Bonjour à tous!
Cela fait quelques jours que je parcours ce forum et cela me fait du bien de lire tous ces témoignages et surtout la sensibilité dont font preuve beaucoup de VT. Cela me rassure, et me console un peu.
J'ai 36 ans et à part un léger flirt (sans même un baiser) à l'adolescence avec un garçon qui me plaisait vraiment et avec lequel surtout je m'entendais très bien, ma vie amoureuse ressemble au néant. Pendant très longtemps cela ne m'a pas posé de problème du tout. Je sais que pour beaucoup de monde c'est quelque chose d'impossible à imaginer mais c'est pourtant la réalité. Rien ne me manquait. Parce qu'étant ronde, je n'attirais pas les regards dans le bon sens et que j'avais donc parfaitement analysé la situation : personne ne voudrait de moi et puis c'était tout. Pour moi, ça n'était pas si grave que ça. En plus, dans ma famille on n'est pas des rapides sur la question, mes frères et soeurs ont trouvé leur premier partenaire et aussitôt époux(se) après 24 ans minimum. Donc no souci. J'avais peu de remarques autour de moi parce que je pense que j'étais finalement plutôt épanouie et que les gens ne se faisaient pas trop de souci pour moi.
Seulement voilà , il y a quelques années j'ai rencontré une personne qui est devenue mon amie, assez rapidement elle s'est beaucoup confiée à moi, m'a montré que je comptais et je me suis sentie comme jamais avant, en confiance absolue avec elle. Et comme on parlait de ses soucis amoureux, elle m'a interrogé sur ma solitude, la façon dont je la vivais et a deviné très bien toute seule que je n'avais jamais eu personne dans ma vie. On aurait pu s'en tenir là sauf qu'elle a eu l'air de mettre un point d'honneur à me convaincre que je pouvais effectivement "trouver le bonheur". Et mon erreur, je pense, a été de trop l'écouter par qu'au final j'ai fini par me dire qu'elle avait peut-être raison et qu'en réalité il manquait quelque chose à ma vie. Sauf que voilà , à force ça m'a minée tout cela parce que la réalité reste la même : aucun homme ne s'intéressera jamais à moi parce que quoi qu'on puisse dire, c'est bien par le physique que l'on séduit avant tout, le reste vient bien après. Et je me rends compte aussi que je n'ai pas le droit de me plaindre parce que les pauvres filles soltaires qui soupirent, souffrent, ça fait fuir. Le peu de fois où j'ai pu laisser entendre que je n'allais pas très bien, j'ai bien vu que mes amis s'éloignaient sensiblement. Cela me rend amère, réellement. J'en ai assez d'être toujours là pour jouer les confidentes lorsque mes amies ont des coups de blues mais de ne pas avoir le droit, apparemment, au même retour dans le cas inverse. La dernière conversation sur la question que j'ai eue avec cette amie qui comptait tant avant s'est conclue en gros de sa part par "c'est de ta faute si tu es seule, tu n'as qu'à t'en prendre qu'à toi-même et arrête de te plaindre."
Voilà , aujourd'hui je sais qu'il n'y aura pas d'issue à ma situation. Je voulais juste vous dire à quel point cela m'avait fait du bien de vous lire.

) à supporter l'échec d'une relation, je ne me sens même pas de taille à l'envisager, à la gérer selon tous ses aspects. Si j'ai déjà tenté de séduire? Jamais bien sûr. C'était déjà suffisamment douloureux de sentir les regards moqueurs. Je me souviens d'ailleurs d'un jour dans un parc d'attraction où ma soeur me taquinait gentiment en me disant que tout le personnel me faisait du charme, une amie qui était là a du lui dire discrètement (pas assez pour que je ne l'entende pas hélas) qu'elle devrait arrêter car elle avait remarqué que les gens gloussaient autour en l'entendant évoquer mon "pouvoir de séduction"... Bref, ne pas tendre le bâton pour se faire taper.