Une sélection de bons conseils pour vous aider à bien préparer vos rencontres !
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Par Florent
Homme de 36 ans vierge
#165401
Du mĂŞme avis que Lux et Genisa.


Avant de vouloir se respecter soi-mĂŞme, respectons d'abord les autres.
Certaines personnes boivent pour oublier ne serait-ce qu'un temps leurs problèmes. C'est en effet idiot, c'est malheureux, mais vous n'êtes pas à leur place. Chacun gère ses propres problèmes comme il l'entend. Vous pouvez ne pas aimer les gens ivres, mais dire que ces gens ne méritent pas votre respect, c'est assez prétentieux je trouve. Surtout quand il s'agit des gens qui n'emmerdent qu'eux-mêmes.


J'ai vécu des 2 côtés de la barrière : j'ai eu une mère violente alcoolique, puis à son suicide, mon père a pris sa place. Et j'ai attendu près de 30 ans pour pouvoir toucher à l'alcool. J'ai mis longtemps non pour pardonner, mais pour essayer de comprendre mon père et ma mère.
Puis je me suis mis à boire à 30 ans. Au début, c'était pour être moins timide, moins réservé, moins coincé avec les gens. C'était aussi un moment où je me sentais le plus mal (j'avais rencontré une nana qui m'a offert son amitié et s'est servi de moi pour son propre intérêt. Une fois son but atteint - sortir avec un mec avec qui je travaillais -, elle m'a jeté comme une vieille chaussette. Ca plus les huissiers qui avaient retrouvé ma trace).
Bien sur, vu que ça ne me faisait rien, je buvais de plus en plus fort et de plus en plus souvent. Je n'ai jamais eu l'alcool mauvais, mais après une soirée émêchée où j'ai senti monter en moi des pulsions sauvages, j'ai finalement arrêté. Ca fait depuis l'année dernière que je n'ai plus bu.
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Par Bonbenbof
Homme de 37 ans non vierge
#165405
Florent a écrit :Avant de vouloir se respecter soi-même, respectons d'abord les autres.
Justement, c'est lĂ  oĂą quelque chose ne va pas...

Je me répète, si boire n'implique que nous, ok, aucun jugement... Si boire est préjudiciable aux autres, ça devient compliqué de considérer ça comme respectable...

La personne qui boit sans conscience des dangers auxquels elle s'expose, et Ă  fortiori auxquels elle expose les autres, c'est qu'elle ne les respecte pas, et donc qu'elle ne se respecte pas elle-mĂŞme...

Ceci dit, je peux comprendre et je suis relativement bien placé pour savoir qu'il y a des circonstances atténuantes, et qu'il y a un cadre dans lequel boire n'est finalement pas bien méchant... Ce qui me fait dire qu'on ne peut pas vraiment être catégorique dans un sens ou dans l'autre...

Lors de la plupart de mes grosses cuites, je n'étais jamais seul, et dans le tas, il y avait au moins une personne chargée de rester parfaitement sobre et de veiller sur les autres (rôle que j'ai moi-même assumé plusieurs fois...)... C'est au moins un des mérites que je reconnais aux gars que je fréquentais à l'époque...

Maintenant, il m'est arrivé de sortir complètement imbibé avec des gens qui n'étaient pas fiables, et je m'en suis mordu les doigts... Même si rien de bien méchant ne m'est arrivé, ça aurait pu tourner bien pire...
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Par Lux
Femme de 32 ans non vierge
#165410
Ne mélangeons pas tout : on nous dit que se rendre ivre, ce serait se manquer de respect, et que ça impliquerait que les autres ne nous respectent pas, pas qu'il faut faire attention à ne pas être dangereux envers les autres.
LĂ , il est question de personnes dont on abuse alors qu'elles sont ivres, pas de personnes qui abusent elles-mĂŞmes.
Que l'alcool ou d'autres substances puissent parfois faire ressortir de mauvaises choses de nous, spécialement quand on est dans une mauvaise période, je ne le nie pas. Mais boire un peu trop ne justifie pas que quelqu'un s'attaque à nous : dans une affaire d'agression, il y a un coupable et une victime. Si la victime était en état de faiblesse, ce n'est certainement pas une circonstance aggravante pour la victime, bien au contraire ! Ou alors il faut considérer que les petits vieux qui se font agresser l'ont eux aussi bien cherché, ils n'avaient qu'à pas sortir de chez eux, etc.
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Par rooter
Homme de 34 ans vierge
#165413
Étant pragmatique, je vais distinguer deux situations : la consommations récréative et médicative.
La consommation récréative comprendra le fait de boire parce qu'on apprécie le gout ou(i) pour se mettre dans n état modifié de conscience. A première vue, les mises en dangers dans ces circonstances sont moins fréquentes.
La consommation médicative utilise les fortes propriétés anxiolytiques de l'éthanol pour surmonter provisoirement une dépression, une phobie, un schéma précoce d'inadaptation,... Un certain nombre de pathologie, diagnostiqué ou non, lié à l'angoisse qui est elle-même très liée à l'estime personnelle.

