Il se trouve que j'ai eu une sexualité lorsque j'étais enfant (vers 7-8 ans, je dirais)... j'ai eu une bisexualité, même, en fait (avec des filles, et avec un garçon... du même âge, hein !). Rien de très "sexuel", c'étaient surtout des jeux, la découverte du corps, tout ça... et il se trouve j'ai été surpris par mes parents, une nuit où le garçon dormait chez moi : ils sont entrés dans ma chambre - parce qu'on parlait, sans doute, ou qu'on rigolait, ou pour voir si on dormait, enfin je ne m'en souviens plus - et il se trouve qu'on était tout nus (pas de pot, ils auraient peut-être trouvé ça plus normal si ç'avait été une fille avec qui je jouais au papa et à la maman !). Ca a fait un beau petit scandale, et je crois que je ne m'en suis jamais vraiment remis... Peut-être ai-je retenu de cet événement malheureux que "le sexe, c'est mal". Enfin je ne sais pas... En tout cas ça m'a marqué !
Je me suis longtemps posé des questions sur mon orientation sexuelle, aussi, du coup... l'homosexualité étant encore plus "mal" que le sexe "normal", il m'est arrivé de me demander si je n'étais pas simplement refoulé, et si ce n'était pas pour cette raison qu'avec les filles ça ne marchait pas... Mais non. Dans l'absolu, ça ne me dérange pas... mais dans la pratique, non. Pas envie. Vraiment.

Ensuite est arrivé la période de l'adolescence, que je n'ai pas eue, puisque j'ai commencé ma puberté vers 17-18 ans (il me semble d'ailleurs avoir longtemps pris cette absence d'adolescence comme une sorte de punition divine : ton enfance fut dépravée, de puberté - et de sexualité - tu seras privé !). Je crois que cette absence d'adolescence constitue mon deuxième "traumatisme sexuel". Je n'ai pas eu l'âge où l'on parle de ces choses et où l'on vit ses premiers émois... Ou plutôt, j'ai eu cet âge quand il était trop tard, quand les études étaient bien plus importantes, et quand ceux que je côtoyais étaient sortis de cette période depuis longtemps déjà (je ne sais s'il est plus terrible d'être plus jeune que les autres ou de se sentir plus jeune que soi-même... en tout cas c'est particulier, comme décalage...). Ca aussi, ça m'a marqué. Très profondément, parce que ça a duré des années (toutes les années de non-adolescence + les années de puberté qui arrivaient enfin).
Enfin voilà ... il me semble que ma "non-vie" sexuelle est fondée sur des éléments... plus que négatifs...
Pour le premier paragraphe, je ne l'avais jamais jamais jamais dit à personne... il fallait bien que ça sorte un jour (ça fait du bien) et c'est chouette, que le forum permette ça... Merci... d'avance...
mais l'une ni l'autre ne sommes lesbiennes.
