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Par Amelie
Femme de 38 ans vierge
#174434
Pour ma part, c'est plutĂŽt le contact physique qui me manque, je ressens le besoin d'ĂȘtre prise dans les bras, mais je n'assimile pas ça Ă  un besoin sexuel. AprĂšs tout, pour les bĂ©bĂ©s le contact physique est tout aussi important que manger ou dormir, dommage que nous les adultes, on a oubliĂ© ça. Je crois qu'il y a tout un tas d'autres besoins qui viennent de l'enfance qui priment sur le besoin sexuel, le besoin de se sentir compris, acceptĂ©, en confiance, important pour quelqu'un. Tant qu'on n'a pas ça, difficile de profiter de la sexualitĂ© juste pour s'amuser. En tout cas, c'est mon opinion, mais je crois que je suis en minoritĂ©, je ne pense pas que ce sujet a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© Ă©voquĂ© sur le forum.
Par Hyperion
ans
#174445
Non ce sujet n'as pas été évoqué sur le forum en tant que tel, mais il y a eu plusieurs messages tendant vers ces besoins particuliers.

J'ai fait quelque recherches sur internet, et je ne sais pas si c'est vrai, mais il semblerait que la pornographie créerait à la longue des ravages sur le cerveau (notamment sur tout ce qui a trait au systÚme de récompense, à la mémorisation aussi). Quelqu'un est au courant de cela?

Ensuite, je me demande si à notre époque, le fait qu'il soit difficile de faire des rencontres hors internet n'aurait pas accentué ces besoins dont parle Amélie?
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Par Blue284
Homme de 27 ans non vierge
#174449
Amelie a Ă©crit :Pour ma part, c'est plutĂŽt le contact physique qui me manque, je ressens le besoin d'ĂȘtre prise dans les bras, mais je n'assimile pas ça Ă  un besoin sexuel. AprĂšs tout, pour les bĂ©bĂ©s le contact physique est tout aussi important que manger ou dormir, dommage que nous les adultes, on a oubliĂ© ça.
Apparemment, toi tu n'as pas oubliĂ© ce besoin :wink:. Et je te rejoins d'ailleurs sur ce besoin de contact, je le ressens aussi. Sans rentrer dans les dĂ©tails, je remarque pour ma part avec Amapola que j'aime vraiment beaucoup les moments oĂč on a ce contact justement et que ça me procure beaucoup de bien-ĂȘtre (le fait d'ĂȘtre dans les bras l'un de l'autre, de se faire des cĂąlins - gentils j'entend, je ne parle pas de sexualitĂ©). Je ne pense pas que tout le monde ressente forcĂ©ment ce besoin par contre.

