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par x00
Homme de 31 ans non vierge
#229371
Il est assez édifiant de constater qu'il n'y a que des hommes qui ont répondu à ce sujet
Tu te réponds à toi même
la majorité des personnes prostituées sont des femmes, et que l'immense majorité des clients de la prostitution (féminine comme masculine) sont des hommes.
Si tu es une fille lambda, tu fais un compte tinder, en 1 heure, tu as plus que l'embarras du choix, dans la vie tu te mets (je te cite) dans un hotel parisien, dans la rue ou autre... il y a tellement de demande que les mecs sont près à te payer.

Si tu es un mec lambda, tu rames.

C'est une différence majeure entre homme /femme . Les escorts (où ceux qui les exploitent) exploitent cette différence pour gagner de l'argent.

Que l'on soit homme ou femme, ça sert à rien de se plaindre, c'est juste les règles du jeu.

Pour la violence, c'est comme tout, à chacun ses responsabilités, j'imagine que les clients ne sont pas tous des violeurs.

Je dit pas que c'est bien ou mal, j'en sais rien. C'est facile de dire fais pas ci, fais pas ça. Les hommes ne connaissent pas réellement les difficultés que subissent les femmes, et les femmes ne connaissent pas réellement les difficultés que vivent les hommes.
Pourtant, des femmes vierges tardives, il y en a des tas. Pas une seule sur ce forum n'est jamais venue nous expliquer qu'elle envisageait d'avoir recours à un escort, ou qu'elle avait passé le cap.
Si si,
page 4
viewtopic.php?f=8&t=2566&p=174331#p174331
+ certaines où le cap a été franchi en club échangiste.

EDIT @SnapBack je te répond ici
Il ne faut pas minimiser les femmes qui galèrent aussi, ce forum en est une preuve encore.
J'ai jamais dit que les femmes ne galèrent pas. C'est juste totalement différent. Je pense que les filles ont du mal à trouver le "bon". On le voir sur les présentation. Souvent elles sont approchées par des mecs "sans intérêts", où on a un blocage au moment de passer à l'acte etc... C'est des hypothèses je suis pas une fille...

Les hommes ne peuvent pas se permettre de choisir, certains ont du mal à avoir une opportunités en 10 ans.

Mais je hiérarchise pas les difficultés loin de là. C'est juste différent. Donc voilà, c'est facile pour une fille de juger un mec. Et vice versa..
L'escort est juste une rustine... une tentative du dernier espoir pour se "débloquer"
Dernière modification par x00 le 05 janv. 2020, 21:01, modifié 5 fois.
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par SnapBack
Homme de 28 ans non vierge
#229372
Il ne faut pas minimiser les femmes qui galèrent aussi, ce forum en est une preuve encore.
Je suis d’accord avec x00 pour dire aussi que ce n’est pas blanc et noir.

La prostitution est un problème éthique pour moi mais il existe un vrai déséquilibre entre les hommes et les femmes. Cette journaliste pense en tant que femme un problème masculin alors qu’elle est juste sur ses revendications féministes. Le marché de la séduction est élitiste, c’est le jeu... on se débrouille comme on le peut car chacun fait sa route.

S’en plaindre et en pleurer sont une perte de temps malgré ces inconvénients.
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par Amaz
Homme de 29 ans vierge
#229377
Si tu es une fille lambda, tu fais un compte tinder, en 1 heure, tu as plus que l'embarras du choix, dans la vie tu te mets (je te cite) dans un hotel parisien, dans la rue ou autre... il y a tellement de demande que les mecs sont près à te payer.
Je ne suis pas d'accord, certes, peut-être que les femmes ont l’embarras du choix, mais elles l'ont pour de mauvaises raisons. Les trois quarts des mecs sont présents pour une relation sexuelle, mais pour du sérieux, ce ne doit pas être si évident que ça de trouver chaussure à son pied.
par Aurus
Homme de 31 ans non vierge
#229382
@Lux : Je n'ai jamais parlé à la place des personnes qui pratiquent la prostitution.
Ma question portait sur les escorts "libres". C'est effectivement un terme un peu utopique.
Mais tu as raison sur le fait que rien ne permet de connaitre la situation d'une escort.

Avoir recours à une escort n'est à mon sens ni normal ou naturel et n'apporte rien à la VT en soit, mise à part la perte de la virginité.

Je n'ai pas créé ce post pour en débattre, mais pour avoir des témoignages sur le sujet.
par Kyrie
Homme de 33 ans vierge
#229399
Lux a écrit : 05 janv. 2020, 19:18 La misère sexuelle n'est pas un argument suffisant, et je vous renvoie à ce lien pour y réfléchir : https://www.lemonde.fr/m-perso/article/ ... 97916.html

@Aurus, tu as visiblement très envie de passer le cap avec une prostituée, mais je te demanderai à l'avenir de ne pas parler à la place des personnes qui pratiquent la prostitution.
Si demander à Aurus de ne pas parler à la place des personnes qui pratiquent la prostitution est au fond une attente qui peut être légitime, on pourrait également te retourner la politesse en soulignant que l'auteur de cet article pourrait éviter de parler à la place des personnes qui éprouvent un manque affectif.

