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par Lux
Femme de 34 ans non vierge
#231157
Simael a écrit : 15 mars 2020, 23:44 Pas lynché au sens propre non, mais il n'y a décidément qu'un pas pour que ce soit le cas, le but est de lancer une meute contre une personne, ça s'appelle un tribunal populaire.
Si meute il y a, alors elle est autant pour que contre Polanski. Je ne vais pas refaire la liste de ses soutiens, ça ne sert à rien ; je constate également que te rappeler à quel point Polanski est soutenu par le monde du cinéma ne change rien à tes certitudes fausses, concernant son "lynchage".
J'aimerais bien savoir ce que c'est, personnellement, de subir un "tribunal populaire" et un "lynchage" alors qu'on me couvre d'argent et de récompenses.
Simael a écrit : 15 mars 2020, 23:44 Un parallèle son histoire et l'affaire Dreyfus ? Au risque de me faire l'avocat du diable, n'est-ce justement pas ce qui est en train de se passer ?
Tu n'as pas honte de dire ça ? Je pose la question avec tout le calme dont je suis capable de disposer en voyant les propos que tu es en train de tenir.
L'affaire Dreyfus, c'est un homme accusé, à tort, parce qu'il était juif. Il est absolument immonde de ta part d'oser prétendre que Polanski serait accusé à tort à cause de sa religion. Et quand je dis immonde, crois-moi, je suis encore loin de la réalité.
Polanski n'est pas victime d'une erreur judiciaire ; Polanski n'a pas été envoyé au bagne.
Un peu de décence, à la fin ! Tu me demandes d'être calme, mais enfin où est ton sens de la mesure ? Tu vas venir comparer Jean Valjean à Polanski aussi, tant que tu y es ?
Simael a écrit : 15 mars 2020, 23:44 Parce que, la meute lancé contre Polanski a commencé comme ça : c'est plusieurs femmes vers la sortie de son film qui a prétendu avoir été violé par Polanski vers la fin ds années 70.
Oui donc tu ne sais pas de quoi tu parles.
Non, ce ne sont pas "plusieurs femmes vers la sortie de son film" qui ont dit avoir été ses victimes.
Les dénonciations ont été faites tout au long de sa carrière. D'abord dans les années 70, puis en 2010, en 2017, et enfin en 2019. Il ne s'agit pas, comme tu veux le faire sous-entendre, de femmes en manque de notoriété qui auraient utilisé la sortie de ce film pour se créer un peu de lumière. Non : il s'agit de femmes qui font état de faits similaires, dans les mêmes années. Pour moi, après ce qu'il a fait à Samantha Geimer, il n'y a aucun doute qu'il a fait la même chose à toutes les autres qui l'ont accusé.

https://www.bfmtv.com/police-justice/de ... 05078.html
Simael a écrit : 15 mars 2020, 23:44 Encore une fois, du calme ! Se mettre constamment du côté d'une personne qui se dit victime, on se demande dès lors à quoi ça sert de mettre en place une justice puisque manifestement il suffit de dire qu'on a été victime pour que ce soit vrai (c'est super pratique dis donc !). Attention ! je ne dis pas qu'il ne faut pas écouter la personne, très loin de là, mais les abus et fausses accusations, ça existe aussi ! Et des femmes peuvent être aussi mal intentionnée, le cas de Johnny Depp et d'Amber Heard aurait dû faire réfléchir, mais à ce que je vois, non, absolument pas.
Tu sais quoi, de l'affaire entre Amber Heard et Johnny Depp ? Visiblement, rien. Dans la majorité des cas de violences conjugales, la victime finit par répondre et rendre certains coups, oui.
Encore une fois, j'imagine que tu vas me dire que Johnny Depp est un pauvre homme mis au ban de la société, lui qui est de toute façon incapable de faire un bon film depuis 10 ans tant il est drogué et alcoolisé sur les plateaux de cinéma. Tu vas aussi me dire que la violence qu'on voit dans cette vidéo n'existe pas, que nous l'avons inventée :



C'est peut-être à toi de réfléchir avant de parler. Johnny Depp est un drogué alcoolique, connu bien avant son idylle avec Vanessa Paradis pour des faits de violence (ça faisait marrer la presse people dans les années 90 parce que toutes les chambres d'hôtel qu'il rendait étaient mises à sac), et qui a très certainement usé de cette violence sur sa compagne qui, rappelons-le, n'a jamais eu sa notoriété, sa position dans le monde de cinéma et qui, en plus, cerise sur le gâteau, a 30 ans de moins que lui.

