Comportement compensatoire

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Comportement compensatoire

Messagede Espoir78 » Jeu 28 Jan 2010 14:04

Bonjour à toutes et à tous, :)

Je ne sais pas si ce genre de sujet a été abordé auparavant, mais comme je le disais dans un autre "topic", j'ai parcouru beaucoup d'articles sur la question de la virginité tardive et du célibat de longue durée dans notre société. D'ailleurs, ce phénomène demeure très courant chez les "sans domicile fixe" qui généralement sont complètement livrés à eux-mêmes face à leurs nombreuses difficulté , car ils n'ont pas d'existence sociale parce qu' il sont sans logement, célibataires, sans enfant n'ont pas de famille, ni d'amis et souvent ils sont souvent sans emploi . Ils ont souvent recours à ce que j'appelle des "comportements compensatoires" comme l'alcoolisme, la toxicomanie ou alors la dépendance à un chien ou un chat, voire les deux ou plusieurs. C'est une manière pour eux de trouver un peu de chaleur ou de combler le vide affectif qui hante leur coeur .

Ce genre de comportement compensatoire peut être présent chez les personnes qui ne parviennent pas à fonder de famille, car elles ne trouvent pas l'âme soeur. Bien, moi je souffre de ce qu'on appelle des compulsions et des pulsions alimentaires. Ces troubles alimentaires sont liés à ma virginité tardive et à mon incapacité à séduire les hommes qui me plaisent et à avoir des relations poussées avec eux, la plupart du temps, parce qu'ils sont déjà pris. Ces troubles consistent à manger plus rapidement que la moyenne, souvent en grande quantité de façon "gloutonne" et "agressive" pendant et aussi en dehors des repas. Souvent, cela se manifeste par des grignottages après le dîner.

Mon psy a souhaité me modifier mon traitement d'antidépresseurs pour agir directement sur ces "troubles" du "comportement alimentaire" . Ma dernière "crise" est récente. Elle remonte à l'année dernière et elle est en train de se calmer. Elle est apparue lorsque je suis tombée amoureuse d'un collègue (homme marié) qui n'entendait pas laisser tomber sa femme pour moi. Je m'étais érigée un idéal de sa vie amoureuse avec sa femme. Donc je voulais qu'on reste amis et qu'on se fréquente quand même en dehors du travail, car il m'apportait beaucoup quand je me confiais à lui et j'en tirais une certaine force. Depuis quil avait pris ses distances, j'ai replongée dans mes troubles alimentaires. Mes collègues se sont même moqués de ma façon de manger à la cuisine du nouveau site où je suis. J'ai pris 22 kilos. C'est le point que je prends en général à chaque fois que je tombe amoureuse et que ça ne fonctionne d'ailleurs pas. Ces troubles sont apparus depuis l'adolescence, comme à chaque fois je tombe amoureuse de garçons qui ne sont pas susceptibles de me choisir et de s'intéresser à moi je prends jusqu'à 25 kilos que je reperds dès que ma dépression est en rémission. Du coup, je fais du yoyo.

Je commence à aller mieux, car je viens de changer d'antidépresseurs. Il agit sur l'appétit, le sommeil .

Bref, je vis les "refus" de ses hommes comme une extrême violence , d'abord parce qu'il est très douloureux pour une femme qui a passé 30 ans de faire le deuil de son désir d'amour partagé et de maternité . Si ça avait fonctionné , ça aurait été à la fois une victoire contre ma maladie auto-immune rénale, mais aussi contre ma dépression. Et pourtant, il faut accepter de faire certains deuils en se disant qu'on pourra un jour construire son bonheur. Pourquoi les célibataires sans enfants n'auraient pas le droit d'être heureux au même titre que les couples avec des enfants ?

Et vous, pensez-vous avoir des comportements compensatoires au manque affectif, d'une vie à deux, de parentalité ? N'hésitez pas à nous faire part de vos expériences !

A vous de jouer !
Dernière édition par Espoir78 le Jeu 28 Jan 2010 21:22, édité 1 fois.
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Re: AVEZ-VOUS UN COMPORTEMENT COMPENSATOIRE AUX MANQUES

Messagede wooderic » Jeu 28 Jan 2010 15:26

Je trouve que c'est une belle manière de se voir, se percevoir et de s'accepter comme tu le fais, Espoir, ça veut dire que tu veux t'en sortir et trouver ton bonheur, comme beaucoup de gens tu me dira , mais certains se complaise dedans et ne vont pas au bout des choses,....