Du reste, cet article a été commenté par plusieurs personnes du forum donc nous l'avons lu pour plusieurs d'entre nous.
Lux a écrit : 05 janv. 2020, 19:18 Quand tu estimes qu'une femme qui te demande 150€ de l'heure "est loin de vivre dans la misère" et que donc tu estimes que ce travail est un choix qu'elle a fait sans y être forcée, tu ne pourrais pas avoir davantage tort.
Tu ne sais strictement rien des femmes que tu vas rencontrer. Rien du tout. On peut avoir retiré son passeport à une escort et lui faire faire des passes à 200€ de l'heure.
Il n'y a strictement rien qui vous permette de savoir si une femme le fait de son plein gré ou non. Au-delà de cette question-là, il reste la question des motivations, qui sont parfois profondes et difficiles. Il n'est pas très étonnant que la majorité des femmes prostituées aient été des victimes de viols ou d'agressions sexuelles.

Je défendrai toujours la cause des personnes prostituées, qui doivent pouvoir exercer dignement et en toute sécurité.
Mais jamais je ne pourrai être du côté des clients de la prostitution, qui se moquent de savoir pourquoi la personne en face d'eux fait ce métier-là, pourquoi elle en est arrivée à cette situation.
Pas grand monde, personne même je crois dans ce topic, n’a fait de camp ou de généralités, plusieurs personnes ont évoqué les difficultés que pouvez éprouver les deux parties dans une telle "transaction" loin d’être idéale pour chacun des protagonistes a priori. Aurus c'est simplement trompé si l'on peut dire (tu me corriges si je me trompe Aurus) en pensant qu'on pouvait assez facilement distinguer les personnes qui agiraient ou non sous contrainte. Désolé mais c’est toi qui vient ranger d’un côté les gentilles prostituées et les méchants clients et établir un clivage qui n'a pas forcément lieu d'être.

Enfin, tu es sur un forum où la majorité des personnes n’ont jamais été plus loin qu’une bise avec le sexe opposé alors que ta plastique t'as permis de faire payer des gens pour qu'ils puissent avoir des relations sexuelles avec toi (si on revient à ton propos sur le fait de ne pas parler à la place des autres quand on n’est pas dans leur situation, tu n'aurais limite pas droit de cité) et tu viens presque nous faire des leçons de morale sur des propos que bon nombre de personnes n’ont pas tenus.

Pas une seule personne n’a évoqué expressément le fait qu’il était normal de payer pour avoir du sexe, au pire c’était potentiellement sous-entendu dans certaines phrases. En revanche, plusieurs personnes ont évoqué cela comme un dernier recours, un constat d’échec donc des situations loin de la normalité et à laquelle on ne peut que se résigner pour un homme et s’agissant de la situation des femmes plusieurs intervenant ont souligné qu’il s’agissait vraisemblablement d’une activité entreprise en raison de contraintes en tout cas bien loin d’une activité normale.

Et d'évoquer des clivages que tu as toi-même créés ici sout la forme d'une opposition manichéenne de la prostituée contrainte de faire cette activité pour des raisons matérielles, psychologiques, et autres, pour des clients insensibles, limite pervers et se moquant "de savoir pourquoi la personne en face d'eux fait ce métier-là" (au passage si on peut te rejoindre sur le fait que nous ne pouvons pas savoir dans quelle mesure une femme exerce la prostitution de son plein gré, on peut s'interroger sur le moyen miraculeux qui te permet de sonder le for intérieur des hommes qui vont aller trouver une prostituée, certains ont très bien pu céder à leur tentation la mort dans l'âme) là où une bonne partie des propos tenus ici ont évoqué des problématiques d’ordre moral, religieux ou éthique à recourir à ce « service ».

Je ne minore pas les épreuves que tu as subies mais elles ne t'autorisent pas nécessairement à adopter un ton et des propos que je trouve particulièrement moralisateur, notamment à l'égard de personnes qui n'ont fait qu'émettre l'idée de rencontrer une prostituée et n'ont jamais franchi le cap pour des raisons d’ordre moral, religieuse ou éthique pour certains, et assez condescendant notamment lorsque tu nous encourages à réfléchir comme si on était trop c.. et qu’on t’avait attendu pour connecter nos neurones et ouvrir un bouquin.
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par SnapBack
Homme de 28 ans non vierge
#229400
Selon les pays, il y a plusieurs approches : https://fr.wikipedia.org/wiki/Prostitut ... _politique

Les personnes souhaitant punir les clients visent... simplement l'arrêt de la prostitution : si les clients manquent et sont "punis" par le fait d'avoir consommer chez une escort ou une prostituée, le métier disparaîtra petit à petit sans le fracas d'une méthode prohibitionniste (interdiction immédiate et haut risque que le métier rentre dans la clandestinité). C'est une réglementation à visée abolitionniste (soutenue par certains mouvements féministes) qui tend à réguler cette pratique jusqu'à son arrêt mais en ne blâmant pas les praticiennes.

Bien qu'actuellement, cette manœuvre est controversée (le risque de prostitution "au noir" malgré l'objectif de ne pas toucher à l'intégralité des femmes).