C'est amusant parce que tu me reproches, à moi, de croire trop vite les victimes ; mais tu n'hésites pas à croire, sans en avoir une seule preuve, que Johnny Depp était victime.
L'évidence est là : tu te mets du côté des hommes, qu'il s'agisse de Depp ou Polanski, et peu importe que les hommes soient majoritaires à faire subir des violences domestiques ou sexuelles. On se soutient entre mecs, n'est-ce pas ?
Simael a écrit : 15 mars 2020, 23:44 Je ne nie pas ce qu'il a fait pas le passé ni le minimise, mais le censurer pour des accusation dont on ne sait rien si ce n'est la parole du personne, désolé de trouver ça fort de café. Et pour rappel aussi Lux, Polanski aussi a purger sa peine, oui elle n'était pas lourde
Polanski a fait 90 jours de taule pour avoir drogué et sodomisé une mineure, ce qu'il a reconnu (pas d'erreur judiciaire, donc — merci de cesser ce parallèle indécent avec l'affaire Dreyfus).
Par la suite, la justice américaine s'est saisie du dossier en estimant qu'il n'était pas normal qu'un pédocriminel s'en sorte à si bon compte : il a fui la justice à ce moment-là, ce qui fait de lui un hors la loi qui, non, n'a pas purgé sa peine puisque cette peine a été transformée par la justice américaine, ce qui est parfaitement légal.
Polanski est un pédocriminel fugitif. Merci d'appeler les choses par leur nom.
Simael a écrit : 15 mars 2020, 23:44 Qu'on ne suive pas un artiste parce qu'il met dans ses œuvres son idéologie, ça je le comprends. t'es un mec de droite, tu peux pas écouter Rage Against The Machine, je peux pas regarder les spectacles de dieudonné pour ses "sketchs" pour la plupart à caractère antisémite et parfois homophobe, Matzneff fait l'apologie de la pédophilie dans ses livres. Polanski, tu peux chercher hein ! Il a fait de grand films et aussi des films de crotte, mais pas UNE seul fois il a fait l'apologie de viol sur mineur, aucun de ses films ne traite de ce sujet. Claude Autant-Lara est un réalisateur qui a viré à l'extrême-droite et a sorti des propos infâme et dégueulasse sur Simone Veil, je dois donc en déduire que "La Traversé De Paris" et "l'Auberge Rouge" sont des films de crotte et qu'il faut appeler à les censurer et les retirer de la circulation ? Alors je vous repose la question de fond : Faut-il forcément associer la personnalité de l'artiste avec ses œuvres ?
C'est Polanski lui-même qui fait un parallèle entre sa vie privée et son oeuvre, en comparant ce qu'il vit à l'affaire Dreyfus. Si on doit séparer l'homme de l'artiste, alors c'est à l'artiste d'éviter de faire des liens entre sa vie privée et son oeuvre.
Par ailleurs, tu peux t'exciter tant que tu veux, je ne vois pas où j'ai dit que les films de Polanski n'étaient pas bons ou faisaient l'apologie de la pédocriminalité. J'estime juste qu'en tant que pédocriminel fugitif et récidiviste, il serait logique qu'il ne bénéficie pas de tous les honneurs dont on l'entoure et qu'on se saisisse, bien au contraire, de la sortie de ses films pour discuter réellement de féminisme, de MeeToo : c'est ce qui a été fait par certains cinémas qui avaient invité des féministes pour des tables rondes autour de la sortie du film de Polanski.
L'industrie du cinéma, qui a déjà récompensé mille fois Polanski, peut simplement décider, par pure décence, qu'elle va récompenser d'autres auteurs talentueux.
Simael a écrit : 15 mars 2020, 23:44 Encore faut-il le prouver, la parole d'une personne n'est pas une preuve en soi. ça ne veut pas dire que c'est nécessairement un mensonge mais on ne peut pas prendre cela pour une preuve. Encore une fois, ne vous mettez pas automatiquement du côté d'une personne qui se prétend victime, parce que si un jour, on accuse une personne réellement innocente, il y a des gens qui vont devoir y répondre. Ne laissons pas nos émotions agir pour nous, prenons du recul et ne nous enflammons pas.
Quand on voit le peu d'accusations portées par rapport au nombre de viols, le peu de ces accusations qui donnent lieu à des condamnations... oui, pardon, ma solidarité ira toujours aux personnes victimes, parce que cela demande tellement de courage pour parler qu'il me semble évident que les fausses accusations que vous aimez tellement imaginer, vous les hommes, sont bien rares.
Pour Polanski, il n'y a aucun doute à avoir : rien que ce qu'il a fait à la première de ses victimes est suffisant pour considérer que c'est un pédocriminel. Et il a avoué les faits.
Permets-moi de penser que la douzaine de femmes qui ont témoigné de faits extrêmement similaires n'ont sans doute rien imaginé.
Simael a écrit : 15 mars 2020, 23:44 Encore faut-il le prouver, la parole d'une personne n'est pas une preuve en soi. ça ne veut pas dire que c'est nécessairement un mensonge mais on ne peut pas prendre cela pour une preuve. Encore une fois, ne vous mettez pas automatiquement du côté d'une personne qui se prétend victime, parce que si un jour, on accuse une personne réellement innocente, il y a des gens qui vont devoir y répondre. Ne laissons pas nos émotions agir pour nous, prenons du recul et ne nous enflammons pas.


