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par Lamperouge
Homme de 34 ans vierge
#220721
Tout à fait d'accord avec Eeyore, hélas j'ai l'impression que c'est une image assez répandue dans la société. En tout cas j'ai le sentiment d'avoir toujours été entouré par cet espèce de consensus. Il y a un an ou deux j'ai acheté une série de bouquins parlant de séduction, par curiosité de ce qu'on pouvait y trouver. L'un d'entre eux évoque très clairement dans son premier quart la séduction par cette image, je cite : "J'avais compris. La femme n'a pas été conçue pour chasser l'homme mais pour être chassée par lui ! Je dis être chassée dans le sens où l'homme doit aller vers la femme, il doit l'aborder. La femme attend de l'homme qu'il vienne à elle, s'intéresse à elle, mais n'est pas conçue naturellement pour l'inverse. Elle doit développer une logique de proie dont découle une stratégie de proie (active ou passive)". Le champion qui a écrit ces lignes s'appelle Jean-Paul Benglia, un bouffon notoire mais ça je ne l'ai découvert qu'après cette lecture.

Ce doit d'ailleurs être là que j'ai fermé et rangé le livre loin de ma vue. C'est très éloigné de mes principes, et même si c'est probablement l'une des principales raisons de mon célibat je ne peux pas cautionner l'idée d'être un "chasseur". Je sais pas si les autres hommes sont différents mais je n'ai jamais aspiré à draguer. Aussi belle puisse être une inconnue a portée de regard, j'ai toujours eu le sentiment que ce n'était pas comme ça que je voulais construire mon histoire. D'ailleurs chaque épisode romantique de ma vie, bien qu'ils n'aient rien eu de concluant, a d'abord été précédé par une phase de connaissance de plusieurs mois. Enfin bref, je suis en train de me dédouaner là, mais ce que je voulais dire à la base c'est que cette mentalité semble exister et même pire, se transmettre.

Pour en revenir au sujet, ta réponse initiale (en page 1) soulève beaucoup de nouvelles questions, glaraque. Je m'en voudrais de commencer un long pavé en plein milieu d'une discussion, je vais donc me limiter à celle-ci que je trouve intéressante :
si tu t'imaginais la fille de tes rêves, la relation parfaite, quelles seraient ses opinions ? quelle serait sa relation avec toi ? que feriez-vous ensemble ? que feriez-vous séparément ? aimerais-tu discuter avec ? ou pas ? de quoi ?
J'y ai déjà longuement pensé par le passé. En fait, je n'ai pas de réponse à formuler parce que j'ai surtout identifié tout ce qui pourrait échouer, et c'est plutôt déprimant. Quand j'essaie de m'imaginer en couple, je n'y arrive tout simplement pas. J'ai l'impression que ça fait partie de ces choses que je ne saurais jamais faire, pas parce que je n'en n'ai pas envie (bien au contraire) mais parce que j'ai l'impression ne pas avoir été éduqué pour. En fait, ce que je pourrais apporter à quelqu'un d'autre reste ma plus grande interrogation. Vu de ma porte, rien du tout. Je ne pense pas avoir quoi que ce soit qu'une femme ne puisse pas déjà trouver chez un autre homme avec des bonus en prime.

Mes qualités se résument à être bienveillant. Je ne suis pas un grand sportif, je ne sais pas bien cuisiner, je n'ai pas un culture inépuisable, ni une grande conversation. Je tourne autour du pot mais ce que j'essaie de dire en gros c'est que je suis globalement un petit chien. Je crois que c'est en grande partie la raison qui fait que ma meilleure amie il y a quelques années, qui me considérait aussi comme tel, ne voulait pas plus que mon amitié. Elle avait beau m'apprécier, elle n'a probablement pas vu un partenaire potentiel en moi.

Des idées à faire ensemble, j'en ai. Je voudrais me promener, aller dans des endroits où je n'ai encore jamais mis les pieds, découvrir de nouvelles choses, faire de nouvelles expériences. Il y a plein de choses que j'aimerai voir, vivre, visiter, et ce sont toutes des choses que je n'arrive pas à envisager seul. J'adore voyager, mais je n'ai pas envie de voyager seul. J'adore le ski, la montagne, la mer, et toutes les activités associées à ces endroits, mais c'est pareil je n'arrive pas à en profiter seul. Toutes ces choses, je n'ai envie de les vivre que partagées.