Mais il faudrait un réel travail de fond pour les hommes ainsi que les femmes.
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par Lux
Femme de 33 ans non vierge
#229415
x00 a écrit : 05 janv. 2020, 20:17 Si tu es une fille lambda, tu fais un compte tinder, en 1 heure, tu as plus que l'embarras du choix, dans la vie tu te mets (je te cite) dans un hotel parisien, dans la rue ou autre... il y a tellement de demande que les mecs sont près à te payer.

Si tu es un mec lambda, tu rames.

C'est une différence majeure entre homme /femme . Les escorts (où ceux qui les exploitent) exploitent cette différence pour gagner de l'argent.

Que l'on soit homme ou femme, ça sert à rien de se plaindre, c'est juste les règles du jeu.

Pour la violence, c'est comme tout, à chacun ses responsabilités, j'imagine que les clients ne sont pas tous des violeurs.

Je dit pas que c'est bien ou mal, j'en sais rien. C'est facile de dire fais pas ci, fais pas ça. Les hommes ne connaissent pas réellement les difficultés que subissent les femmes, et les femmes ne connaissent pas réellement les difficultés que vivent les hommes.
Et pourtant, il y a des tas de femmes vierges tardives ici. Comment l'expliquer alors que cela semble "si facile", d'après toi ? Comment expliquer que certaines femmes parlent de leurs échecs, suite à leur inscription sur des sites de rencontres, quand toi tu sembles penser qu'être une femme suffit pour obtenir du sexe ?
J'ai le souvenir de certains hommes ici, à qui des femmes ont proposé des plans cul, et qui n'ont pas voulu faire leur première fois de cette manière. Ce n'est pas parce que potentiellement une personne du sexe opposé va vouloir coucher avec toi pour se décharger (c'est bien de ça dont il est parfois question) que cela règle en aucune façon les problématiques liées à la virginité tardive, qui sont plutôt généralement d'ordre social et affectif, plutôt que purement sexuelles.

J'estime, pour ma part, qu'un client de la prostitution est un homme qui accepte un système majoritairement dangereux et violent pour les femmes. Je n'ai pas dit qu'ils étaient des violeurs. Je dis qu'ils participent à un système qui est, dans la grande majorité des cas, une violence faite aux femmes.

Et non, il n'y a rien de facile dans ce que je raconte ici, que ce soit mes expériences passées ou vos propos que je lis. Rien n'est facile, bien au contraire.
x00 a écrit : 05 janv. 2020, 20:17 Si si,
page 4
viewtopic.php?f=8&t=2566&p=174331#p174331
+ certaines où le cap a été franchi en club échangiste.
Peut-on s'interroger (mais encore faudrait-il être de bonne foi) sur le nombre de femmes qui envisagent un escort et le nombre d'hommes ? C'est bel et bien une problématique quasiment uniquement masculine.
Le club échangiste n'a quand même strictement rien à voir avec de la prostitution, et je trouve assez grave que tu ne sois pas capable de faire la différence. En club échangiste, les gens couchent ensemble par envie mutuelle et partagée, pas parce qu'ils ont été payés.
Kyrie a écrit : 06 janv. 2020, 14:40 Si demander à Aurus de ne pas parler à la place des personnes qui pratiquent la prostitution est au fond une attente qui peut être légitime, on pourrait également te retourner la politesse en soulignant que l'auteur de cet article pourrait éviter de parler à la place des personnes qui éprouvent un manque affectif.