Espoir78 a écrit:Et vous, pensez-vous avoir des comportements compensatoires au manque affectif, d'une vie à deux, de parentalité ? N'hésitez pas à nous faire part de vos expériences !
Je me suis posé la question, je crois que pour moi, c'est toujours l'envie de satisfaire les autres et non moi, je "me" passe après en fait,....Je compense en ayant dans le regard ou les dires des personnes que je côtoie la satisfaction de ce que je leurs apporte. Mais par contre, j'ai encore du mal à recevoir, même si je change petit à petit de ce côté là. Je cherche plus à être moi même et non le regard des autres ce qui fait que j'ai plus de facilité le fait que je donne et que je reçois,.....
Doublement non!....
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Re: AVEZ-VOUS UN COMPORTEMENT COMPENSATOIRE AUX MANQUES

Messagede lavrenti » Jeu 28 Jan 2010 17:47

Bonjour Espoir,

Excellent sujet, merci de l'avoir lancé ! Tu n’es pas la seule à vouloir « compenser ». Effectivement, il faudrait trouver le moyen d’arrêter de prendre puis de perdre entre 20 et 25 kg, ce qui finira par épuiser ton organisme. Les antidépresseurs font beaucoup grossir.

Me trouvant condamné à rester VT à vie en raison de mon handicap, j'ai tout naturellement cherché à compenser tous ces manques affectifs, sexuels, etc. Le plus dur aura été (et reste) l'absence de complicité, d'intimité avec une femme.

Mon surinvestissement dans le domaine associatif s'explique en grande partie en raison de ces manques, et d'une volonté de les compenser. Fort heureusement, il y a des raisons plus positives qui expliquent mes choix dans ce domaine.

A côté des associations, je me suis plongé dans la lecture (ce que j'ai moins le loisir de faire à présent), et Internet, qui est devenu une véritable addiction, mais j'essaie d'en sortir petit à petit...

Les comportements compensatoires existent chez les VT et les personnes seules, mais on les retrouve également chez des personnes vivant en couple, et n'y trouvant pas ou plus l'épanouissement désiré.

Parmi les comportements que j'ai pu observer : l'addiction à l'alcool, la boulimie (hommes et femmes confondus dans les deux cas), les voyages fréquents, effectués seuls (femmes délaissées le plus souvent), la fuite dans le travail également. Combien aies-je vu de jeunes femmes ayant tout pour elles, ne vivre que pour assouvir leurs ambitions professionnelles ! Même si je comprends que les femmes aient envie de réussir professionnellement, cela cachait souvent bien autre chose.
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Re: AVEZ-VOUS UN COMPORTEMENT COMPENSATOIRE AUX MANQUES

Messagede shabif56 » Jeu 28 Jan 2010 18:10

Ce type de comportements compensatoires semblent effectivement logique mais j'avoue ne pas en trouver chez moi.

Je me sens assez sobre à tous points de vue, ce qui tend même à me différencier dans une société de consommation dans tous les sens du terme, où le mot d'ordre est d'accumuler biens matériels, émotions, expériences, connaissances, etc.

C'est sans doute parce que je ne ressens pas ce manque que je ne souffre pas de ma situation de VT, le revers étant que ça ne me motive pas à en faire des tonnes pour changer les choses.
Mais est-ce vraiment un revers ? Je vois plutôt cela comme une liberté. Je reste ouvert mais pas prêt à sauter sans réfléchir sur la première opportunité.
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Re: AVEZ-VOUS UN COMPORTEMENT COMPENSATOIRE AUX MANQUES

Messagede bob7812 » Jeu 28 Jan 2010 19:42

Moi je pense que cela n'est pas toujours bon d 'avoir un comportement compensatoire .C'est jamais tres bon de tous miser sur le meme sujets .Et ce n'est pas non plus avec de pis allés qu'on fait une vie .Je pense que la bonheur n'est pas quelque chose tous d'un bloc .Et qu'il est composé de plein de petits elements.Et que chacun que ses elements est indispensable à la tenue de l'ensemble .Et qu'aucune des ses elements est interchangeable entre eux .Ainsi si je cherche desesperment l'ame soeur ce n'est pas tant que je pense que cela soit essentiel pour moi mais que cela est un element indispensable a mon devellopement.Et sans lui impression de stagnations

Et voila encore l'impression de proferer d'enorme sottise .Sans parler du style :jap:
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Re: AVEZ-VOUS UN COMPORTEMENT COMPENSATOIRE AUX MANQUES

Messagede Zeus » Jeu 28 Jan 2010 20:25

Pas de titre en majuscule. Merci de régulariser en éditant ton message.

