traviata a écrit:Je suis d'accord avec toi, Jeje,
jeje a écrit:ne pas admettre que les femmes timides ont plus de chance de se faire aborder par un homme qu'un homme timide se faire aborder par une femme relève de la mauvaise foi.
Ce que je voulais dire par là , et que tu n'as peut-être pas remarqué car tu n'es pas une femme, c'est que la "love shyness" version féminine ne consiste pas à ne pas pouvoir aborder... mais à faire qq chose (mais quoi ??) ou ne pas faire ce qu'il faut , qui fait qu'elle n'est pas abordée, ou qu'elle ne parvient pas à "répondre".
Donc, on se retrouve au même point pour des raisons différentes.
Je pense que vous avez raisons tous les deux en fait :
Jeje : je suis d'accord avec toi, le fait de ne pas être capable d'aborder une fille (qui parfois ne demande que cela) c'est terriblement frustrant. Perso des fois j'ai vraiment envie de me coller des baffes. Je crois qu'on parle de "Passive Male Syndrom" pour décrire la situation du gars qui voudrait que ce soit la fille qui fasse le premier pas vers lui. Maintenant, il faut prendre en compte le poids de la société : une fille qui aborde des garçons, même avec la meilleure attention du monde, risque de se voir coller une étiquette d'allumeuse voir même de "Marie-Salope". Pas simple pour les nanas n'ont plus donc.
Traviata : oui, sur love-shy.com il y a 98% de mecs. La raison principale est que l'étude qui fonde le concept de love shyness (un truc en 1987 par un certain Dr Gilmartin) se basait exclusivement sur des hommes. Dans l'acceptation anglosaxone de "love shy" ça concerne juste des gars. Les filles sont juste "shy". Maintenant, je pense que la timidité agit différemment sur les filles et les gars : le gars timide n'osera pas aborder les filles qui l'attire et restera seul, la fille timide n'osera pas être réceptive aux signaux des mecs qui l'attire et finira seule aussi. Le résultat est le même au final, mais le cheminement différent.
Donc : Jeje a raison quand il dit que les filles se font plus facilement aborder que les gars (et c'est par ailleurs une véritable évidence) mais Traviata a raison aussi en disant que ça n'aide pas forcément non plus. Être abordé(e) ne signifie pas la fin de la solitude pour autant, c'est aussi une évidence.