Mon collègue dont je n'arrive pas à me détacher n'est pas un homme exceptionnel. Je l'ai réalisé dernièrement , quand je l'ai revu à une soirée du boulot. Il a une vie très banale : cadre supérieur, marié depuis plus de 10 ans, qui plus est n'arrive pas à avoir d'enfant. Celui d'avant avait une vie encore plus banal : il était resté 6.5 ans au chômage et n'avait jamais eu de copine jusqu'à 32 ans. Mais la femme qu'il a épousé l'été dernier ne pouvait pas me saquer. D'ailleurs, elle me l'avait "piqué" en quelque sorte, car quand elle a débarqué, ça faisait plus de deux ans qu'on se connaissait. Elle m'a poussée dans l'escalier pour me faire tomber et que ça ne marche pas. D'autres filles que j'avais connues avant m'avaient fait ça aussi.
J'avais déjà des difficultés à la base, mais en plus on m'a mis des batons dans les roues. C'est pour ça que j'ai fini par m'enfermer dans un tel idéal, face à l'ingratitude, à la méchanceté et à la dureté du monde qui m'entourait. Je n'ai jamais eu de chance dans les rencontres que j'ai pu faire depuis le collège .
Parfois, les individus sont impitoyables quand il s'agit d'avoir le poste, l'homme ou la femme qu'ils convoitent. Et j'en avais rencontrés des tas sur le forum doctissimo "timidité, confiance en soi, complexes" . Les sorties se passaient à merveille jusqu'à l'arrivée des rivalités et des jalousies. Au travail c'était pareil dans les sociétés et les écoles où j'étais en fonction auparavant, depuis mes années de femmes. C'est la raison pour laquelle j'ai accepté d'intégrer un grand groupe. Ici, il y a moins ces problèmes-là , car on est dans du sûr. Jamais le grand groupe que j'occupe ne mettra la clef sous la porte ou menacera de fermer des postes. Et puis les opportunités sont multiples.
Après-demain, justement, je dois rencontrer un huitième contact avec qui l'agence matrimoniale m'a mise en relation. Il réside à côté de mon lieu de travail, où il ira me chercher (en espérant que je ne serai pas vue. Mais il y a peu de chance, car c'est un grand entrepôt avec peu de gens) . Et il n'y a pas trop de sorties à l'heure où nous avons rendez-vous. Cet homme de 40 ans est médecin, de nationalité cambodgienne, séparé et père d'un enfant de 4 ans. On verra, on verra. Et je veux absolument que ça finisse par marcher, car de la sorte, je pourrai oublier mon collègue auquel j'ai encore envoyé un mail hier pour lui parler de mon projet d'évolution de carrière. Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça d'ailleurs !


L'horreur quoi... Surtout vu comment la nana me détestait !