Neuvième règle : Titre non explicite, exit !
Le titre non explicite empêche de bien cibler le sujet, d'avoir des réponses pertinentes et peu nuire au bon fonctionnement du moteur de recherche. Il doit donc être lisible et non agressif. Les caractères fantaisistes sont interdits (---> ## ~~~~ etc.), tout comme les titres en majuscules.
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Re: Comportement compensatoire

Messagede Espoir78 » Jeu 28 Jan 2010 21:34

Je suis d'accord avec le fait que rechercher des compensations au manque affectif de la sorte n'est guère une solution. Mais quand on souffre de sa virginité tardive. Je ne sais pas, j'ai 32 ans aujourd'hui et je suis toujours vierge.

Disons que je me fais une raison. Il est vrai que les antidépresseurs font beaucoup grossir, (les corticoïdes aussi) mais en même temps j'ai eu si peu de chances dans les rencontres que j'ai faites. Maintenant, je veux me ressaisir !

Je pense que c'est également ma situation de handicap qui a fait fuir les gens (il y a quelques années j'étais à l'hôpital en chaise roulante et sous perfusion. Je me demande si ça n'est pas ça qui m'a condamnée à la virginité tardive. :|

Bref, rien n'est facile malheureusement. Mais j'essaie de positiver et comme je le dis plus haut, tout le monde a droit au bonheur même les vierges tardifs. En parlant de ça , hier , j'ai vu un reportage qui m'a redonné espoir. Un sans-domicile fixe qui était célibataire depuis fort longtemps a trouvé une femme dès qu'il a réussi à se loger et à avoir un emploi.C'est incroyable comme la roue peut tourner... comme quoi :|
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Re: Comportement compensatoire

Messagede Lorelei » Jeu 28 Jan 2010 21:49

Bonsoir,
Dans ce que tu décris, Espoir, « comportement compensatoire » = excès. En ce qui me concerne, je ne me livre jamais à des excès. Il est vrai que, par le passé, quand j’étais étudiante, je compensais effectivement le stress en mangeant beaucoup de chocolat, mais c’est le cas de pas mal d’étudiant(e)s. Mais la détresse affective dans laquelle je me trouve ne me pousse pas aux excès. En fait, j’essaie d’être équilibrée dans tous les domaines : dans ce que je mange (tout en me faisant plaisir parce que je suis gourmande), dans mon temps de sommeil, entre le temps que je consacre aux sorties, activités culturelles et sportives et le temps que je passe à la maison. Cet équilibre est fondamental pour moi et je dirais même salutaire. Cela dit, j’aimerais beaucoup avoir un chat (j’adore les chats et leur ronronnement me fait du bien), je me sentirais moins seule mais j’habite dans 18m2, je n’ai pas de place et il serait donc sûrement malheureux, alors non…
Après leur nuit de noces, on trouva Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche "forts contents l'un de l'autre".
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Re: Comportement compensatoire

Messagede Bonbenbof » Jeu 28 Jan 2010 21:56

C'est une question intéressante...

Je pense que mon surpoids pourrait être la conséquence d'un comportement compensatoire...

Manger était l'un des rares plaisirs que je pouvais facilement m'accorder...

Même si à présent je suis en couple, j'ai du mal à me défaire de ça... J'ai pris l'habitude... Et puis, on l'a déjà dit, passer le cap ne résoud pas tous les problèmes... Des problèmes relationnels, j'en ai... J'en fais vraiment l'expérience pour le moment à l'école...

Je suis exclu par des gens qui me parlaient il y a encore deux semaines, pour des raisons que j'ignore totalement... Même si je devrais nier tout ça, bizarrement, ça me fait mal...

Je ressens vraiment cette espèce d'indifférence des autres à mon égard... Je me sens isolé... Il y a quelque chose qui ne va pas... Un malaise...

Tant que ce malaise sera là, je pense que j'aurai toujours des comportements compensatoires... Bref, manger moins, ça ne sera pas facile pour moi... (En plus c'est un cycle vicieux, puisque j'ai souvent le sentiment que c'est le fait d'avoir du bide qui fait que les gens se détournent de moi...)