Du reste, cet article a été commenté par plusieurs personnes du forum donc nous l'avons lu pour plusieurs d'entre nous.
L'article ne parle pas de manque affectif, il parle de l'argument de la misère sexuelle qui sert à justifier les comportements violents — et plus globalement, qui permet aux hommes de considérer qu'il leur est plus difficile qu'aux femmes de se passer de sexe. Il n'y a strictement aucune réalité scientifique qui puisse venir étayer cette réalité, à part des stéréotypes très bêtes qu'on se répète de générations en générations, et qui voudraient que les femmes vivent mieux que les hommes l'absence de sexualité, ce qui est faux.
Pour ce qui est de ma légitimité, j'ai été vierge tardive jusqu'à mes 27 ans. Je sais donc de quoi je parle lorsque je parle de ce sujet, et oui, j'ai le culot de croire que la sexualité d'un homme et celle d'une femme sont relativement proches, à savoir qu'il n'y a pas de besoins mais simplement des envies, et que si elles sont fortes, elles ne justifient pas certains actes violents envers autrui.
Quant à savoir qui a lu l'article, comment aurais-je pu le savoir si je n'ai pas lu le topic en question ?
Kyrie a écrit : 06 janv. 2020, 14:40 Pas grand monde, personne même je crois dans ce topic, n’a fait de camp ou de généralités, plusieurs personnes ont évoqué les difficultés que pouvez éprouver les deux parties dans une telle "transaction" loin d’être idéale pour chacun des protagonistes a priori. Aurus c'est simplement trompé si l'on peut dire (tu me corriges si je me trompe Aurus) en pensant qu'on pouvait assez facilement distinguer les personnes qui agiraient ou non sous contrainte. Désolé mais c’est toi qui vient ranger d’un côté les gentilles prostituées et les méchants clients et établir un clivage qui n'a pas forcément lieu d'être.
Et pourtant ! S'il y a bien une chose dont je suis absolument certaine, c'est qu'il y a effectivement un monde entre celui qui décide de faire payer des services sexuels et celui qui paye pour des services sexuels. Ce sont les deux faces d'une même pièce, avec d'un côté les dominants et de l'autre les dominés.
A mon sens, acheter un service sexuel n'est pas anodin, et permets-moi d'avoir constaté qu'il y avait finalement assez peu de réflexion à ce sujet sur ce topic.
Kyrie a écrit : 06 janv. 2020, 14:40 Enfin, tu es sur un forum où la majorité des personnes n’ont jamais été plus loin qu’une bise avec le sexe opposé alors que ta plastique t'as permis de faire payer des gens pour qu'ils puissent avoir des relations sexuelles avec toi (si on revient à ton propos sur le fait de ne pas parler à la place des autres quand on n’est pas dans leur situation, tu n'aurais limite pas droit de cité) et tu viens presque nous faire des leçons de morale sur des propos que bon nombre de personnes n’ont pas tenus.
Oh si, encore une fois, j'ai complètement droit de cité puisque j'ai été vierge tardive.
Tu crois que je suis arrivée comment sur ce forum ? Par l'opération du saint esprit ?
Si tu considères le fait que je me sois prostituée comme une chance (tu parles de "ma plastique", dont tu ne connais rien), alors tu n'as effectivement rien compris aux propos que j'ai tenus.
Kyrie a écrit : 06 janv. 2020, 14:40 Pas une seule personne n’a évoqué expressément le fait qu’il était normal de payer pour avoir du sexe, au pire c’était potentiellement sous-entendu dans certaines phrases. En revanche, plusieurs personnes ont évoqué cela comme un dernier recours, un constat d’échec donc des situations loin de la normalité et à laquelle on ne peut que se résigner pour un homme et s’agissant de la situation des femmes plusieurs intervenant ont souligné qu’il s’agissait vraisemblablement d’une activité entreprise en raison de contraintes en tout cas bien loin d’une activité normale.

Et d'évoquer des clivages que tu as toi-même créés ici sout la forme d'une opposition manichéenne de la prostituée contrainte de faire cette activité pour des raisons matérielles, psychologiques, et autres, pour des clients insensibles, limite pervers et se moquant "de savoir pourquoi la personne en face d'eux fait ce métier-là" (au passage si on peut te rejoindre sur le fait que nous ne pouvons pas savoir dans quelle mesure une femme exerce la prostitution de son plein gré, on peut s'interroger sur le moyen miraculeux qui te permet de sonder le for intérieur des hommes qui vont aller trouver une prostituée, certains ont très bien pu céder à leur tentation la mort dans l'âme) là où une bonne partie des propos tenus ici ont évoqué des problématiques d’ordre moral, religieux ou éthique à recourir à ce « service ».

Je ne minore pas les épreuves que tu as subies mais elles ne t'autorisent pas nécessairement à adopter un ton et des propos que je trouve particulièrement moralisateur, notamment à l'égard de personnes qui n'ont fait qu'émettre l'idée de rencontrer une prostituée et n'ont jamais franchi le cap pour des raisons d’ordre moral, religieuse ou éthique pour certains, et assez condescendant notamment lorsque tu nous encourages à réfléchir comme si on était trop c.. et qu’on t’avait attendu pour connecter nos neurones et ouvrir un bouquin.
Oui, je persiste et signe : les commentaires que j'ai pu faire, je ne les ai jamais, ou quasiment jamais lus, chez des membres du forum qui pensent à la prostitution.
Ce n'est pas parce que beaucoup de membres ne passeront pas à l'acte que je n'ai pas le droit d'exprimer ce que je pense sur la question de la prostitution, qui est une question sociale qui mérite qu'on se penche dessus, au lieu de simplement l'envisager comme une porte de sortie pour une situation certes très difficile mais qui ne sera jamais réglée grâce à la prostitution.
Peu m'importe que tu aimes ou non le ton que j'emploie. Je continuerai à l'utiliser tant que je trouverai qu'il est nécessaire, tant que je trouverai qu'il y a des comportements à interroger, des réflexes à questionner.

Je te remercie pour ta condescendance au sujet "des épreuves que j'ai subies" : j'ai bien compris que pour toi, il n'y a rien de plus grave que d'être vierge tardif (ce que j'ai été, je le rappelle), et qu'après tout, le viol et les agressions sexuelles, c'était sans doute avoir de la chance puisque "ma plastique", comme tu l'appelles, avait séduit des hommes ?

