
Je m'appelle donc Benoit, j'ai 26 ans et je vis dans le sud de la Seine-et-Marne.
Je ne sais pas trop comment ordonner la suite, on va y aller un peu "brut de décoffrage".
Il y a moins d'un an j'étais encore vierge de toute relation amoureuse. Pas le moindre flirt, baiser, ou sentiment amoureux.
Pendant deux ans, une amie à moi a eu le béguin pour moi. Elle était extrêmement timide et ne me l'a jamais dit, uniquement fait savoir par ce qu'elle a appelé des "signes"... un poil trop subtils pour que je les saisisse.
Sauf son dernier qui m'a sacrément fait douter. Elle a malgré tout eu la mauvaise idée de se marier au même moment, ce qui m'a justement fait douter plus que foncer. Ça c'était en juin 2010. On ne s'est pas reparlé depuis, essentiellement par manque d'opportunité.
En octobre de la même année je la recontacte pour tout autre chose (nous gérions ensemble une association) et je lui pose cette fameuse question qui aurait dû dissiper mes doutes 6 mois plus tôt, l'air de rien. Et elle me lâche tout : elle est amoureuse de moi depuis des années, elle s'est mariée par dépit, etc...
Ce qu'elle ne savait pas c'est que c'était également mon cas. Seulement comme nous vivions à plusieurs centaines de kilomètres l'un de l'autre, que je n'avais jamais été amoureux et donc j'avais du mal à identifier ce sentiment, et sans doute d'autres raisons, j'ai préféré enfouir tout ça plutôt que de me faire du mal.
Son email m'a donc fait l'effet d'une bombe. On s'est revus peu de temps après, pour en discuter. Nos manques d'assurance respectifs nous ont empêché de nous jeter l'un sur l'autre, ce que nous sommes parvenus à faire au second rendez-vous. Mon premier baiser était assez nul, mais nous nous sommes bien rattrapés par la suite (une fois qu'elle m'eut expliqué comment m'y prendre en fait, ce qui a fait passer cet acte de "ouais bof" à une érection aussi agréable que dérangeante en pleine rue).
Je passe nombre de détails sans importance, nous avons fait l'amour lorsque je m'y suis senti prêt, quelques mois après ce fameux baiser. Entre les deux il y a eu toute une phase qu'elle a délicatement appelé le "touche-pipi" et qui rétrospectivement m'a davantage plu que la pénétration. Non pas que celle-ci soit désagréable, c'est clairement une sensation que j'ai trouvé extraordinaire, mais je me suis senti assez nul en terme d'endurance (pas besoin de faire un dessin). Cependant elle ne m'en a jamais tenu rigueur.
On s'est séparés à son initiative en avril pour ce que j'estime être une connerie d'humeur. J'ai su après coup qu'elle se savait enceinte depuis quelques semaines de son mari (avec qui elle n'avait jamais fait l'amour, cependant elle se croyait stérile et a donc entrepris avec lui toute une série de test... incluant un coït qui s'est avéré concluant). Bref je n'ai jamais su la réelle raison de cette séparation. Comme je n'aime pas me torturer les méninges et qu'après discussions avec de très bons amis j'ai fini par me demander comment j'avais pu tomber amoureux d'une femme aussi étroite d'esprit -je ne rentre pas dans les détails, mais j'hallucine encore aujourd'hui de trucs qu'elle m'a dit et que j'ai encaissé sans broncher- , j'en ai simplement pris acte.
Une petite déprime plus tard (~1 mois), je me rend comte qu'elle me manque énormément. Ou du moins qu'une présence amoureuse à mes côtés me manque énormément.
Problème, jusqu'à mes 25 ans je ne m'étais absolument pas intéressé à la séduction, et donc je n'avais pas la moindre foutue idée de "comment m'y prendre" (à vrai dire c'est encore le cas aujourd'hui). Je ne me vois pas aller ratisser les bars ou les boites de nuit à la recherche d'une célibataire à accoster, ce n'est pas du tout "moi".
La suite tout de suite !



