On envisage ici beaucoup l'aspect "plaisir" et "couple" quand on évoque ce qui nous manque le plus dans la sexualité (ce qui semble logique, vu nos âges), mais on n'a pas vraiment parlé de l'aspect parentalité.
Peut-être que c'est un sujet qui préoccupe plutôt les membres qui tournent autour des 25-30 ans ou plus,
et peut-être davantage les filles, qui ont la pression de l'horloge biologique qui tourne, contrairement à ces messieurs qui restent "opérationnels" presque toute leur vie.
J'aurais plusieurs questions:
- est-ce que la maternité/paternité est une de vos préoccupations à l'heure actuelle?
- est-ce que vous envisagez des solutions "annexes" pour avoir malgré tout des enfants, en cas de célibat prolongé? (ce que je ne vous souhaite pas, bien sûr, ms bon envisageons la chose!)
Par "solutions annexes" - quel vilaine expression
- est-ce qu'au contraire vous avez totalement renoncé à ce rôle de parent? et si c'est le cas, est-ce que ce renoncement vous pèse ou est-ce que vous en avez fait le deuil, en vous disant que votre bonheur sera possible sans enfant?
En ce qui me concerne, j'aurais tendance à dire que la maternité fait partie de mes préoccupations à l'heure actuelle, mais ça vient pour l'instant en second voire troisième plan. J'y pense juste de temps à autres, genre quand des copines de ma génération m'annoncent qu'elles sont enceintes, etc.
Ca deviendra sans doute une préoccupation de premier plan si j'arrive à la trentaine sans que rien n'ait bougé dans ma vie amoureuse.
Pour les solutions annexes, oui j'y songe, mais il y a des choses qui pour l'instant me font plus pencher vers le non que vers le oui. Pour ce qui est de l'adoption, je ne me sens pas la force d'affronter ce parcours du combattant toute seule (déjà que c'est la galère en France pour les couples, qu'il faut compter une moyenne de 8 ans de démarches pour que ça aboutisse, alors pour les gens seuls j'imagine même pas!!
Quant à l'insémination, je ne me sens pas le droit d'avoir un enfant toute seule, qui n'aurait pas de père, ça me semble très égoïste. Et comment justifier ma démarche, plus tard, quand il/elle posera des questions sur ses origines?
Je changerai peut-être d'avis à 35 ans, mais pour l'instant, je pense plus à l'avenir de l'enfant qu'à mon éventuel désir de maternité.
Et pour répondre à la dernière question, je n'ai pas renoncé à être mère, pas encore en tout cas. J'ai dû mal à imaginer une vie entière sans enfant. Mais c'est encore un peu lointain, un peu abstrait. Pour l'instant je me sens moi-même trop enfant pour en avoir de toute façon...
On verra dans 10 ans où j'en suis...
Et vous?