Je vois très clair dans certains propos qui sont postés ici. Il n'y a quasiment plus aucune femme qui participe sur ce forum — et très tristement, je sais pourquoi. Parce qu'à chaque fois on leur reproche de pouvoir baiser avec n'importe qui (ce qui est faux, et ce qui n'est en rien flatteur), parce qu'à chaque fois on leur reproche d'aimer les "bad boys", parce qu'à chaque fois on leur reproche de ne pas savoir ce que c'est, d'être un pauvre mâle privé de relations sexuelles.
Voilà pourquoi je continuerai à utiliser ce ton que tu détestes tant : parce qu'il y a des choses très graves qui se passent dans le monde, contre les femmes, contre les minorités, et tout cela semble parfois complètement échapper à certains hommes du forum, tout centrés qu'ils sont leurs difficultés.
Aucun d'entre vous ne répond à cette question : pourquoi est-ce si évident, pour un homme, de payer pour du sexe ? Cela ne vous interpelle vraiment pas ?

Je vous invite à lire quelques statistiques au sujet de la prostitution ; cela ne peut pas faire de mal, non ?
https://www.egalite-femmes-hommes.gouv. ... ositution/
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par Lereveur
Homme de 39 ans non vierge
#229416
Très bonne intervention de Kyrie, je me permets d'intervenir même cela va impliquer quelques redites par rapport à lui.
Lux a écrit :Il est assez édifiant de constater qu'il n'y a que des hommes qui ont répondu à ce sujet.
" Edifiant ? "

Comme indiqué dans son message initial, Aurus adressait sa question " plus particulièrement aux hommes ", et, de fait, ceux concernés, via leur vécu, par la question, ont logiquement fait part de leur expérience.

Et pour qui se renseigne un minimum sur le sujet, oui, depuis des siècles la prostitution est majoritairement féminine, et les clients sont majoritairement des hommes. Tu ne vas pas tout de même pas nous faire croire que tu découvres cela...
Lux a écrit :pourquoi il vous semble si naturel d'envisager d'aller voir une escort quand vous n'arrivez pas à avoir de relations sexuelles.
Tellement naturel que pour pas mal de VTs, il y a eu des années de doutes, de peur, d'échecs, de questions sans réponses, de problèmes sans solutions avant d'en arriver à ce stade. Et je parle d'expérience, douze ans (et pas n'importe quelle période, celle de la vingtaine) sans connaître de proximité charnelle avec une femme, c'est TRES long.

Un truc perso qui me revient, une des rares fois où j'ai un peu évoqué mes frustrations à mon père (qui n'a jamais vraiment pris la peine de me guider en matière sentimentale, autant dire que niveau éducation, il s'est foiré sur ce plan), il m'avait un peu sèchement répliqué d'aller voir une prostituée.

Ca devait être trois ou quatre ans avant que je me retrouve effectivement face à une escort ; donc non, à ces mots, je ne me suis pas écrié " bon sang, mais c'est l'évidence même, ces femmes sont faites pour ça, hâtons-nous ! " Entre, il y a eu d'autres échecs, les mêmes questionnements, y compris éthiques, contrairement à ce tu sembles penser.

Par ailleurs, ma mère qui était présent à ce moment-là n'a pas donné de son de cloche différent (et elle aussi j'ai des motifs de rancune quant à son influence sur mon parcours).
Lux a écrit :La misère sexuelle n'est pas un argument suffisant, et je vous renvoie à ce lien pour y réfléchir : https://www.lemonde.fr/m-perso/article/ ... 97916.html
Salambo l'a déjà posté dans la section " Appel à témoins " il y a quelque temps de cela, et je maintiens que je le trouve bancal.
Lux a écrit :Ce n'est pas d'un manque de sexualité dont les gens souffrent sur ce forum
Je ne vais pas parler à la place des autres, mais dans mon cas, si, j'en souffre, au même titre que du manque affectif. Les deux sont distincts, mais vont souvent de pair.
La preuve, ceux qui ont eu recours à des escorts ne sont pas devenus du jour au lendemain des tombeurs qui n'ont plus aucun problème avec la gent féminine.
En quoi est-ce une preuve de l'absence de souffrance due à un manque de sexualité ? C'est juste une évidence, payer pour avoir un accès au sexe et y accéder parce qu'on est désiré par une femme ne relève pas du même processus.
Lux a écrit :Mais jamais je ne pourrai être du côté des clients de la prostitution, qui se moquent de savoir pourquoi la personne en face d'eux fait ce métier-là, pourquoi elle en est arrivée à cette situation.
Un point fondamental à rappeler : selon tout ce que j'ai lu et entendu pendant des années, bien avant mes 30 ans, et apparemment confirmé par mon bref échange avec l'escort, la majorité de la clientèle est constitué d'hommes mûrs et en couple. On peut évidemment s'interroger et critiquer leurs motivations et leur attitude, mais le public qui nous intéresse ici, ce sont les VTs qui y ont recours : il s'avère qu'ils sont une part minoritaire, et que généralement ils se retrouvent là, on ne le répètera jamais assez, parce qu'ils sont convaincus qu'ils n'ont pas d'autre issue.
Lux a écrit :Tu vois, Aurus, je l'ai fait de mon plein gré. Je demandais assez cher et personne ne me contraignait. J'étais simplement cette fille que je croyais être repoussante, grisée par la possibilité qu'on me paye pour coucher avec moi ; cette fille violée et agressée sexuellement plusieurs fois, qui savait bien qu'en tapinant au bar d'un grand hôtel parisien, j'allais finir avec une grosse liasse de billets et une estime de moi-même encore plus basse.
Donc, si je comprends bien, tu te disais en gros à l'époque " je suis trop moche, trop nulle, personne ne voudra jamais de moi, je vais faire payer pour avoir du sexe, c'est tout ce qui me reste comme option et je ne peux pas espérer mieux. "