Je pense que nous sommes très influencé par l'histoire de la façon de considérer les consommateurs. C'est depuis très longtemps une approche moraliste : il est mal de boire de l'alcool (parfois sans justification, parfois avec un faisceau d'observations éventuellement légitime). C'est la grille de lecture appliqué par la plupart des gens, y compris inconsciemment. Par exemple, pour beaucoup de membre du corps médicale, la bonne consommation d'alcool, c'est zéro-parce que c'est mal/mauvais pour la santé/dangereux de boire de l alcool.

Cela conduit à une attitude qui n'est pas très utile, vis à vis de ceux qui en boivent trop : les gens qui n'ont pas une relation saine avec l'alcool le savent (même si ils peuvent en faire le déni), ils n'ont pas besoin qu'on leur répète à quel point ils sont faible, nul, qu'il ne se "respectent pas" (ce que je ne défend pas), etc... ça ne fait que baisser leur estime personnel, donc augmenter le besoin de boire.

D'une manière général, cela rejoint une notion qu'on appel la toxicophobie, c'est à dire l’attitude globale discriminatoire de la société vis à vis des personnes consommant des stupéfiants, qui s'inscrit sur une vision moraliste de la société :
http://rue89.nouvelobs.com/2013/02/13/q ... toi-239570

D'une manière général, la moral est une façon simpliste de considérer les choses, à mon avis la plupart du temps contre-productive (car génératrice de culpabilité). Essayons de voir les choses de façon apaisé, sans présupposé, sans idée de bien ou de mal, morale ou immorale.
Florent aime ça
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Par Pasta
Homme de 32 ans vierge
#165418
rooter a écrit :Étant pragmatique, je vais distinguer deux situations : la consommations récréative et médicative.
La consommation récréative comprendra le fait de boire parce qu'on apprécie le gout ou(i) pour se mettre dans n état modifié de conscience. A première vue, les mises en dangers dans ces circonstances sont moins fréquentes.
Je ne suis pas vraiment d’accord. J’ai entendu des histoires de gens buvant des cendriers remplis de Soupline™ (et de cendres) pendant des soirées où tout le monde se mettait dans un état modifié de conscience dans un but récréatif. Heureusement les autres ont tout de suite sorti leur téléphone pour appeler les secours… ha non pardon ils l’ont sorti pour le filmer en train de se rouler par terre en se tenant le ventre et en hurlant de douleur.

Il faut bien dire que même à jeun ça continuait à les faire marrer, donc le problème va peut-être effectivement au-delà de la consommation d’alcool.
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Par Luciole
Femme de 27 ans non vierge
#165419
Pasta a écrit :
Il faut bien dire que même à jeun ça continuait à les faire marrer, donc le problème va peut-être effectivement au-delà de la consommation d’alcool.
Si tu te bases uniquement sur ce genre d’exceptions pour te faire un avis sur les personnes qui boivent ou consomment des prods, t'es franchement loin de la réalité...
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Par Olive22
Femme de 25 ans vierge
#165423
Je bois quand il s'agit de faire la fête, parce que j'aime être dans un état second. En général je sais plus ou moins ce que je fais, j'ai eu seulement une seule fois un regret quant à l'alcool, parce que j'ai bu au delà de ce qu'il me faut pour être juste bourrée et contente. Sinon je connais bien la dose qu'il me faut, et je fais en sorte de la respecter.
Seule j'aime aussi prendre d'autres substances, parce que c'est le seule moment de la journée ou mes idées sont positives, ou je me dis que rien n'est grave etc ... un moment ou je me sens "heureuse", c'est artificiel, mais rien le fait que de savoir que tel soir je vais être dans uné tat limite euphorique me rend contente.

