BipBip a écrit:Ce n'est pas lui qui va venir mettre une femme dans ton lit. Au bout d'un moment, les psys, les amis et les proches atteignent leurs limites. La suite, c'est à toi de la faire.
Tu as certainement raison pour toi, mais ce que Velib exprime sur ce forum, c'est qu'il n'y arrive justement pas seul, et ce n'est pas faute d'avoir fait des efforts depuis plus longtemps que toi, et tu lui sers la même chose que son psy qui l'énerve .
Au risque de me répéter, je ré-explique le principe de la thérapie comportementale et cognitive auquel je faisais implicitement allusion.
Je voudrais parvenir à approcher une fille, lui dire ceci, faire cela ... (objectif)
mais je ressens : de la peur, de l'angoisse, je tremble, je bafouille (état des lieux émotionnel, constat factuel)
Le TCC te propose une stratégie pour surmonter l'obstacle, non en le contournant mais en fractionnant l'effort : "vous allez (je dis n'importe quoi) vous approcher et lui demander l'heure, lui prendre la main ..."
Chaque fois tu fais un effort proportionné à tes possibilités, tu analyses le ressenti, quand ça commence à s'automatiser et à devenir "facile" on augmente la difficulté d'un cran.
C'est basé sur le principe de la zone proximale de développement telle que définie par Piaget et l'automatisation. En effet, si un fossé trop grand te sépare de ton objectif, tu ne parviendras pas à le franchir, si tu fractionnes la difficulté, tu y arriveras progressivement.
Certains parviennent à définir leurs objectifs, fractionner leurs étapes et trouver les bonnes actions tout seuls, d'autres ont besoin d'une aide extérieure.
Et le fait de respecter les particularités de chacun s'appelle la tolérance.