Vous avez un problème de santé d'ordre sexuel ? Cette rubrique est faite pour vous.
par Tyrus
Homme de 32 ans non vierge
#230106
Hello,

Je voulais savoir si quelqu'un ici avait pris des antidépresseurs ?
J'ai lu divers sites qui en parlent mais j'aimerais plutôt avoir des témoignages sur les effets exacts, histoire d'avoir un peu de concret.
Avatar de l’utilisateur
par VACN
Homme de 26 ans non vierge
#230108
À partir du moment où ils sont prescrits, je ne vois pas où est le problème. Juste, il me semble qu'ils peuvent... causer la dépression s'ils sont mal dosés.
Avatar de l’utilisateur
par Amaz
Homme de 29 ans vierge
#230110
Je n'ai jamais pris antidépresseur. Je n'ai aucun avis sur la question et je ne suis pas médecin, je n'y connais rien à tout ça, j'ai pris à de rares occasions des anxiolytiques et l'effet est puissant, en peux de temps on finir par se sentir comme anesthésié, on se sent plus léger.
par Tyrus
Homme de 32 ans non vierge
#230112
VACN a écrit : 22 janv. 2020, 19:54 À partir du moment où ils sont prescrits, je ne vois pas où est le problème. Juste, il me semble qu'ils peuvent... causer la dépression s'ils sont mal dosés.
Le problème peut etre les effets secondaires, je me méfie beaucoup plus de ce que les médecins prescrivent, je lis beaucoup plus les notices qu'avant.

Merci pour vos témoignages.
par Tyrus
Homme de 32 ans non vierge
#230121
Mon automédication se limite à prendre de l'aspirine quand je sens que ma tête va exploser ou bien un exipient style colludol quand mon mal de gorge devient infernal.
Je suis au courant de l'implication des antidépresseurs et de leurs effets secondaires (c'est bien pour ça que je ne me suis pas encore lancé là-dedans). J'attends le bon moment pour pouvoir m'en faire prescrire et démarrer.

Je ne dénigre absolument pas le travail des médecins. Mais je me soigne quand vraiment c'est nécessaire et après avoir étudié les notices des médicaments qu'on m'a prescrit.
Avatar de l’utilisateur
par Burden
Homme de 26 ans vierge
#231569
Alors Tyrus j'ai moi-même pris des anti-dépresseurs pendant près d'un an.
Le psy m'en a prescrit à un moment ou j'allais pas bien du tout, j'avais beaucoup maigri, plus d'énergie, insomnies etc,...je me suis dis autant essayer c'est pas un cacher qui va pouvoir empirer les choses. Finalement ce sont les anxiolytiques qui ont amélioré mon état.
J'ai fait des recherches au moment où j'en prenais, voilà à peu près ce que j'en ai tiré, et il faut bien se dire que c'est seulement mon avis;
Pour faire simple en général les anti-dépresseurs augmentent augmentent le taux de sérotonine dans le cerveau (la sérotonine, en gros, fait qu'on sent bien dans sa situation, c'est un peu le neurotransmetteur de la sérénité). Dit comme ça ça a l'air plutôt bien, et d'ailleurs ça explique pourquoi cela réduit le risque de suicide après la période de "mise en route" qui dure quelques semaines. Le problème c'est que souvent les patients qui vont chez le psy ne comprennent pas vraiment la raison de leur mal-être, et en général les psys, face à un patient qui avoue avoir des idées noires ou des pensées suicidaires, vont prescrire naturellement un anti-dépresseur (je pense qu'on ne peut pas trop les blâmer là dessus). Sauf que la dépression est par principe une maladie qui diminue "l'élan vital", c'est à dire; dans beaucoup de cas le dépressif est une personne qui procrastine, passe son temps à faire des activités qui nécessitent le moins d'effort et qui n'ont pas d'intérêt, tout simplement parce que la dépression induit une grande fatigue morale (et qui lui semble physique). Je précise bien que ce n'est pas dans tous les cas.
Deuxièmement une chose importante à savoir, la sérotonine agit à l'encontre de la dopamine. La dopamine est procurée par exemple par le sucre, le gras, la cigarette, la plupart des drogues enfin toutes les bonnes choses en fait x). Du coup les junkies sont des gens dont la chimie du cerveau est fortement inclinée vers la dopamine, leur taux de sérotonine est donc en théorie plus faible. Alors on peut se dire "chouette un anti-dépresseur va me faire devenir l'inverse d'un junkie". (enfin moi je me suis dit ça). Mais en sachant que la dépression diminue "l'élan vital", le dépressif n'est-il pas déjà l'inverse d'un junkie? Car après tout, il suffit de regarder Requiem for a Dream pour voir à quel point un junkie est prêt à tout pour obtenir sa drogue, si ça c'est pas de l'élan vital...