Oui, je sais parfaitement qui elle est, j'ai déjà vu Baise Moi et lu son livre King Kong (sorti en 2006 pour corriger) et je la pensais justement un peu plus intelligente que ça plutôt que de se laisser emporter par ses émotions. Oui, je sais pour son viol, merci, ainsi que Adele Haennel. Oui c'est terrible ! Je sais ce que c'est, j'ai moi même été violé dans mon enfance, c'est pas pour autant que je cède aussi facilement à la colère contre le monde entier. Ma mère est une féministe, elle a toujours voulu et nous inculquer une parité entre les hommes et les femmes, ainsi qu'une de ses amies, des personnes qui ont le double de ton âge ou 15 ans de plus que toi, aucune d'entre elles ne se reconnait dans votre nouveau mouvement que vous qualifier de féministe. Ma mère à même été furieuse de voir ce qui se passait pour le cas de Polanski. Despentes et Haennel donnent l'impression qu'elles ont des comptes à régler, elles ne semblent plus vouloir une parité mais une opposition, une guerre des sexes. Navré, c'est pas le type de féminisme qu'on m'a inculqué.
Mais comment peux-tu être surpris si tu l'as lu ? Comment peux-tu ne pas avoir compris la colère, juste et nécessaire, qui était la sienne ? Comment peux-tu être surpris qu'elle défendre les personnes qui, comme elle, ont subi la domination masculine ? Ou alors, pardonne-moi de te dire ça, mais alors c'est que tu n'as rien compris à ce qu'elle écrivait et disait.
Quant au féminisme qu'on t'a inculqué, fort bien : le féminisme qui n'est pas du côté des victimes ne m'intéresse pas, mais je sais que les imbéciles utiles de la droite comme Fourest font du bien à tous ceux qui veulent paraître progressistes, sans oser aller jusqu'à dénoncer les ravages réels faits par la domination masculine (mais pas que : la domination de classe aussi joue beaucoup dans cette affaire).
Je ne pourrai jamais comprendre qu'on soit furieux (mais sérieusement ?) parce qu'un mec qui a agressé des douzaines de gamines est remis à sa place par un groupe de féministes. Surtout quand le mec en question continue d'être couvert louanges. Mais sérieux, avec les gens comme toi, c'est le monde à l'envers : Polanski continue à régner sur le monde du cinéma, et on vient nous dire "ça me rend furieux qu'on ose dire que c'est pas normal" ?
Je suis désolée mais ça me laisse sans voix. Comme si tout était détraqué dans votre façon de voir le monde : c'est le mec qui agresse, viole, qui touche le pactole qu'on vient plaindre.
Ah ça, on est d'accord sur un point : ce n'est pas le féminisme qu'on m'a inculqué. Le mien défendra toujours les faibles face aux puissants qui les écrasent.