En revanche le quotidien me semble plus mystérieux. Je ne sais pas comment je pourrais le rendre amusant... il y a des tonnes de choses que j'aimerais faire, essayer, mais qui ne plaisent pas à tout le monde. Par exemple comme je le disais j'aime bien dessiner, mais j'aime aussi la photo. D'autres de mes intérêts se portent sur l'astronomie, l'écriture, le longboard, la pratique d'un instrument, ou les jeux comme je le disais. Des loisirs qui restent toutefois bien solitaires s'ils ne trouvent pas un écho chez une partenaire. Après pour les "basiques" on va dire ça me semble évident. J'adore l'ambiance des balades nocturnes en été, par exemple, je le trouve très propices à discuter paisiblement sans s'attacher aux soucis du travail ou du quotidien. Mais bon, c'est difficile de se projeter, je ne peux qu'essayer d'imaginer.
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par glaraque
Homme de 31 ans non vierge
#220725
Lamperouge a écrit :Pour en revenir au sujet, ta réponse initiale (en page 1) soulève beaucoup de nouvelles questions, glaraque. Je m'en voudrais de commencer un long pavé en plein milieu d'une discussion, je vais donc me limiter à celle-ci que je trouve intéressante :
toi j'ai envie de te brasser la cage, comme on dit au québec
c'est TA présentation, on veut pas parler de nous, mais de toi. on veut tes pavés :grinning:

Lamperouge a écrit : J'y ai déjà longuement pensé par le passé. En fait, je n'ai pas de réponse à formuler parce que j'ai surtout identifié tout ce qui pourrait échouer, et c'est plutôt déprimant. Quand j'essaie de m'imaginer en couple, je n'y arrive tout simplement pas. J'ai l'impression que ça fait partie de ces choses que je ne saurais jamais faire, pas parce que je n'en n'ai pas envie (bien au contraire) mais parce que j'ai l'impression ne pas avoir été éduqué pour.
parles-nous de ton éducation sentimentale ou de ta non-éducation

Lamperouge a écrit :En fait, ce que je pourrais apporter à quelqu'un d'autre reste ma plus grande interrogation. Vu de ma porte, rien du tout. Je ne pense pas avoir quoi que ce soit qu'une femme ne puisse pas déjà trouver chez un autre homme avec des bonus en prime.
t'es dur en affaire, mais c’est pas grave :joy:

alors qu'est-ce qu'un homme peut apporter à une femme qu'aucun autre homme ne peut apporter?

Lamperouge a écrit : Mes qualités se résument à être bienveillant.
je ne te crois pas, déjà en te lisant, je dirais que tu t'exprimes bien, que tu es concis et ordonné et créatif

Lamperouge a écrit :Je ne suis pas un grand sportif, je ne sais pas bien cuisiner, je n'ai pas un culture inépuisable, ni une grande conversation. Je tourne autour du pot mais ce que j'essaie de dire en gros c'est que je suis globalement un petit chien.
Dirais-tu que tu aimerais une dominante ? Dirais-tu que tu aimerais être guidé par ta femme dans la vie ? De t'abandonner dans ses occupations, ses activités, son train de vie ?

Lamperouge a écrit :Des idées à faire ensemble, j'en ai. Je voudrais me promener, aller dans des endroits où je n'ai encore jamais mis les pieds, découvrir de nouvelles choses, faire de nouvelles expériences. Il y a plein de choses que j'aimerai voir, vivre, visiter, et ce sont toutes des choses que je n'arrive pas à envisager seul. J'adore voyager, mais je n'ai pas envie de voyager seul. J'adore le ski, la montagne, la mer, et toutes les activités associées à ces endroits, mais c'est pareil je n'arrive pas à en profiter seul. Toutes ces choses, je n'ai envie de les vivre que partagées.
c'est normal, c'est comme ça que nous sommes, la majorité. donc tu as le critère minimum pour sortir avec une fille :joy: c'est à dire aimer sortir en couple