Bon tout ça c'est un peu de la théorie. Ayant eu de vrais problèmes d'addiction, j'ai bien ressenti l'effet qu'avait la diminution de la dopamine et ça m'a fait souffrir, je me suis senti ralenti, vieilli, j'avais beaucoup moins de libido. Enfin je sais pas trop comment décrire ça. Mais quelque part je pense que ça m'a quand même fait du bien sur le long terme, ça a sans doute contribué à me rééquilibrer un peu, à me faire avoir d'autres centres d'intérêt que les choses qui procurent un plaisir immédiat. Mais je n'en suis pas certain. Ce dont je suis certain c'est que le sport, le fait de se nourrir mieux, lire, jouer d'un instrument,... toutes ces choses m'ont bien plus aidé.

La conclusion à tirer de tout ça c'est que personne ne réagit de la même manière à ces médicaments, et je pense que malgré tout ce qu'on entend sur leur dangerosité (bon c'est vrai que ça m'a donné comme des envies de suicide dans les premiers temps ), ça ne peut pas faire de mal, quand on est au fond du trou, de chambouler un peu l'équilibre chimique de son cerveau.
x00, JaneDarc aime ça
par LiPo
Homme de 26 ans non vierge
#231601
Je n'en ai jamais pris pour ma part, mais je m'interroge... Tu sembles t'être bien renseigné sur la question, comment as-tu géré la période "après" ? Et aussi, as-tu eu l'impression à une certaine période que les effets bénéfiques du début avaient totalement disparu ?

(Enfin, je dis "tu", mais si quelqu'un d'autre a des réponses, je suis preneur !)
Avatar de l’utilisateur
par Burden
Homme de 26 ans vierge
#231604
Après les quelques semaines nécessaire à la mise en route du médicament tu veux dire? J'avais des hauts et des bas, je crois plus qu'avant mais à choisir entre un état de non-vie perpétuelle et un état où parfois ça va très mal, parfois très bien je préfère la deuxième solution. C'est un sujet très compliqué la prise d'AD parce que franchement je crois que personne ne comprend vraiment le processus qui en résulte. C'est une expérience à avoir quand on va vraiment mal car au moins ça change les choses, mais pas de manière continue et stable, (en tout cas pas dans mon cas). Il y a un moment où on rechute forcément, donc il faut tenter de canaliser sa souffrance par un autre moyen, par quelque chose que l'on maîtrise et que l'on comprends, enfin c'est mon avis. Le problème des AD c'est que ça fait aller bien pendant quelques temps, aller mal quelques temps,... et sans qu'on sache pourquoi finalement. Donc oui les effets disparaissent, et avec le temps les effets bénéfiques semblent s'estomper.
Concernant ce qu'a dit VACN "provoquer l'augmentation de la dépression si ils sont mal dosés", je crois que c'est hors de propos. Je pense que la souffrance que l'on ressent en début de traitement est en quelque sorte "naturelle", c'est peut-être une preuve de son bon fonctionnement. C'est un peu le principe de l'abstinence quelle qu'elle soit, si on se prive de quelque chose que l'on prend régulièrement et qui nous procure du plaisir, si ensuite on s'en prive le manque va être plus ou moins grand en fonction de ce que c'est, mais, si on reprend cette habitude après cette pause le plaisir va être plus grand. Ce n'est qu'une spéculation mais il se pourrait que les AD provoque un manque au début, puis le fait d'aller mieux par la suite serait comme un phénomène d'endurcissement à ce manque. Ce que je trouve assez malsain dans les AD, c'est que ce "manque" ou "douleur" exacerbé en début de traitement, ne vient d'aucun effort, d'aucune privation réelle. Mais ça pourrait être un moyen d'habituer de nouveau le cerveau à l'effort, de l'habituer à canaliser le manque.

J'ai conscience que ce que je viens de dire est tout-à-fait sujet à débat, de plus je vois les choses de mon point de vue c'est à dire du point de vue de quelqu'un qui ressent de l'anxiété et des baisses de moral principalement à cause d'une sensation de manque diffus qui n'a pas d'objet réellement je crois.
par Marcorel
Homme de 32 ans non vierge
#231613
J'en ai déjà pris, ainsi que des anxiolytiques. Pas pour une durée très longue cela dit. J'avais l'impression de prendre un doliprane, jamais vu un quelquonque autre effet pour ma part.