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par katy81
ans
#106837
@Pasta tu as raison selon la signification que l'on peut donner à "mériter" ça change le sens .... mais pour moi mériter est synonyme de "digne de recevoir" (comme l'a dit Mnp) et ce n'est pas quelques choses que l'on peut accoler au bonheur.
Mériter du bonheur ou être digne d'en recevoir ce serait juste horrible ... sur quoi on va se baser pour dire untel est digne ou non.

le bonheur est quelque chose d'abstrait et selon ce qu'on attend de la vie ou ce que l'on fait de sa vie y contribue en grande partie.
D'ailleurs les autres peuvent y participer volontairement ou non. Parfois les gens nous donnent du bonheur sans le savoir ni le vouloir. Et on peut accepter aussi que les autres nous en donnent comme on peut le refuser. C'est dans ce sens aussi que l'on a le choix parfois pas à chaque fois bien sur.
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par rooter
Homme de 35 ans vierge
#106884
Je pense que l'on peut être la dernière des ordures, et tout à fait heureux. Ça n'est pas, à mon avis, une question de mérite, ni dans un sens, ni dans l'autre : tu peut passer ta vie à le chercher sans le trouver, et le trouver par hasard, sans le chercher.

On a l'art de s’arranger pour se l’interdire, souvent, par exemple. Il y a sans doute une grande partie intérieur, mais est à mon avis très lié à notre relation avec le réel.

Je parle bien sur dans cette vie (la ou les suivantes, je ne sait pas).
par downup
Homme de 37 ans non vierge
#106889
rooter a écrit :tu peut passer ta vie à le chercher sans le trouver, et le trouver par hasard, sans le chercher.
Je pense au contraire que le vrai bonheur, dans une certaine mesure, tout le monde peut s'en approcher, en le cherchant à l’intérieur de soi, en faisant les bonnes démarches pour s'efforcer à voire le monde différemment.

Ce vrai bonheur est solide, dans le sens ou il n'est pas (totalement) dépendant des aléas de la vie, des hasards des rencontres etc...

Alors bien sur cela demande plus de travail pour certains que pour d'autres.
par Mnp30
Homme de 28 ans vierge
#106893
Oui enfin visiblement chacun a sa propre vision du bonheur ,car si on est malheureux dans l’immédiat et qu'on arrive pas a savoir ce qu'il peux nous rendre heureux bon je te cache pas qu'on peux très vite sombrer dans ces condition mais passons.

Il y a des gens qui sont malheureux mais qui ne savent pas ce qu'ils veulent pour être heureux.
par Carino
Homme de ans non vierge
#106910
rooter a écrit :Je pense que l'on peut être la dernière des ordures, et tout à fait heureux. Ça n'est pas, à mon avis, une question de mérite, ni dans un sens, ni dans l'autre : tu peut passer ta vie à le chercher sans le trouver, et le trouver par hasard, sans le chercher.

On a l'art de s’arranger pour se l’interdire, souvent, par exemple. Il y a sans doute une grande partie intérieur, mais est à mon avis très lié à notre relation avec le réel.

Je parle bien sur dans cette vie (la ou les suivantes, je ne sait pas).

Entièrement d'accord avec toi .
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par Lereveur
Homme de 39 ans non vierge
#107105
Lux a écrit :Lereveur : Je ne crois pas davantage au "droit au bonheur". Il serait évidemment génial qu'on puisse tous l'atteindre, mais ce n'est pas le cas. Des exemples de gens ayant été malheureux toute leur vie, il y en a des tas (ils sont d'ailleurs souvent devenus des artistes géniaux...) : je pense à Tristan Corbière, malheureux toute sa vie ; Dante, qui n'a jamais approché sa Béatrice ; Virginia Woolf, mariée à un homme qu'elle n'aimait pas et qui a fini par se jeter dans la rivière, des pierres plein ses poches...
Pourquoi y aurait-on davantage le droit que ces gens-là ? Je sais, on vit à l'époque où la dictature du bonheur nous entoure : il faut faire du développement personnel, être heureux, baiser, avoir un chouette boulot, faire des enfants, etc. Sauf que les aléas de la vie font que nous n'accédons pas tous à ça — et je ne pense pas que ce soit une question de physique... peut-être une prédisposition à être malheureux, je ne sais pas.
Je n'ai jamais été heureuse, pourtant j'ai réussi à obtenir à peu près tout ce qui, dans ma tête, pouvait m'apporter le bonheur. Une famille aimante, des chevaux, un mec, des études qui fonctionnent bien... et pourtant c'est toujours la même mélancolie et la même angoisse de n'être que moi-même.
(Réponse en retard suite à un souci technique, et je déplace dans le sujet approprié)

Les exemples retenus m'interpellent... Personnellement, je ne désire pas particulièrement me retrouver dans le rôle de la célébrité / l'artiste / le héros maudit(e)... Une vie heureuse tranquille et discrète, ça ne me semble pas mal... En même temps, j'ai souvent ce schéma dans mes rêveries, un parcours " désabusé et sacrificiel "... Genre sauver le monde, la liberté ou ce que vous voulez, en y laissant sa jeunesse, sa vie, son bonheur... Tandis que ce seront les autres qui se délecteront des fruits (notamment sentimentaux et sexuels...). Peut-être parce que je me sens comme la bonne poire n'aimant pas notre espèce mais qui n'oublie pas qu'il en fait partie, qu'il croit à certains principes et au fait que malgré tout, nous avons la capacité de faire bien mieux...

