de calimero » Dim 2 Aoû 2009 11:04
Bonjour et merci à tous pour votre intérêt et pour vos commentaires. J'ai envie de développer un peu ce qu'a écrit The Fox.
C'est vrai qu'il faut sûrement garder un maximum de légèreté dans une relation qui débute, afin d'avoir l'esprit libre et mieux s'abandonner au moment où il le faut. Mais une relation clandestine où on partage du mal de vivre des deux côtés, c'est pas évident de la rendre légère. Mêmes si il y a eu ces quelques instants fugitifs que je n'oublie pas. C'est vrai qu'elle arrivait de son côté avec sa vie de couple brisé, et moi j'ai fait l'erreur de faire une sorte de surenchère en parlant trop de moi, et en fixant trop d'enjeu sur une relation qui ne pouvait pas démarrer dans de bonnes conditions, et je le savais dès le départ mais j'ai fermé les yeux, surtout le jour de la première rencontre, où on s'est enfin retrouvé en tête à tête. Peut-être que c'était une relation qui demandait beaucoup plus de maturité pour l'aborder, et beaucoup plus de disponibilité d'esprit, mais de toute façon elle n'était pas saine car même si il n'y avait plus rien entre elle et son mari (et en fait, que pouvais je vraiment savoir de ce qu'il y avait encore entre eux, mais ce n'était pas mon problème...), c'était une relation qui existait à travers des mensonges et des dissimulations, qui me génaient moi aussi même si je n'étais pas celui qui devait directement assumer cette situation. L'élan que j'ai ressenti pour aller vers elle m'a fait oublier totalement des principes qui sont les miens, et je n'en suis vraiment pas fier.
Pour ce qui est de la première fois, c'est vrai que la nudité fait aussi partie des craintes même si ça peut paraître idiot. La peur de se dévoiler qui ressort à ce moment là ? Du temps, elle m'en a offert les fois suivantes je ne peux pas le nier, mais il y avait ce malaise que j'avais créé, cet enjeu qui était le mien, et la première fois ratée qui ne quittais pas mon esprit, la déception dans ses yeux même si elle me répétait que ce n'était pas grave. Elle m'a fait ressentir sa colère, de ne pas pouvoir combler ce manque, et son rejet. Je ne suis pas en train de dire qu'elle n'attendais que cela de la relation, mais toute sa douleur ressortait quand on se retrouvait dans l'intimité, son regard sur moi a rapidement changé, et cela ne m'a pas aidé. Et je ne savais plus quoi faire.
Je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. Il faut venir libre, et avec l'esprit détaché dans une relation. Surtout dans une première relation. Mais d'un autre côté, quelque chose me disait que je ne pouvais pas la laisser passer comme ça dans ma vie sans aller vers elle, parce que elle représente un repère lointain de ma vie qui ne m'avais jamais quitté, et aujourd'hui c'est encore elle qui a placé un nouveau repère l'année de mes 36 ans. Avant qu'on ne se revoit, elle m'a quand même écrit qu'elle avait donné mon prénom à son premier enfant, et que ce n'était pas pour rien... Alors qu'on ne s'était jamais revu. Je ne peux pas croire qu'elle m'ait menti. Il y a bien un lien invisible qui parfois unit les personnes entre elles... Je l'ai sûrement trop idéalisée dans mon esprit, au lieu de garder les pieds sur terre...