Au passage, excellente vidéo d'Usul sur Mediapart qui parle de ce texte (pardon, mais ça vole un peu plus haut que Fourest qui rame comme elle peut pour rester la féministe estampillée extrême droite) :

par Ness
Homme de 25 ans vierge
#231160
L’article soulève des questions intéressantes.

L’auteur nous rappelle que « l’histoire de l’art grouille de salopards qui ont aussi été de grands artistes ». Oui, mais ces salopard sont morts et ne bénéficient pas de l’honneur fait à leur œuvre, qui par ailleurs est désormais appréciée avec distance, contextualisée.

Le film de Polanski n’est pas une chose hors du temps et de la société. Bien que ce soit au nom de son œuvre, le César est bien un honneur attribué à sa personne : meilleur réalisateur de l’année. Cet honneur qui lui est rendu, en connaissance de la condamnation et des accusations qui lui sont faites, ignore ostentatoirement que nous sommes dans une période de dénonciation des violences sexuelles dans le milieu du cinéma. C’est l’affirmation publique de la non-importance d’un passé d’agresseur sexuel dans l’accès à la célébrité, la reconnaissance publique. C’est dire que la morale de notre société ne condamne pas ce passé. Dans le cas de Polanski, c’est un artiste reconnu, bénéficiant de l’immunité artiste/œuvre, riche, etc. Comme d’autres grands pontes du cinéma, il a une certaine position sociale qui fait qu’il ne souffre pas les conséquences de ses actes. Ce que des féministes combattent, c’est justement cette impunité sociale.
Par ailleurs, même si ses films ne font en effet pas l’apologie du viol, c’est bien grâce à sa profession dans le cinéma qu’il se trouve en position de pouvoir abuser des femmes, non ?

Mon avis est que l’académie des Césars, en choisissant d’ignorer cela, se rend complice de cet état de fait pourtant critiquable moralement. Elle avait une chose symboliquement à ne pas faire, et elle l’a fait.

Oui, il s’agit de morale. L’auteur de l’article s’en offusque, comme si la morale était une mauvaise chose, mais c’est absurde puisqu’il n’y a pas de société sans morale.

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Derrière ce débat il y en a un autre plus large, qui a été évoqué : Qui peut faire justice ?

Ce césar à Polanski semble dire que le milieu du cinéma ne doit pas donner de conséquences à des actes de violence sexuelle. Le jugement de la personne devrait rester cantonner à une autre sphère de notre société, qui serait hermétiquement séparée du reste : les tribunaux. Là on touche au fondement même de la justice étatique : canaliser les conflits sociaux, les tirer en dehors de la sphère privée pour les faire régler par un système public.