Bizarrement, pour bon nombre d'hommes VTs (en tout cas, pour moi, c'est donc un fait), leur réflexion a été " je suis trop moche, trop nul, personne ne voudra jamais de moi, je vais payer pour avoir du sexe, c'est tout ce qui me reste comme option et je ne peux pas espérer mieux. "

Bref, malgré la différence de position dans le schéma, le processus reste le même, avec des individus en quelque sorte prisonniers de leurs parcours comptant leurs lots de traumatismes ainsi que des structures sociales en place bien avant leur naissance et évidemment bien plus puissantes qu'eux (structures que tu évoques très régulièrement dans tes messages). Le libre arbitre ayant dans tout cela une influence hélas réduite (enfin en ce qui me concerne, je juge que je n'étais pas super dégourdi, si on ajoute un environnement défavorable à son épanouissement, fatalement...).

Que tu préfères réserver ton empathie pour les prostituées, je n'ai aucun problème avec ça, mais il faudra que tu m'expliques pourquoi j'ai la désagréable sensation que tu t'obstines à faire de la clientèle un tout, y balançant les hommes VTs pour en faire, sans le dire explicitement, d'immondes s*lauds dont le seul but dans la vie est d'opprimer la gent féminine (même si par ailleurs, je ne dis pas que homme VT égale forcément " homme bien ").

Comme l'a très justement dit Kyrie, si en tant qu'homme VT on se retrouve à passer cette étape, le plus souvent, ce n'est absolument pas de gaieté de coeur. Si, personnellement, je devais être jugé pour cela, j'imagine que la personne la plus apte à le faire serait S., l'escort que j'ai vue.

Si je on me demandais comment je décrirais un monde idéal à mes yeux, je le décrirais entre autres comme un monde où personne ne serait contraint de se prostituer, mais aussi comme un endroit où personne ne se retrouverait VT à moins de l'avoir vraiment choisi.

Sauf que nous sommes dans un monde m*rdique à bien des égards, et que sur ces deux points, malgré mes efforts, je n'ai toujours pas de solution, ni à l'un ni à l'autre.

Je repense à l'une des dernières fois où j'ai croisé une des prostituées qu'on peut trouver tard dans les rues de ma ville (et qui doivent crever de froid ces temps-ci comme je l'ai écrit récemment à un ami), et qui avait tenté d'attirer mon attention avec une phrase chaleureuse un peu genre " Salut, tu es mignon dis-moi ". J'ai noté l'ironie de cette attirance (certes intéressée) de la gent féminine à mon égard émanant d'une femme dans une situation probablement peu enviable. Deux êtres en souffrance qui se frôlent...
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par Lux
Femme de 33 ans non vierge
#229419
Lereveur a écrit : 06 janv. 2020, 19:25 Très bonne intervention de Kyrie, je me permets d'intervenir même cela va impliquer quelques redites par rapport à lui.
Tu as raison : excellente intervention qui évoque "ma plastique" comme si j'étais une bombe, qui ne prend pas le temps deux secondes de réfléchir aux situations sociales que j'évoque, et qui balaie d'un revers de la main la question des violences sexuelles subies par la majorité des prostituées. Oui, vraiment, c'était excellent.
Lereveur a écrit : 06 janv. 2020, 19:25 " Edifiant ? "

Comme indiqué dans son message initial, Aurus adressait sa question " plus particulièrement aux hommes ", et, de fait, ceux concernés, via leur vécu, par la question, ont logiquement fait part de leur expérience.

Et pour qui se renseigne un minimum sur le sujet, oui, depuis des siècles la prostitution est majoritairement féminine, et les clients sont majoritairement des hommes. Tu ne vas pas tout de même pas nous faire croire que tu découvres cela...
Non, je ne le découvre pas, mais alors pourquoi n'est-ce jamais une réflexion que je peux lire chez les hommes qui envisagent d'aller voir une prostituée ? Pourquoi les réflexions quant à un possible passage à l'acte ne tournent généralement qu'autour de la personne concernée, de son vécu, de ses souffrances, et pourquoi n'y a-t-il pas de réflexion sur ce que peuvent vivre les personnes prostituées ?
Mon message ne vient pas de nulle part, il est le fruit de lecture de ce forum depuis des années, et c'est toujours la même rengaine lorsqu'il s'agit d'évoquer la prostitution.
Je ne découvre rien, mais vous non plus, et ça ne semble pas beaucoup vous émouvoir, vous faire réfléchir, vous interpeller.
Lereveur a écrit : 06 janv. 2020, 19:25 Tellement naturel que pour pas mal de VTs, il y a eu des années de doutes, de peur, d'échecs, de questions sans réponses, de problèmes sans solutions avant d'en arriver à ce stade. Et je parle d'expérience, douze ans (et pas n'importe quelle période, celle de la vingtaine) sans connaître de proximité charnelle avec une femme, c'est TRES long.

