Ne parvenant pas à trouver le sommeil jusqu'à maintenant car réfléchissant depuis des heures sur le sujet de ma virginité, j'ai décidé de coucher quelques idées sur ce papier virtuel.
Pourquoi ce soir ? Car dans la journée j'ai accompagné ma mère et mon oncle à une après-midi passée sur le lieu de vacances d'une cousine éloignée de ma mère. Une des filles de cette femme, de 25-27 ans était présente. Bien qu'elle ne fût pas particulièrement jolie, je n'ai pu m'empêcher de regarder plusieurs fois ses lèvres notamment.
J'étais très détendu, en effet, une des deux jambes de ma virginité tardive avec l'isolement est la timidité, mais une timidité particulièrement placée sur les choses du sexe et de l'affection, donc, étant hétérosexuel, sur les femmes.
Rien de plus lors de cette après-midi, nous sommes repartis et nous ne verrons sans doute pas bientôt ces personnes, mais cela n'a pas d'importance. Cet après-midi, j'étais légèrement étonné, et ce soir et cette nuit j'ai réalisé que le désir sexuel n'était pas un problème. Que le désir sexuel c'était OK. Que le problème, je le créais stupidement mentalement: la peur.
La peur d'un échec futur. Sur le chemin du retour, j'ai réfléchi. Si j'ai peur, c'est parce que je m'imagine quelque chose. Or, quand les choses sont faites les unes après les autres, en plaçant son attention sur ce qui se passe à ce moment même et non dans le passé ou dans le futur, il n'y a pas de problème.
Dans le passé (j'ai 26 ans) j'ai pu ressentir beaucoup de souffrance par rapport à ma situation: une souffrance intense, aiguë à certains moments, une souffrance larvée, pesante à d'autres moments. Actuellement, même soumis directement à l'objet de mon désir, cette souffrance, bien que non totalement résorbée, ne me perturbe pas au point d'emplir tout mon esprit. Elle disparaît rapidement. La brume se dissipe, car ce n'est que de la brume, ça n'a pas de consistance. Un léger vent la lève.
La peur, inséparable du désir. Sous la peur, la croyance qu'une femme pourrait m'apporter la plénitude, le désir d'être totalement comblé donc heureux. Se chercher à travers l'amour. Mais une femme ne peut m'apporter cela, personne ne le peut. Car la plénitude est déjà là , je la sens quand je suis tranquille, quand je contemple ce qu'il m'est donné de saisir par les sens. Toute ma petite personne, avec son histoire malheureuse, disparaît, je ne m'en soucie plus. Des larmes peuvent couler dans mon âme, des larmes de joie, quand la plénitude intérieure enfin trouvée, je contemple la beauté du monde et je me trouve en face de l'être le plus beau qui soit: une femme.
J'ai à présent envie d'entamer une relation avec une femme, une relation de n'importe quel type, longue, courte, facile, difficile, tranquille ou passionnelle, peu importe. Je souhaite vérifier que j'ai bien compris la leçon du jour: la peur des femmes n'a pas de raison d'être.
Tout voyage commence par un premier pas.
A bientôt