Arrivé à ce point, il y a deux perspectives radicales qui s’opposent : - La morale et la politique doivent l’emporter sur l’Etat de droit, quitte à emporter dans leur sillon les garanties de libertés que sont la prescription et la présomption d’innocence.
- L’Etat de droit subsiste, mais reste inefficace à répondre à la demande sociale actuelle de sanction des violences sexuelles.
Assez prudemment, et sans être sûr que ce soit possible en réalité, j’essaye d’adopter une position intermédiaire. Je me méfie de la remise en cause de la prescription et de la présomption d’innocence en tant que principes guidant la justice pénale (aller dans ce sens est ouvrir la voie aux particularismes de procédure pour les crimes les plus infâmants: violeurs, terroristes, etc.). En revanche, en dehors du système de justice pénale, des acteurs privés peuvent refuser de faire travailler, d’inviter, de récompenser des personnes qui ont abusé de leur position de pouvoir sur des femmes.
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par Lux
Femme de 34 ans non vierge
#231166
Ness a écrit : 16 mars 2020, 18:49 Le film de Polanski n’est pas une chose hors du temps et de la société. Bien que ce soit au nom de son œuvre, le César est bien un honneur attribué à sa personne : meilleur réalisateur de l’année. Cet honneur qui lui est rendu, en connaissance de la condamnation et des accusations qui lui sont faites, ignore ostentatoirement que nous sommes dans une période de dénonciation des violences sexuelles dans le milieu du cinéma. C’est l’affirmation publique de la non-importance d’un passé d’agresseur sexuel dans l’accès à la célébrité, la reconnaissance publique. C’est dire que la morale de notre société ne condamne pas ce passé. Dans le cas de Polanski, c’est un artiste reconnu, bénéficiant de l’immunité artiste/œuvre, riche, etc. Comme d’autres grands pontes du cinéma, il a une certaine position sociale qui fait qu’il ne souffre pas les conséquences de ses actes. Ce que des féministes combattent, c’est justement cette impunité sociale.
Par ailleurs, même si ses films ne font en effet pas l’apologie du viol, c’est bien grâce à sa profession dans le cinéma qu’il se trouve en position de pouvoir abuser des femmes, non ?

Mon avis est que l’académie des Césars, en choisissant d’ignorer cela, se rend complice de cet état de fait pourtant critiquable moralement. Elle avait une chose symboliquement à ne pas faire, et elle l’a fait.

Oui, il s’agit de morale. L’auteur de l’article s’en offusque, comme si la morale était une mauvaise chose, mais c’est absurde puisqu’il n’y a pas de société sans morale.
Je suis à 100% d'accord avec ça : si ce film est si génial qu'on le prétend, alors on pouvait le récompenser sans récompenser son réalisateur... on pouvait récompenser ses acteurs, le film en lui-même, par exemple. Il n'était pas utile de récompenser l'homme, puisque là c'est bien Polanski, et pas son film, qu'on récompense.
La morale, comme tu le dis, c'est quelque chose d'essentiel dans une société. Peut-on, parce qu'on est riche et puissant, abuser de jeunes femmes ? C'est assez incroyable de voir que la société a du mal, encore aujourd'hui, à affirmer que c'est grave, les violences sexuelles — encore plus celles sur mineures.
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par SnapBack
Homme de 29 ans non vierge
#231169
Le cinéma, l'art... c'est surtout une question de réseaux.
Un ou une artiste primée sera récompensée par son influence, la même qui valide son travail car il faut toujours un public pour donner un prix.

Des artistes talentueux, talentueuses ne seront pas applaudis, applaudites car hors-normes, sans réseaux, trop jeunes ou pas populaires.

L'art reste une voie compliquée où ce n'est pas toujours le plus brillant qui monte car il faut pouvoir vendre et montrer son travail.
Sous peine de crever de faim... Le seul talent ne compte pas.
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par Lux
Femme de 34 ans non vierge
#231172
Ce que tu dis est d'autant plus grave, SnapBack, quand il s'agit d'un violeur récidiviste.
Voilà pourquoi je sors de mes gonds quand on me parle de "lynchage" et de "meute" qui seraient tombés sur Polanski : on envoie des mecs en prison parce qu'ils ont volé de quoi manger quand Polanski reçoit des millions et des récompenses. Gardons le sens de la mesure, pitié !
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par SnapBack
Homme de 29 ans non vierge
#231173
Lux a écrit : 17 mars 2020, 12:59 Ce que tu dis est d'autant plus grave, SnapBack, quand il s'agit d'un violeur récidiviste.
Voilà pourquoi je sors de mes gonds quand on me parle de "lynchage" et de "meute" qui seraient tombés sur Polanski : on envoie des mecs en prison parce qu'ils ont volé de quoi manger quand Polanski reçoit des millions et des récompenses. Gardons le sens de la mesure, pitié !
Le talent artistique n'est qu'une pierre du succès : le seul talent ne remplit pas ton assiette et il faut jouer de tes compétences sociales.

