Venez ici pour discuter de vos complexes sexuels.
Par Max56
Homme de 30 ans vierge
#214941
Je comprends le ressenti....

C'est pareil aussi des fois je me sens vraiment Ă  l'Ă©cart.

L'anniversaire des 30 ans en mode tunnel personne.
2 copains l'ont appris hier et ne comprennent pas que je ne fasse rien..... Bref

Mon pote qui Ă©tait volage et oĂč tout allait mal, tout d'un coup la roue tourne pour lui, il a trouvĂ© naturellement et par hasard une nana avec qui ils vont vivre ensemble des la semaine prochaine.
Bref truc de ouf quoi, tout ça sa se passe autour de moi et je ne comprends comment ça se passe.

La ou moi les quelques nanas que j'ai difficilement cĂŽtoyĂ© ont toute fait le mĂȘme coup de la fuite sans raisons Ă©noncĂ©es

Bref dur dur des fois

On se sent immobile, mais le monde bouge autour de nous.
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Par Amaz
Homme de 28 ans vierge
#214946
Je compatis Ă  chacun de vos messages, j'ai aussi par moment le sentiment d'ĂȘtre en dĂ©calage. Et il y a de quoi l'ĂȘtre... Lorsque j'entends les gens qui par de leur ''chez soi'', dĂ©jĂ  rien que ça me diffĂ©rencie, car je n'en ai pas de chez moi au sens propre et j'en ai tellement honte, que je n'en parle pas, lorsque dans mon boulot la question de la famille est lancer, je raconte des mensonges... C'est lĂ  seul solution que j'ai trouvĂ© pour me protĂ©ger.

Pour le reste, instabilité pro ect, là en revanche, je ne me sens pas forcément différent, car ceux avec qui je travaillais le sont aussi dans l'instabilité pro.
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Par Valsiny
Homme de 31 ans vierge
#214959
Je partage ce sentiment d'ĂȘtre en dehors du monde. Spectateur derriĂšre la vitre, qui regarde les autres s'agiter, et les envie quelquefois.

Plus précisément, je me sens en dehors d'un monde. Je suis gay, j'ai un entourage qui partage largement mon orientation sexuelle, je participe à la Gay Pride chaque année et il y a peu je travaillais pour une revue. Mais tout ce qui se rattache à ces mots, gay, homosexuel, LGBT, m'est étranger. Si l'on parle de ces gens on pense aux difficultés qu'ils ont à vivre leur orientation, qu'ils vivent toutefois. Moi, comme je ne vis rien, il m'arrive de me dire, involontairement : "Je ne suis pas gay."
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Par Lereveur
Homme de 38 ans non vierge
#214971
@ Florent : Elle est usĂ© du terme " lunaire ", dans le sens de rĂȘveur, je pense. Rien de mal Ă  ça, si ce n'est que les gens se font parfois des idĂ©es en se basant uniquement sur la tĂȘte que tu fais, comme par exemple : tu es juste dans tes pensĂ©es -> pour certains ce sera " oh la la, tu mets de la distance avec moi ".
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Par katy81
Femme de 38 ans non vierge
#215068
Le sentiment de ne pas appartenir Ă  ce monde est logique des que l'on ne rentre pas dans une norme.
Pas de boulot, pas de logement, pas de relation amoureuse, etc....

Comme dit Lux tout ce la sociĂ©tĂ© nous montre "doit" ĂȘtre la norme de fait au final on se sent en dĂ©calage voir pas Ă  sa place ou marginal. Et mĂ©fiez vous de ce que raconte les gens, beaucoup cachent leur vrai vie. Pour ce qui est des histoire d'amour la rĂ©alitĂ© dĂ©passe rarement la fiction ;-)

Pour le "lunaire" je pense que c'est un trait de caractÚre, je le suis aussi et pour rien au monde je ne changerai ça.
JaneDarc aime ça
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Par Amaz
Homme de 28 ans vierge
#215076
Tout Ă  fait d'accord avec Katy :)

Beaucoup cachent leur vie, ils vous montreront ou ne vous parleront que des réussites et de la façade, celle qui est belle de l'extérieur, mais l'intérieur est souvent bien plus ''mordbide'' façon de parlant que nous l'imaginons. C'est un peu comme sur Facebook. C'est qu'une petite partie de la vie des gens auxquelles vous avez affaire.

Je l'ai vue et revu au travers de mes divers jobs, beaucoup de gens sont presque dans l'obsession de briller en sociĂ©tĂ©, et Ă  les entendre parler, tout est parfait dans leur vie, le marie ou la femme est formidable, les enfants sont extraordinaires, mais lorsque vous prenez le temps de gratter la surface, ce n'est souvent pas la mĂȘme histoire ;). La personne vous aura omis de dire qu'un de leur enfant ou que le conjoint est au chĂŽmage (par honte) ou ils vous auront omis de dire que la maison dont ils sont propriĂ©taires est en rĂ©alitĂ©, une maison louer et ainsi de suite. Beaucoup hĂ©las, cherchent Ă  se rassurer Ă  travers les yeux d'autrui et vont jusqu'Ă  mentir ou tout du moins grossir certain trait ''positif'' de leur vie.
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Par Valsiny
Homme de 31 ans vierge
#215077
Je ne suis pas sûr que le sentiment d'extranéité soit réductible à une histoire de normes. Du moins, pas si l'on réserve les normes à ces schémas et modÚles hypocrites tels qu'on les voit illustrés par le cinéma et les réseaux sociaux, et qui sont comme un vernis léger qu'un simple grattage suffit à faire tomber. Ces normes-là ne me semblent correspondre qu'en petite partie à ce que décrit l'auteur de cette discussion.

Je parlerais pour moi. Quand je me sens étranger, je pense moins normes que rÚgles du jeu. Ces rÚgles du jeu social n'ont rien de superficiel, elles sont d'autant plus fortes qu'elles sont inconscientes et ne pas les maßtriser revient objectivement à ne pas faire partie du jeu. Je pense aussi au rapport au monde dont on est l'héritier involontaire, et qu'on peut fort bien juger inhabitable : et ce n'est pas comme s'il suffisait de le vouloir pour changer d'avis.

Je pense enfin que nous sommes des individus mondains. Fait rare dans l'histoire. Individus, parce que nous tenons Ă  notre singularitĂ©, notre unicitĂ©, et nous nous encourageons mutuellement Ă  la dĂ©velopper. Mondains, parce que nous avons besoin que les autres, qui ne sont pas nous, fassent plus que tolĂ©rer ce que nous sommes et qu'ils ne sont pas. On sait bien Ă  quel point c'est difficile, et nous viennent spontanĂ©ment Ă  l'esprit, quand nous y pensons, des exemples de minoritĂ©s plus ou moins rejetĂ©es. Mais si un groupe entier peut-ĂȘtre tenu Ă  l'Ă©cart, regardĂ© comme Ă©lĂ©ment Ă©tranger, il est fort concevable qu'un individu isolĂ© puisse l'ĂȘtre aussi, ou du moins sentir que s'il vivait trop comme il entend, comme il devrait vivre pour vivre bien, il risquerait cette mise Ă  l'Ă©cart (ce qui revient au mĂȘme : il se met Ă  l'Ă©cart de lui-mĂȘme pour ne pas l'ĂȘtre des autres).