Un truc perso qui me revient, une des rares fois où j'ai un peu évoqué mes frustrations à mon père (qui n'a jamais vraiment pris la peine de me guider en matière sentimentale, autant dire que niveau éducation, il s'est foiré sur ce plan), il m'avait un peu sèchement répliqué d'aller voir une prostituée.

Ca devait être trois ou quatre ans avant que je me retrouve effectivement face à une escort ; donc non, à ces mots, je ne me suis pas écrié " bon sang, mais c'est l'évidence même, ces femmes sont faites pour ça, hâtons-nous ! " Entre, il y a eu d'autres échecs, les mêmes questionnements, y compris éthiques, contrairement à ce tu sembles penser.

Par ailleurs, ma mère qui était présent à ce moment-là n'a pas donné de son de cloche différent (et elle aussi j'ai des motifs de rancune quant à son influence sur mon parcours).
Et tu penses donc que la réflexion de ton père était une bonne solution ?
Ce n'est pas parce que le cheminement est long (et à mon sens il l'est quasiment uniquement parce qu'il y a malgré tout aujourd'hui une certaine honte au fait d'aller voir des prostituées) que la réflexion de base n'est pas quasiment automatique. J'ai envie de dire, heureusement que vous ne passez pas le cap immédiatement en vous disant que c'est parfaitement naturel... néanmoins, chez beaucoup de VT hommes, des réflexions sur la prostitution reviennent à intervalles réguliers. C'est à mon sens une constante qui mérite d'être interrogée, socialement au moins.
Lereveur a écrit : 06 janv. 2020, 19:25 Je ne vais pas parler à la place des autres, mais dans mon cas, si, j'en souffre, au même titre que du manque affectif. Les deux sont distincts, mais vont souvent de pair.
Si le manque de sexualité pure était aussi important, alors tu irais régulièrement voir une prostituée et ce manque serait comblé. Tu n'as pourtant pas fait ce choix, il me semble.
Lereveur a écrit : 06 janv. 2020, 19:25 En quoi est-ce une preuve de l'absence de souffrance due à un manque de sexualité ? C'est juste une évidence, payer pour avoir un accès au sexe et y accéder parce qu'on est désiré par une femme ne relève pas du même processus.
Je rappelle simplement que cela ne change pas grand-chose à la situation émotionnelle ou même sexuelle d'un VT. Les témoignages postés ici me permettent quand même d'affirmer que ça n'a pas franchement servi de déclic ou de détonateur pour une vie sexuelle et/ou amoureuse bien remplie.
Voilà pourquoi j'ai plutôt envie que les hommes du forum qui se posent la question se disent : bon, si ce n'est pas très efficace, à quoi bon ?
Lereveur a écrit : 06 janv. 2020, 19:25 Un point fondamental à rappeler : selon tout ce que j'ai lu et entendu pendant des années, bien avant mes 30 ans, et apparemment confirmé par mon bref échange avec l'escort, la majorité de la clientèle est constitué d'hommes mûrs et en couple. On peut évidemment s'interroger et critiquer leurs motivations et leur attitude, mais le public qui nous intéresse ici, ce sont les VTs qui y ont recours : il s'avère qu'ils sont une part minoritaire, et que généralement ils se retrouvent là, on ne le répètera jamais assez, parce qu'ils sont convaincus qu'ils n'ont pas d'autre issue.
Donc il faudrait taper sur les hommes mûrs et en couple qui vont voir des prostituées, mais pas sur les VT parce qu'eux ont des circonstances atténuantes ?
Je suis désolée de te dire que dans les deux cas, on est face à des hommes qui probablement souffrent beaucoup (je ne sais pas en quelle langue il faut vous le dire mais être en couple ne signifie pas automatiquement être heureux, ou épanoui sexuellement, en bref ce n'est en rien une baguette magique) mais qui sont incapables de se décaler de leur propre souffrance pour envisager une réalité sociale à laquelle tristement ils participent.
Tu estimes qu'être VT est une souffrance terrible, bien pire que ce que peuvent vivre d'autres hommes : je ne suis pas certaine que cela soit vrai. Je suis même absolument certaine qu'on peut toujours être persuadé d'être le plus malheureux du monde quand on ne considère que sa propre personne, et ce, quelles que soient les circonstances.
Lereveur a écrit : 06 janv. 2020, 19:25 Donc, si je comprends bien, tu te disais en gros à l'époque " je suis trop moche, personne ne voudra jamais de moi, je vais faire payer pour avoir du sexe, c'est tout ce qui me reste comme option et je ne peux pas espérer mieux. "
Non : après des années à imaginer qu'on ne me toucherait jamais (et je le précise quand même : des années aussi sans avoir été draguée par aucun homme, à part quelques rares vieux mecs dégueulasses dans les transports en commun), j'ai couché avec tout un tas de types en mode plans d'un soir (parce que bien sûr, quand on ne s'aime pas, on imagine que personne ne pourra nous apprécier vraiment pour ce qu'on est) et j'ai eu l'envie de devenir l'objet absolu (ce que j'étais déjà un peu), celui qu'on paye pour du sexe, sans se préoccuper de ce qu'il veut, ressent, de son désir.
A l'époque j'ai vu ça comme une libération, alors qu'il s'agissait surtout de me faire du mal. Mais bon, je ne devrais pas me plaindre, "ma plastique" m'a permis d'être une puute, voilà qui devrait faire de moi une femme heureuse.
Lereveur a écrit : 06 janv. 2020, 19:25 Bizarrement, pour bon nombre d'hommes VTs (en tout cas, pour moi, c'est donc un fait), leur réflexion a été " je suis trop moche, personne ne voudra jamais de moi, je vais payer pour avoir du sexe, c'est tout ce qui me reste comme option et je ne peux pas espérer mieux. "

