J’ai le même parcours que beaucoup ici (timidité, longues études, chez papa-maman jusqu’à 24 ans) qui m’a conduit au même résultat : à 30 ans , toujours vierge , et seulement 2 copines (et encore parce qu’elles avaient provoqué les choses). Plus le temps passe, plus la situation devient insupportable : j’éprouve de la jalousie pour les gens « normaux » mais aussi beaucoup de colère et de frustration.
Quand je me compare, certes, je me rassure : je crois être gentil ,agréable et encore passable physiquement. Ma situation est stable et mes revenus plus que convenables. Mais il me manque quelque chose : je n’en peux plus de ce désert affectif. Une vie humaine ne peut se limiter à ça : travailler toute la semaine et attendre la fin du week-end pour pouvoir recommencer.
D’ailleurs, j’éprouve de plus en plus de mal à me lever le matin (je n’en vois plus l’intérêt) et je songe de plus en plus à tout envoyer promener ou à me flinguer (ce qui reviendrait au même).
Comment en suis-je arrivé là ? A quel moment aurais-je pu bifurquer vers le bonheur ? Peut-être à 18 ans , avec ma première copine, quand je n’ai pas osé aller plus loin. Après, je me suis coupé de tout pour m’enfermer dans les études puis le travail. J’ai raté ma jeunesse et je crois que j’ai raté ma vie .
Timide, casanier, et vivant dans un coin assez peu peuplé je n’ai pas vraiment l’occasion de faire des rencontres et d’ailleurs je me demande si j’en ai encore envie. Qui aurait envie de s’encombrer d’un p... ? Peut-être dois-je faire une croix sur une vie normale , peut-être qu’il est trop tard mais alors autant en finir car 30 ans de plus comme ça je ne vois pas l’intérêt.
J’entrevois bien une solution : aller voir une professionnelle pour me « décoincer » et commencer à construire à partir de là . Je sais bien que cela ne résoudrait pas tous mes problèmes mais même ça je me demande si j’aurais le courage de le faire . Et puis, comme certains le disent , perdre sa virginité mais après ?