Ça me fait rappeler une BD que j'ai achetĂ© et lue rĂ©cemment, on y trouve un chapitre consacrĂ© aux "5 langages de l'amour" ou l'auteure explique que selon un certain Gary Chapman il existe 5 maniĂšres (principales) pour exprimer et recevoir de l'amour et que les gens ont plus ou moins de sensibilitĂ© dans chacune des 5. On y trouve le fait de passer des moments privilĂ©giĂ©s, se dire des mots encourageants, s'offrir des cadeaux, se rendre des services et se toucher (toujours pas nĂ©cessairement dans le sens sexuel hein). Je sais pour ma part que je me retrouve Ă©normĂ©ment dans le premier et le dernier (moments privilĂ©giĂ©s & toucher). Chacun a donc diffĂ©rentes sensibilitĂ© et c'est sans doute normal que des gens ressentent certains besoins plus que d'autre. Il est dit d'ailleurs dans la BD qu'un exercice Ă  faire en couple est justement de voir les prĂ©fĂ©rences de chacun pour qu'ensuite chacun puisse savoir ce qui plait Ă  l'autre. Si quelqu'un par exemple est sensible aux cadeaux et l'autre non, le second Ă  tout intĂ©rĂȘt Ă  faire de temps en temps des cadeaux au premier car ce dernier sera capable de l'apprĂ©cier et de prendre cela comme un signe d'affection. Le second, s'il reçoit un cadeau mĂȘme s'il s'en fiche un peu saura interprĂ©ter ce cadeau par un signe d'affection (car il sait que c'est comme ça que son partenaire s'exprime). Je ne sais pas si c'est trĂšs clair ou pas.
Amelie a écrit :Je crois qu'il y a tout un tas d'autres besoins qui viennent de l'enfance qui priment sur le besoin sexuel, le besoin de se sentir compris, accepté, en confiance, important pour quelqu'un. Tant qu'on n'a pas ça, difficile de profiter de la sexualité juste pour s'amuser. En tout cas, c'est mon opinion, mais je crois que je suis en minorité, je ne pense pas que ce sujet a déjà été évoqué sur le forum.
Je pense que c'est important aussi, on pourrait peut-ĂȘtre mĂȘme le rĂ©sumer par le besoin d'ĂȘtre aimĂ© (au sens ĂȘtre aimĂ© de maniĂšre inconditionnelle, pas dans le sens de l'attachement).
Je ne sais pas si on ne peut pas tout de mĂȘme profiter de sa sexualitĂ© mĂȘme sans ça, ce qui est certain en revanche c'est que c'est tout de mĂȘme quelque chose de normal et de primordial. Nous avons tous besoin d'ĂȘtre aimĂ© et c'est normal.
Je ne vois pas pourquoi tu serais en minorité d'ailleurs, Amelie :open_mouth:.
Hyperion a écrit :J'ai fait quelque recherches sur internet, et je ne sais pas si c'est vrai, mais il semblerait que la pornographie créerait à la longue des ravages sur le cerveau (notamment sur tout ce qui a trait au systÚme de récompense, à la mémorisation aussi). Quelqu'un est au courant de cela?
Ce dont tu parles me dis effectivement quelque chose mais je ne suis pas certains que le porno soit seul et unique responsable. Je dirais plutÎt que c'est le fait de tout obtenir tout de suite en général (notre attitude de consommateur, en somme) qui engendre ça.
Hyperion a écrit :Ensuite, je me demande si à notre époque, le fait qu'il soit difficile de faire des rencontres hors internet n'aurait pas accentué ces besoins dont parle Amélie?
Je ne suis pas certains, je crois plutÎt que c'est le fait de ne pas faire de rencontre tout court qui provoque ça, c'est plus un manque de relation en soi.
Par Amelie
Femme de 38 ans vierge
#174456
@Blue: Je pense ĂȘtre en minoritĂ© parce que j'entends si souvent sur le forum qu'il ne faut pas ĂȘtre amoureux pour coucher, il faut juste avoir du dĂ©sir. Moi je dirais autre chose, il faut juste avoir le courage de se montrer vulnĂ©rable. Et parfois ça veut dire accepter qu'on a d'autres besoins, que j'ai citĂ©s, qui passent avant la sexualitĂ©. Mais on est conditionnĂ© Ă  lier histoire amoureuse et sexe alors que pour moi ce serait en premier lieu 'espace de confiance oĂč l'on peut se montrer tel qu'on est, de la mĂȘme intensitĂ© que les relations dysfonctionnelles dans le passĂ© qu'on a eu avec les parents ou avec d'autres partenaires.'
Yellenah, Luna28 aime ça
Par Hyperion
ans
#174459
Je suis d'accord sur le point qu'il faut du courage pour se montrer vulnĂ©rable. Or dans la SociĂ©tĂ©, la VulnĂ©rabilitĂ© chez l'homme n'est pas acceptĂ©e et est mĂȘme rejetĂ©e car ce n'est pas dans les caractĂ©ristiques de la "masculinitĂ©" ou de la "virilitĂ©".

Par exemple, je trouve plus intĂ©ressant qu'un homme pleure, car rĂ©ceptif Ă  ses Ă©motions, qu'un homme qui se retient et essuie ses larmes pour ne pas montrer sa vulnĂ©rabilitĂ© Ă©motionnelle. (Moi-mĂȘme j'essaie de me lĂącher face Ă  cette Ă©motion mais j'ai beaucoup de mal car inconsciemment je me bloque).

