L'impression de ne pas pouvoir plaire, ni intéresser personne, moi, cela ne vient pas de phrases que l'on m'a dites enfant, précisément. Mais j'ai perdu mon père à 10 ans, et évidemment, cela n'a pas été facile, ni pour ma mère, ni pour moi. Elle a toujours été présente et m'a accompagnée tout au long de mon adolescence mais sans doute voyant que je m'en sortais, (ce que je m'efforçais de faire croire), elle n'a pas cherché, sans doute, à certains moments à me protéger ou à me parler, ou que sais-je...
Et puis, le modèle, même s'il faut s'en détacher, est important quand on est enfant. Moi, celui de mes parents n'a plus existé, et mon père n'était plus là pour me dire que j'étais belle et que, même s'il fallait que je sois prudente (j'imagine qu'il aurait dit ça), je trouverai un homme qui m'aimerait.
Le tout aujourd'hui, est de savoir que c'est possible malgré tout, même si tout ce manque est encore en moi.
Il faut vivre avec.
Agouti a écrit:Je pense également que le modèle des parents peut influencer notre vie future. Néanmoins, il nous appartient de prendre nos distances avec celui-ci pour façonner notre vie ensuite.
Je prends l'exemple (peut-être excessif) du complexe d'Oedipe que chaque garçon ressent à un niveau différent durant son enfance. Nous nous en séparons peu à peu pour ensuite suivre notre vie. Il me semble qu'il en va de même pour notre vie affective future.
C'est très juste. Pour moi, le conditionnement est sûrement inconscient. Sans doute la peur de se retrouver seule, alors autant commencer seule dans la vie, la douleur est moins grande. Il faudrait que je me renseigne pour savoir si mon analyse est bonne.