Si Polanski a été récompensé, il est toujours soutenu dans sa démarche par de nombreuses personnes (on récompense l'artiste, le film étant le fruit de son travail). Ce à quoi je ne suis pas pour non plus, le monde a évolué et je pense que la place existe maintenant pour d'autres personnes ayant des idées en phase avec leur temps. Je trouve ceci très gênant d'avoir honoré une personne qui garde une morale douteuse et qui n'est pas un bon exemple pour les aspirants et aspirantes artistes.

La génération de Polanski sera forcément remplacée par une autre génération, plus conscientisée sur certaines choses car le mouvement #MeToo a contribué à mettre en lumière de gros problèmes dans le monde du cinéma (l'importance du titre de réalisateur ou de producteur - tout poste à haute responsabilité - pouvant faire pression sur d'autres personnes, souvent voir quasi féminins... des dommages collatéraux ayant eu lieu sur YouTube et dans d'autres studios - dont Disney).
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par Simael
Homme de 36 ans vierge
#231188
Lux a écrit : Il ne s'agit pas, comme tu veux le faire sous-entendre, de femmes en manque de notoriété qui auraient utilisé la sortie de ce film pour se créer un peu de lumière. Non : il s'agit de femmes qui font état de faits similaires, dans les mêmes années. Pour moi, après ce qu'il a fait à Samantha Geimer, il n'y a aucun doute qu'il a fait la même chose à toutes les autres qui l'ont accusé.
Non, je ne sous-entends rien. peut-être qu'il a violé ces femmes en effet mais peut-être que non et c'est impossible à savoir car cela remonte à trop loin, ce qui me gêne dans ton discours c'est que pour toi, la certitude est de mise, tu affirmes quelque chose par des suppositions.
Lux a écrit :C'est amusant parce que tu me reproches, à moi, de croire trop vite les victimes ; mais tu n'hésites pas à croire, sans en avoir une seule preuve, que Johnny Depp était victime.
L'évidence est là : tu te mets du côté des hommes, qu'il s'agisse de Depp ou Polanski, et peu importe que les hommes soient majoritaires à faire subir des violences domestiques ou sexuelles. On se soutient entre mecs, n'est-ce pas ?
Absolument pas, je voulais parler de nuance et de ne pas juger trop vite sur les apparences, encore une fois, je ne prétend pas que Johnny Depp était une victime, à mon sens, les deux devait être aussi cinglé. Pour rappel, certaines femmes ont fait un peu leur mea culpa sur cette affaire
https://www.madmoizelle.com/amber-heard ... le-1040129
Mais je suppose que pour toi, ce mea culpa comme exemple n'est qu'une vaste blague et qui n'a pas lieu d'être en vue de tout ton discours.
j'évite simplement de basculer dans un extrême, de partir trop vite sur des conclusions, mais à quoi bon ? Que ce soit du côté des hommes ou des femmes, ça n'en prend absolument pas le chemin. Bouffez-vous entre vous !
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par Lux
Femme de 34 ans non vierge
#231205
Simael a écrit : 18 mars 2020, 01:50
Lux a écrit : Il ne s'agit pas, comme tu veux le faire sous-entendre, de femmes en manque de notoriété qui auraient utilisé la sortie de ce film pour se créer un peu de lumière. Non : il s'agit de femmes qui font état de faits similaires, dans les mêmes années. Pour moi, après ce qu'il a fait à Samantha Geimer, il n'y a aucun doute qu'il a fait la même chose à toutes les autres qui l'ont accusé.
Non, je ne sous-entends rien. peut-être qu'il a violé ces femmes en effet mais peut-être que non et c'est impossible à savoir car cela remonte à trop loin, ce qui me gêne dans ton discours c'est que pour toi, la certitude est de mise, tu affirmes quelque chose par des suppositions.
Deux choses très gênantes dans ton discours :
-tu sembles omettre qu'il a avoué pour Samantha Geimer, donc oui, c'est bien un pédocriminel
-d'après toi, si c'est ancien, autant laisser tomber, après tout on ne pourra rien prouver donc ça ne mérite pas d'être dit.
Il y a pourtant des tas de victimes qui ont réussi à se reconstruire, à aller mieux parce qu'elles ont parlé — je pense par exemple aux victimes de David Hamilton comme Flavie Flament qui ont pu aller mieux grâce à la libération de leur parole.
On ne peut pas nier l'effet essentiel de l'expression de sa douleur dans un cadre comme l'agression sexuelle. Les agressions sexuelles sont violentes et douloureuses parce qu'au-delà du traumatisme qu'elles créent, elles sont entourées d'un silence qui étouffe et qui peut aller jusqu'à tuer. Ne pas pouvoir dire ce qu'on a vécu, ne pas être reconnu en tant que victime est presque aussi douloureux que d'être soi-même une victime.
Simael a écrit : 18 mars 2020, 01:50 Absolument pas, je voulais parler de nuance et de ne pas juger trop vite sur les apparences, encore une fois, je ne prétend pas que Johnny Depp était une victime, à mon sens, les deux devait être aussi cinglé. Pour rappel, certaines femmes ont fait un peu leur mea culpa sur cette affaire
https://www.madmoizelle.com/amber-heard ... le-1040129
Mais je suppose que pour toi, ce mea culpa comme exemple n'est qu'une vaste blague et qui n'a pas lieu d'être en vue de tout ton discours.
j'évite simplement de basculer dans un extrême, de partir trop vite sur des conclusions, mais à quoi bon ? Que ce soit du côté des hommes ou des femmes, ça n'en prend absolument pas le chemin. Bouffez-vous entre vous !
Mais je devrais faire un mea culpa pour quoi, si au final tu dis toi-même qu'on ne sait pas ce qu'il s'est passé ?
Par ailleurs, je n'ai pas dit que ce mea culpa était une blague, je dis juste que ceux qui reviennent sur leurs propos font exactement ce qu'ils sont en train de condamner. Ça n'a aucun sens, en fait, de dire : "faut pas juger sur le peu qu'on sait" et en même temps de dire : "je juge la situation au vu des données qu'on a" :confused:
Après, en ce qui me concerne, je n'ai jamais fait d'Amber Heard l'image même de la violence conjugale ; il y a des tas de personnes qui sont bien plus exposées à la violence aujourd'hui et qui méritent davantage qu'on les écoute. Les victimes de Polanski, par exemple.