Enfin c'est triste de se trouver dans un état d'esprit comme le tien en ayant à peu près tout ce que tu désires... Moi je rame encore pour obtenir ce qui est essentiel à mes yeux, mais j'ai appris à apprécier les petites choses, les petites victoires personnelles, pour entretenir un état d'esprit un tant soit peu positif, envers et contre tout, état sans lequel on ne peut guère avancer.
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par rooter
Homme de 35 ans vierge
#107107
Je crois qu'une vie d'homme ne suffirais pas à comprendre comment être heureux. Fort heureusement, nous partageons nos expériences, ce qui nous permet d'accéder à "d'autres vie". Pourrais-tu trouver le Graal tout seul ? Disons en creusant une série de tranchée de 3 mètres de profondeur tout les 2 mètres, de Belfast à Jérusalem, d'Alger à Helsinki ? ;) C'est impossible. Voilà pourquoi, en le cherchant seul, on peut passer sa vie à le chercher sans le trouver, et le trouver par hasard (Perceval, si tu nous entend).

Le bonheur ne peut pas être un droit parce que ce n'est pas quelque chose que l'on peut fournir. On ne peut pas rendre tout le monde heureux par décret ! Quand les père fondateurs américains parlait du droit de chacun de chercher le bonheur, curieusement, tout le monde a comprit qu'il s'agissait du bonheur matériel (propriétaire, précisément).

Je pense qu'il est fortement lié à la "prise avec la réalité". Apprendre à apprécier les petites choses de la vie, ça m'a beaucoup aidé. Les minuscule rayons de soleil, les coins de paradis entre deux tours hlm, déguster un vin bon (ou même passable), une bière fraiche, cuisiner et manger quelques choses qui nous plait en le mangeant,... J'aime bien faire la vaisselle :) Attention, rien à voir avec l'approche matérialiste ou lucrècienne.

Ça n'est pas, par contre le seul but possible de la vie. Oui, on peut se rendre le chemin plus difficile en échange d'autres buts. Et on peut quand même y arriver.
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par Lereveur
Homme de 39 ans non vierge
#107468
J'ai aussi appris à apprécier les petites choses, mais je sens que j'ai besoin d'éléments plus classiques, comme ce qui touche au domaine sentimental.

On peut dire que le bonheur est LE but de la vie si on en fait une définition large : pour certains, ça peut se résumer à, ou comporter en partie, la combinaison éculée copine - maison - enfants - labrador, mais on peut aussi y inclure les activités aussi bien physiques qu'intellectuelles : percer les mystères du passé (historien...) ou de l'univers (scientifique...), préparer l'avenir (inventeur, politique...), former les jeunes esprits (enseignants), créer des œuvres d'art, venir à bout de défis physiques... Ou simplement être " passif " (un moine qui trouve son bonheur dans la contemplation ?).

Je n'ai jamais vraiment eu de difficulté à définir le bonheur : pour moi, cela implique un lieu de vie agréable, une compagne, des proches avec qui on passe de bons moments et sur qui on peut compter, et des activités (travail, loisirs, bénévolat...) qui nous stimulent, nous épanouissent...
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par Lux
Femme de 33 ans non vierge
#107486
Lereveur a écrit :Enfin c'est triste de se trouver dans un état d'esprit comme le tien en ayant à peu près tout ce que tu désires... Moi je rame encore pour obtenir ce qui est essentiel à mes yeux, mais j'ai appris à apprécier les petites choses, les petites victoires personnelles, pour entretenir un état d'esprit un tant soit peu positif, envers et contre tout, état sans lequel on ne peut guère avancer.
Disons que j'ai ce que je pensais désirer le plus. Il se peut aussi que je me sois trompée, notamment sur la question du couple : ça ne change pas tant que ça ma vision du monde, de la vie, ma capacité à apprécier les bons moments.
Je sais reconnaître que je vis de belles choses, que j'ai de la chance. Je ne suis pas une ingrate. J'aime profiter des bons moments, des soirées avec les amis, du soleil qui vient de se lever quand je vais voir mes chevaux.
Mais quand je me pose et que je réfléchis, je ne m'estime pas heureuse. Parce que je sais que j'ai du mal à être satisfaite. C'est un problème, l'insatisfaction chronique, et je crois que j'en souffre. A voir comment je vais pouvoir essayer de m'en défaire, de me raisonner... probablement aussi qu'il y a des choses qui me manquent réellement, mais que je n'ose pas encore me l'avouer.
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par rooter
Homme de 35 ans vierge
#107530
Je crois que c'est une erreur d'associer la passivité à la sérénité des moines ou de ceux qui méditent. A mon avis, il ne s'agit pas de ne riens ressentir, mais d'être en colère parfois, parfois agacé, parfois déprimé,... Et de simplement laisser passer tout ça dans notre esprit. Le bonheur n'est pas un état parfaitement serein et équilibré, ce serait l'immobilité. Or le monde change, lui.

Peut-être que notre esprit est comme l’univers, les émotions des supernova. Est-ce que les supernova perturbe l’univers ? Pas du tout, elle sont beaucoup trop petites. Mais elles sont quand même là.
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