Bonjour ou bonsoir,
C'est avec beaucoup d'intérêt et une certaine forme de soulagement que j'ai découvert ce forum.
Je viens de fêter mes 39 ans et suis donc toujours exempt de toute relation sexuelle.
Pourquoi ? Je ne suis pas sûr de la réponse.
Mon physique n'est pas désagréable et il m'est arrivé de plaire à des femmes. Je sais faire preuve de séduction quand j'en ai envie. Mais je suis systématiquement paralysé dès lors qu'une femme semble éprouver un réel intérêt pour ma personne. Je suis complètement bloqué et ne peux supporter une proximité physique qui devient dangereuse car elle risquerait d'éventer mon coupable secret.
Par ailleurs, je suis affublé d'hypersensibilité. J'ai été diagnostiqué tardivement comme surefficient mental (surdoué si vous préférez mais je déteste ce terme). Là n'est pas le sujet mais j'apporte cette précision car il semble bien que l'hypersensibilité soit liée à la douance, son corolaire noir qui fait tant souffrir intérieurement.
Je me suis senti différent, en dyssynchronie depuis mon enfance sans jamais parvenir à en identifier la raison. Maintenant je me comprend mieux mais rien n'a changé pour autant.
Et je suis effectivement très seul. Souvent je pense que je terminerai mon séjour dans ce bas monde seul. J'ai régulièrement joué avec l'idée de la mort, particulièrement ces dernières années mais je n'ai jamais eu le courage de passer à l'acte. Il est vrai que la perspective de trop nombreuses années seul sans avoir personne avec qui partager, personne à aimer est trop déprimante.
Mon corps réclame la relation sexuelle comme une eau dont je le prive depuis toujours. Et mon âme cherche quelqu'un à aimer. Car que vaut une vie sans amour ? Elle n'est rien, rien qu'un séjour dans un pays crépusculaire et atrophié.
J'ai beau me dire que je n'ai rien à perdre, que je dois me laisser aller avec une femme qui me plaira et en qui j'aurais suffisamment confiance. Le problème est que je n'ai pas trouvé une telle perle. Et que je ne me résous pas à faire appel aux services d'une prostituée. Je respecte ces femmes mais je ne peux paradoxalement l'envisager que comme une consommation de ma défaite. Peut-être suis-je trop idéaliste ? Mon échec est déjà patent. Mais il n'y aura nulle tendresse dans pareille étreinte. Juste un coït de l'animal triste.

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