Mag a écrit:On est des personnes bien, du moins pas pire que la moyenne, p'être même un peu mieu que les autres car plus sensibles, plus empathique, plus attentifs aux autres, à ce qu'il penvent penser, ressentir.
Justement, est-ce que c'est "bien" l'empathie ?
Plus exactement, est-ce que nous sommes réèllement plus sensibles/empathiques/attentifs aux autres/etc..., ou juste moins à l'aise que les autres vis-à -vis de notre empathie ?
Et puis, sommes nous réèllement empathiques, ou bien est-ce que nous ne percevons qu'une certaine projection émotionnelle d'autrui, projection qu'on décide correcte ? ie est-ce qu'on décèle bien les émotions des gens, ou bien on ne décèle que l'émotion qu'on aimerait bien que les gens aient ?
Et enfin, si jamais on éprouve de l'empathie, en quoi c'est bien d'être capable s'introduire dans l'intimité émotionnelle de la personne en face ?
J'avoue que, même si la formulation de ces questions le laissent à penser, j'ai pas de réponses tranchées à ces questions ; seulement, je pense qu'elles méritent d'être posées, parce qu'on a souvent tendance à croire que l'empathie est quelque chose d' "éthique", sauf que voilà , factuellement l'empathie ça existe pas (on peut pas rentrer dans la tête d'autrui), mais que puisque c'est pas falsifiable (on saura jamais si ce que ressent l'autre correspond à ce qu'on pense qu'il ressent) ça tend à nous faire croire que c'est réel, et ça peut fausser notre vision des autres.
Bref, c'était la minute philo du vendredi soir