Personnellement, je ne "bouffe" personne. Je soutiens les personnes qui se disent victimes parce que les fausses dénonciations, contrairement à ce que racontent les masculinistes, sont très rares.
Accuser quelqu'un de viol et se mettre au-devant de la scène (dans le milieu du spectacle), aller voir les policiers, le tribunal, raconter sa vie sexuelle, son viol, être constamment soupçonné de mentir, d'avoir "aguiché" (ce qui ne changerait rien, un viol reste un viol), voilà des épreuves que personne ne peut avoir envie de vivre "par vengeance". Et c'est là qu'est le vrai problème aujourd'hui : être victime de viol, c'est la double peine. Alors oui, par solidarité, parce que moi aussi je l'ai vécu, je crois celles qui se disent victimes. Et la réalité ne me donne pas vraiment tort — Weinstein par exemple vient de prendre 23 ans de taule. J'imagine que pour lui aussi tu estimais qu'il ne fallait pas "juger trop vite", non ?
par x00
Homme de 31 ans non vierge
#231488
Je suis ni pour ni contre Polanski, je n'ai pas suivi sa vie, les témoignages etc..

Mais ce qui s'est passé aux César est assez pathétique.

Vous avez eu dans un premier temps des discours totalement hystériques des Florence Foresti etc etc...
Applaudissements unanimes de la foule, tout le monde est d'accord : Polanski et un s*l'op

Dans un deuxième temps: vote anonyme ...
Polanski récompensé.

Le féminisme est juste une posture ? une machine a faire des vue ? Un truc de parisien ?
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par SnapBack
Homme de 29 ans non vierge
#231490
Il faut séparer le jury des Césars - qui n’est pas du tout féministe - et le public qui contestait.
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