Bonjour.
Ca fait quelque temps que je connais ce forum, je passais lire de temps en temps, je m'étais même déjà inscrit, mais sans trouver le courage de poster.
Même ici parmi vous et anonymement, c'est pour moi très difficile de confier ce secret pour la première fois, de faire tomber ce masque que je porte depuis si longtemps.
Je ne serai donc peut-être pas encore très bavard pour trop rentrer dans certains détails, peut-être au fil du temps.
A force de réfléchir (trop souvent), de parler, de lire, j'ai pas mal appris, j'ai compris pas mal de choses sur mon passé, sur les relations, le jeu de la séduction, ce qui aurait sans doute changé ma vie si j'avais pu le faire 10 ou 15 ans plus tôt.
Pour planter le décor malgré tout, je pense partager certains points communs avec certains d'entre vous.
Education coincée et inexistante, un gêne réciproque palpable, jamais parlé de ça avec mes parents.
Des repères flingués à l'école et l'adolescence. Charrié la première fois que j'ai parlé à une fille qui me plaisait au collège, ça nous avait d'ailleurs bloqués tous les deux. Plus tard, je vois aussi dans la cour des mecs courir après les filles pour les toucher, elles s'enfuient (mais sans doute pas tant que ça au fond).
Toute une série de petits riens qui me conditionnent mal : avoir de l'attirance pour une fille c'est mal, ce n'est pas naturel, enfin quelque chose comme ça.
L'adolescence n'est pas non plus des plus faciles, entre acné, appareil dentaire, moqueries diverses et variées sans doute nées d'un manque d'affirmation. J'ai l'impression de m'être toujours senti à part, et c'est comme si les autres pouvaient le sentir.
Pendant des années (et encore parfois aujourd'hui), j'ai toujours été incapable d'exprimer mes sentiments à une fille. Ma technique : l'inaction la plus totale... Evidemment sans succès, en tout cas sans finir par faire quelque chose.
Sans être un playboy, j'ai un physique correct malgré quelques complexes (muscles) et je sais que je peux plaire. J'ai un certain potentiel on va dire. Je sais que j'ai plu à des filles (et quand on se refait le film de sa vie et qu'on le comprend des années plus tard on est bouffé par les regrets). Je sais aussi que j'ai sans doute souvent rien vu. J'ai même eu une avance explicite à l'époque du collège, trop tôt, je m'étais braqué sur le coup. Je me suis intéressé à tout ça plus tard que la moyenne il faut dire aussi.
Parfois (bien plus tard) j'ai enfin tenté des approches, des invitations, ou même la franchise, mais très maladroitement, ou trop tard. Et si la fille était intéressée au début, elle ne l'était plus, ou elle avait compris à quel garçon inexpérimenté ou demandeur pathétique elle avait affaire.
(suite dans un deuxième message car trop long)