Enfin bon... Je vais me replonger dans mon boulot, essayer de réaliser des travaux pour l'école qui prouveront ma valeur... Avec un peu de chance, vu que ces gars qui m'ignorent semblent croire qu'ils sont les meilleurs, je pourrai leur envoyer à la tronche...

Un comportement compensatoire que je devrais plus développer, c'est celui de remettre plus souvent les gens à leur place... J'ai l'impression que je régresse en ce domaine pour l'instant...
I used to be a VT like you, then I took an arrow in the knee...
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Re: Comportement compensatoire

Messagede luby » Jeu 28 Jan 2010 22:59

Je crois qu'il est normal d'avoir des comportements compensatoires mais il ne faut pas se détruire à travers eux. On ne peut pas se remplir de quoi que ce soit, de nourriture, de travail ni même d'amour. Il faut sûrement apprendre à vivre avec nos vides. Moi, je l'embrasserais bien et le cajolerais tout le temps comme si j'avais un besoin éperdu d'aimer et de le montrer. Ça me semble être du même type plus ou moins. Il faut se rassurer parfois alors on se jette à corps perdu dans quelque chose mais rien, ni personne ne pourra combler les manques que l'on a. Nous devons sans doute apprendre à vivre avec. Ce qui me semble plus intéressant dans ton histoire ce ne sont pas les comportements compensatoires mais le fait d'aimer seulement des hommes qui ne t'aimeront pas. Ce sujet a déjà été abordé dans plusieurs topics. Comment se fait-il que nous sommes en situation de fuite? Choisir un homme inaccessible, ne jamais être seule pour ne pas être séduite, fuir les lieux de rencontre, se convaincre qu'on est repoussant... Par ailleurs l'idéal de compagnon ou de compagne ou l'idéal de relation nous empêche toute relation réelle, je pense. A un moment, il faut se faire violence et envisager des situations réalisables tout en considérant notre fuite perpétuelle et en la regardant en face. Qu'en est-il de notre peur d'aimer et d'être aimer? Qu'en est-il de notre rapport à la réalité? Ne se réfugie-t-on pas parfois dans un monde idéal qui n'appartient qu'à nous avec toutes les compensations que nous y trouvons. L'homme que j'ai choisi d'aimer ne me plaisait pas du tout au départ. En fait nous étions très complices mais il ne correspondait pas à l'idéal que je m'étais construit et de toute façon je fuyais toute situation de séduction et puis un jour j'étais tellement mal, tellement perdue que j'ai accepté de laisser tomber tous mes à priori, de me faire violence pour vivre de nouvelles situations qui me terrifiaient. Alors ma vision des choses a changé et tout le reste aussi. Nous sommes prisonniers de nos peurs, de nos idées préconçues. Je suis vierge donc ceci m'est interdit, je suis grosse donc ceci m'est interdit... Je construit ma tour d'ivoire, je me donne l'impression de tout faire pour en sortir mais en fait je suis bien au chaud... Je noircis le trait mais j'étais comme ça. Je prenais sans doute un certain plaisir à me morfondre et à gribouiller mon mal être sur des pages de cahier. Les mêmes mots pendant des années. L'habitude est confortable même la souffrance est préférable au changement car on la connaît et le reste est terrifiant il faut l'avouer. On est mal, on développe des comportements addictifs, dépressifs pour ne pas changer car cela nous terrifie au fond. Se confronter à l'autre qui peut nous rejeter, nous décevoir, nous blesser est peut-être inconcevable alors on reste dans le vide, on se retrouve dans des situations qui ne donnent rien et on on compense comme on peut mais on est malheureux. Ceci n'est pas l'apanage de la virginité tardive tout le monde répète plus ou moins le même schéma affectif sans cesse avec les conduites addictives qui vont avec avant d'en sortir un jour. Hélas, il ne me semble pas avoir de secret. Il faut faire face à nos failles, à nos peurs à notre grande vulnérabilité et accepter de mettre nos cœurs en jeu. Accepter aussi de regarder nos conduites compensatoires et surtout ce qui se cache derrière. Ta démarche et ton questionnement me semblent intéressant. Ne te culpabilise pas trop, on a tous besoin de quelque chose pour évacuer nos souffrances mais le problème apparait quand l'exutoire devient pire que le mal, ce qui semble t'arriver. La thérapie que tu as entamée t'aidera sûrement à avoir moins besoin de nourriture et à résoudre ce qui te pousse à ce comportement.
Ne crains pas d'avancer lentement, crains seulement de t'arrêter.
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