Je ne sais pas si ce genre de sujet a été abordé auparavant, mais comme je le disais dans un autre "topic", j'ai parcouru beaucoup d'articles sur la question de la virginité tardive et du célibat de longue durée dans notre société. D'ailleurs, ce phénomène demeure très courant chez les "sans domicile fixe" qui généralement sont complètement livrés à eux-mêmes face à leurs nombreuses difficulté , car ils n'ont pas d'existence sociale parce qu' il sont sans logement, célibataires, sans enfant n'ont pas de famille, ni d'amis et souvent ils sont souvent sans emploi . Ils ont souvent recours à ce que j'appelle des "comportements compensatoires" comme l'alcoolisme, la toxicomanie ou alors la dépendance à un chien ou un chat, voire les deux ou plusieurs. C'est une manière pour eux de trouver un peu de chaleur ou de combler le vide affectif qui hante leur coeur .
Ce genre de comportement compensatoire peut être présent chez les personnes qui ne parviennent pas à fonder de famille, car elles ne trouvent pas l'âme soeur. Bien, moi je souffre de ce qu'on appelle des compulsions et des pulsions alimentaires. Ces troubles alimentaires sont liés à ma virginité tardive et à mon incapacité à séduire les hommes qui me plaisent et à avoir des relations poussées avec eux, la plupart du temps, parce qu'ils sont déjà pris. Ces troubles consistent à manger plus rapidement que la moyenne, souvent en grande quantité de façon "gloutonne" et "agressive" pendant et aussi en dehors des repas. Souvent, cela se manifeste par des grignottages après le dîner.
Mon psy a souhaité me modifier mon traitement d'antidépresseurs pour agir directement sur ces "troubles" du "comportement alimentaire" . Ma dernière "crise" est récente. Elle remonte à l'année dernière et elle est en train de se calmer. Elle est apparue lorsque je suis tombée amoureuse d'un collègue (homme marié) qui n'entendait pas laisser tomber sa femme pour moi. Je m'étais érigée un idéal de sa vie amoureuse avec sa femme. Donc je voulais qu'on reste amis et qu'on se fréquente quand même en dehors du travail, car il m'apportait beaucoup quand je me confiais à lui et j'en tirais une certaine force. Depuis quil avait pris ses distances, j'ai replongée dans mes troubles alimentaires. Mes collègues se sont même moqués de ma façon de manger à la cuisine du nouveau site où je suis. J'ai pris 22 kilos. C'est le point que je prends en général à chaque fois que je tombe amoureuse et que ça ne fonctionne d'ailleurs pas. Ces troubles sont apparus depuis l'adolescence, comme à chaque fois je tombe amoureuse de garçons qui ne sont pas susceptibles de me choisir et de s'intéresser à moi je prends jusqu'à 25 kilos que je reperds dès que ma dépression est en rémission. Du coup, je fais du yoyo.
Je commence à aller mieux, car je viens de changer d'antidépresseurs. Il agit sur l'appétit, le sommeil .
Bref, je vis les "refus" de ses hommes comme une extrême violence , d'abord parce qu'il est très douloureux pour une femme qui a passé 30 ans de faire le deuil de son désir d'amour partagé et de maternité . Si ça avait fonctionné , ça aurait été à la fois une victoire contre ma maladie auto-immune rénale, mais aussi contre ma dépression. Et pourtant, il faut accepter de faire certains deuils en se disant qu'on pourra un jour construire son bonheur. Pourquoi les célibataires sans enfants n'auraient pas le droit d'être heureux au même titre que les couples avec des enfants ?
Et vous, pensez-vous avoir des comportements compensatoires au manque affectif, d'une vie à deux, de parentalité ? N'hésitez pas à nous faire part de vos expériences !
A vous de jouer !



