste ce terme) ont remplacé les curés.
Plus généralement, je pars du principe que les petits ruisseaux font de grands fleuves : tout changer, d'un coup, me semble impossible. Changer certaines choses pour vraiment être bien dans ma peau me semble plus réaliste. Ce n'est pas évident, mais je m'accroche.