@SnapBack: Je ne sais pas si c'est le fait de tout vouloir tout de suite, dans les infos que j'ai trouvées, on ne parlait pas de cette envie d'avoir tout dans l'immédiat. Je pense que c'est difficile de s'en sortir, pas impossible mais que pour ceux et celles qui sont VT, cela peut créer un problÚme le jour J. (En tout cas c'est ce que je ressens personnellement).
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Par Lux
Femme de 32 ans non vierge
#174481
Amelie a Ă©crit :@Blue: Je pense ĂȘtre en minoritĂ© parce que j'entends si souvent sur le forum qu'il ne faut pas ĂȘtre amoureux pour coucher, il faut juste avoir du dĂ©sir. Moi je dirais autre chose, il faut juste avoir le courage de se montrer vulnĂ©rable. Et parfois ça veut dire accepter qu'on a d'autres besoins, que j'ai citĂ©s, qui passent avant la sexualitĂ©. Mais on est conditionnĂ© Ă  lier histoire amoureuse et sexe alors que pour moi ce serait en premier lieu 'espace de confiance oĂč l'on peut se montrer tel qu'on est, de la mĂȘme intensitĂ© que les relations dysfonctionnelles dans le passĂ© qu'on a eu avec les parents ou avec d'autres partenaires.'
Personnellement, je dis ça pour déculpabiliser les gens. Beaucoup s'interrogent : est-ce que c'est bien si je le fais alors que je ne suis pas amoureux ? Il n'y a pas de bien ou de mal. Il n'y a que le bien ou le mal qu'on peut se faire à soi, et faire l'amour si on en éprouve le désir, ce n'est pas mal.
AprĂšs, la question de la vulnĂ©rabilitĂ© est juste, mais on peut faire l'amour sans se montrer vulnĂ©rable — ce qui n'est pas forcĂ©ment une bonne chose en soi, mais j'en ai souvent fait l'expĂ©rience.
Le besoin dont tu parles n'est pas forcĂ©ment liĂ© Ă  la sexualitĂ©, comme tu le dis toi-mĂȘme. On entre dans autre chose alors, qui n'a pas grand-chose Ă  voir avec le dĂ©sir ou avec le sexe, mais avec l'affection. Et effectivement, pour donner de l'affection et en recevoir, il faut accepter de se montrer vulnĂ©rable. Et pour ça il faut dĂ©passer quelques blocages, qui peuvent ĂȘtre liĂ©s effectivement Ă  la pression sociale sur le genre (les hommes ne doivent pas aimer les cĂąlins, pleurer, etc) mais pas seulement : j'ai beaucoup de mal Ă  me montrer vulnĂ©rable, alors mĂȘme que je ne suis pas un homme. Comme si je perdais une forme de contrĂŽle...
Par Louis
Homme de 32 ans non vierge
#213632
tam a écrit :Tiens d'ailleurs, les hommes qui passent par ici, que pensez-vous des femmes qui se masturbent et/ou regardent du porno?
Je ne vois aucun problĂšme Ă  ce qu'une femme se masturbe ou regarde du porno. Au contraire, tant mieux si elle peut se donner du plaisir. Et comme d'autres membres le disent, peut-ĂȘtre que pour certaines personnes, cela leur permet de se sentir plus Ă  l'aise dans leur corps.

Au sujet du désir, il y a un élément chez les hommes pour lequel je ne sais pas s'il existe un équivalent féminin :
Chez nous, il arrive de temps en temps d'avoir une érection incontrÎlée, mais pas liée à un désir sexuel : le matin en se levant (la fameuse bosse du matin..), parfois aussi quand on a une envie d'uriner et qu'on se retient. Or, une fois le sexe en erection, celui-ci devient beaucoup plus sensible, et cela peut amener à des pensées sexuelles et un désir. Il m'est arrivé d'avoir ce genre d'erection incontrÎlée, qui m'a par la suite généré un tel désir que seule la masturbation a permis de faire baisser la température.

Est-ce qu'un phĂ©nomĂšne du mĂȘme genre arrive aussi aux femmes ?