Bref, malgré la différence de position dans le schéma, le processus reste le même, avec des individus en quelque sorte prisonniers de leurs parcours comptant leurs lots de traumatismes ainsi que des structures sociales en place bien avant leur naissance et évidemment bien plus puissantes qu'eux (structures que tu évoques très régulièrement dans tes messages). Le libre arbitre ayant dans tout cela une influence hélas réduite (enfin en ce qui me concerne, je juge que je n'étais pas super dégourdi, si on ajoute un environnement défavorable à son épanouissement, fatalement...).

Que tu préfères réserver ton empathie pour les prostituées, je n'ai aucun problème avec ça, mais il faudra que tu m'expliques pourquoi j'ai la désagréable sensation que tu t'obstines à faire de la clientèle un tout, y balançant les hommes VTs pour en faire, sans le dire explicitement, d'immondes méchants dont le seul but dans la vie est d'opprimer la gent féminine (même si par ailleurs, je ne dis pas que homme VT égale forcément " homme bien ").

Comme l'a très justement dit Kyrie, si en tant qu'homme VT on se retrouve à passer cette étape, le plus souvent, ce n'est absolument pas de gaieté de coeur. Si, personnellement, je devais être jugé pour cela, j'imagine que la personne la plus apte à le faire serait S., l'escort que j'ai vue.
Encore une fois, ce qu'il faut comprendre, c'est que je ne suis pas en train de te dire que tu es un sale type dégueulasse (je me fiche des invectives personnelles, cela ne rime à rien), d'ailleurs nous avons déjà parlé de vive voix et il me semble que je ne t'ai pas traité comme un moins que rien (et pourtant je connaissais ton parcours) ; non, je suis juste en train de mettre des gros avertisseurs sur ce qui vous semble être quelque chose de commun ou du moins, de suffisamment commun pour ne pas vous interroger davantage sur les conséquences sociales que cela peut avoir, sur ce que cela dit des hommes et des femmes en société. Et surtout, est-ce qu'on ne voudrait pas, mince à la fin, que ça change ?!

Je sais ce que c'est, de se sentir moche, pas aimé, délaissé, seul à en crever. Je le ressens encore aujourd'hui bien souvent, et ce ne sont pas les plans cul que j'ai pu connaître qui ont changé grand-chose à ce que je ressens envers ma personne, et encore moins ces moments où je suis descendue si bas que j'ai accepté de l'argent contre du sexe. Pour autant, et c'est ce que j'ai essayé d'expliquer, cette souffrance ne doit pas oblitérer les réalités du monde dans lequel on vit ; elle ne doit pas empêcher de s'interroger sur les autres, ce qu'ils vivent, leurs souffrances à eux aussi.

Vous n'auriez pas envie, justement, que le monde devienne autre, que les hommes et les femmes puissent évoluer dans des systèmes où ils seraient égaux, où chacun pourrait vivre sa sexualité librement, sans que personne n'en souffre, en soit victime ? Vous ne croyez pas que cela pourrait aussi permettre de résoudre pas mal de problématiques liées à la virginité tardive ?
Moi en tout cas, c'est ce que des années d'abstinence et de rejet (eh oui) m'ont appris : que le monde ne tournait pas rond, et qu'il fallait qu'il évolue. Qu'on évolue, tous. Pour qu'il devienne plus doux pour tout le monde, et surtout pour les plus faibles.

Ajouté 2 minutes 29 secondes après :
Lereveur a écrit : 06 janv. 2020, 19:25 Je repense à l'une des dernières fois où j'ai croisé une des prostituées qu'on peut trouver tard dans les rues de ma ville (et qui doivent crever de froid ces temps-ci comme je l'ai écrit récemment à un ami), et qui avait tenté d'attirer mon attention avec une phrase chaleureuse un peu genre " Salut, tu es mignon dis-moi ". J'ai noté l'ironie de cette attirance (certes intéressée) de la gent féminine à mon égard émanant d'une femme dans une situation probablement peu enviable. Deux êtres en souffrance qui se frôlent...
Je suis vraiment très gênée que tu puisses mettre ta situation en parallèle avec celle d'une femme prostituée. Vraiment très très gênée. Même moi, je ne me comparerais pas aux personnes qui pratiquent la prostitution de rue...