Je pense pas me manquer de respect mais je trouve ça très triste d'en arriver là, autrefois je faisais la morale à un pote parce que lui aussi faisait ça tout seul juste pour être bien, j'ai vite appris à me taire parce que je comprends tout à fait pourquoi. Quand ta vie est naze à tous les niveaux et que malgré tous tes efforts rien de positif t'arrive, ou alors quand cela arrive c'est pour en souffrir pendant x temps, ben t'essaye d'atteindre une forme de "bonheur" qui certes ne durera pas mais t'empêche d'être triste pendant une certaines durée, ce qui empêche fortement les idées noires.
Florent aime ça
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Par Florent
Homme de 36 ans vierge
#165424
Lux :
Oui je suis tout à fait d'accord avec toi, c'est pour ça que je n'ai pas parlé des victimes alcoolisées vu que vous avez tout dit là-dessus.
Au point où ça va, ca va être bientôt aussi être de leur faute si elles sortent maquillées/portent des mini-jupes/portent des décolletés/etc. 'fin bref, Genisa et toi avez bien résumé ce que je pense sur ce sujet.

Bonbenbof et Pasta :
le but, c'est de ne pas minimiser les effets de l'alcool, mais aussi de ne pas s'en servir comme d'un bouc Ă©missaire pour tout.
Par exemple, dans l'exemple de Pasta, ce n'est pas à cause de l'alcool que s'est passé cette scène vu qu'à jeun, ils continuaient de se marrer. Non, c'est juste que ces gens-là, même avant de se mettre à boire, sont des gros idiots.


Allez, une petite chanson de beuverie rigolote pour se décontracter (dire que je connais les paroles par coeur à force de l'écouter) :


Avec les paroles, c'est mieux : http://www.lacoccinelle.net/276690.html
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Par Lux
Femme de 32 ans non vierge
#165435
Pasta a écrit :
rooter a écrit :Étant pragmatique, je vais distinguer deux situations : la consommations récréative et médicative.
La consommation récréative comprendra le fait de boire parce qu'on apprécie le gout ou(i) pour se mettre dans n état modifié de conscience. A première vue, les mises en dangers dans ces circonstances sont moins fréquentes.
Je ne suis pas vraiment d’accord. J’ai entendu des histoires de gens buvant des cendriers remplis de Soupline™ (et de cendres) pendant des soirées où tout le monde se mettait dans un état modifié de conscience dans un but récréatif. Heureusement les autres ont tout de suite sorti leur téléphone pour appeler les secours… ha non pardon ils l’ont sorti pour le filmer en train de se rouler par terre en se tenant le ventre et en hurlant de douleur.

Il faut bien dire que même à jeun ça continuait à les faire marrer, donc le problème va peut-être effectivement au-delà de la consommation d’alcool.
En ce qui concerne ma propre expérience, je dois dire qu'il y a toujours eu des gens dans les soirées où j'allais qui jouaient le rôle de "médecins". Le terme n'est pas approprié mais je n'en trouve pas d'autre.
Parfois, ça a été moi ; parfois ça a été des amis à moi, etc. Je me souviens d'avoir passé du temps à côté d'une amie pendant qu'elle vomissait, à vérifier qu'elle ne perdait pas conscience, à lui apporter de l'eau, le téléphone à portée de main pour appeler les pompiers au cas où — et j'avais pourtant moi-même énormément bu. De la même manière qu'une fois une amie m'a veillée aussi alors qu'elle était elle-même ivre, parce que j'étais dans un plus "mauvais" état qu'elle.
Globalement, quand on est avec des gens qu'on connaît et en qui on a confiance, on se gère. On a une sorte de conscience qui permet de veiller sur les autres, ou de savoir que les autres vont veiller sur nous si on est parti trop loin.

Je rejoins Rooter sur la question du regard lié à la consommation d'alcool — et encore l'alcool est plutôt bien accepté, si on compare avec les autres drogues qu'on peut prendre (qui ne sont d'ailleurs pas forcément plus dangereuses que l'alcool).
J'en ai déjà parlé mais j'ai été agressée en rentrant chez moi ivre à 2h du matin. C'était l'été, en plus j'étais en robe, j'ai pris les transports en commun toute seule : c'était de ma faute ? Suis-je responsable de ce qu'il y a des mecs aussi minables pour repérer une fille bourrée et décider de la coincer contre un mur ? Et qui dit que si je n'avais pas bu, il ne m'aurait pas également agressée ?
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