Lamperouge a écrit :En revanche le quotidien me semble plus mystérieux. Je ne sais pas comment je pourrais le rendre amusant... il y a des tonnes de choses que j'aimerais faire, essayer, mais qui ne plaisent pas à tout le monde. Par exemple comme je le disais j'aime bien dessiner, mais j'aime aussi la photo. D'autres de mes intérêts se portent sur l'astronomie, l'écriture, le longboard, la pratique d'un instrument, ou les jeux comme je le disais. Des loisirs qui restent toutefois bien solitaires s'ils ne trouvent pas un écho chez une partenaire. Après pour les "basiques" on va dire ça me semble évident. J'adore l'ambiance des balades nocturnes en été, par exemple, je le trouve très propices à discuter paisiblement sans s'attacher aux soucis du travail ou du quotidien. Mais bon, c'est difficile de se projeter, je ne peux qu'essayer d'imaginer.
donc tu as souvent discuter lors de balades nocturnes ? la discussion y était facile ?
ce sont certes des activités solitaires, mais c'est aussi nécessaire de faire des choses seuls, comme en couple (comme des balades).
je crois qu'une fille aime se faire parler du couple, de la vie de famille. est-ce le genre de discussion que tu pourrais avoir dans une balade nocturne? c'est pas un point de séduction, mais au moins qui entretient la relation.
je suis vraiment curieux que tu répondes à mes questions initiales. je ne les ai pas posées par politesse, mais bien parce que je veux ton pavé
l'écriture tu aimes, c'est certainement un point positif sur un site de rencontre. je crois que sur ce genre de site, tu aurais tout avantage à être honnête et direct. tu ne gagnerais pas en quantité de demande, mais en qualité
par Lamperouge
Homme de 34 ans vierge
#220740
Rebonsoir !

Je vais donc reprendre ces points un à un, story time... ^^'

EDIT : comme prévu, c'est un pavé... :x

Tu avais une amie fille qui t’a mis en relation avec ta petite amie de l’époque. As-tu revu une des deux filles ? Tes amis de longues date les connaissent-elles? Les voient-elles ?
Pour recadrer un peu le contexte nous parlons donc ici d'une fille qui était dans ma classe en Terminale (en 2005) et dont j'étais amoureux depuis des mois avant que son amie ne fasse l'intermédiaire. On est sortit ensemble pendant une semaine, et ce fut ma seule "petite amie" jusque là (comprenez qu'on s'est embrassé et qu'on a passé un peu de temps ensemble, d'où ma réserve quand à l'usage de ces expressions en ce qui me concerne).

J'ai encore un ami qui était dans la même classe que nous, mais c'est à peu près le seul lien qui me reste de cette époque. Toutefois, lui comme moi n’avons plus eu de contact avec elles depuis cette époque. Après le lycée j'avais encore le numéro de "mon ex" dans mon téléphone, un 3100 à l'époque, mais il a fait une chute qui lui a été fatale. Impossible d'en récupérer les données. J'étais mortifié, j'ai espéré pouvoir retrouver sa trace pendant des années suite à ça mais aucune trace, pas même sur Facebook ou un autre réseau social. Elle utilise peut-être un pseudonyme, ou peut-être qu'elle est mariée, ou peut-être qu'elle ne s'en sert tout simplement pas (ce qui lui ressemblerait assez).

J'ai fini par me faire une raison, de toute façon ça fera déjà 15 ans en février prochain donc il ne pouvait en être autrement. J'y repense parfois, j'ai même retenté récemment de voir si il y avait du nouveau sur la toile mais non, hélas. Quand à son amie, je l'avais brièvement retrouvée sur Facebook 2-3 ans après. Elle était partie vivre aux Etats-Unis et n'avait plus eu de nouvelles depuis le lycée non plus.

Décris-nous les soirées avec tes collègues s.v.p., spécialement ta façon de socialiser, ta façon d’interagir, comment les perçois-tu, comment penses-tu qu'ils te perçoivent ?
Alors déjà pour la plupart de ces soirées entre collègues je n'y vais qu'en été, ou du moins quand les températures se réchauffent et où on peut rester en terrasse jusque très tard. Je n'aime pas trop les environnements bruyants, donc les intérieurs de bars, bof bof. Ensuite deux données importantes : j'ai une malformation cardiaque (avec laquelle je vis très bien) qui m'impose d'être particulièrement modéré avec l'alcool, ce qui en soit ne me dérange pas spécialement, et je n'ai pas de voiture ce qui me rend dépendant des autres, ou des transports en commun (le plus souvent) et donc de leurs horaires. Les deux peuvent avoir une petite incidence sur le déroulement de ces soirées.

En général je ne fréquente que des bars avec mes collègues. Il y a eu deux exceptions où j'ai tenté les boites de nuit en leur compagnie, mais je n'aimais déjà pas ça avant et ces expériences ne m'ont pas fait changé d'avis. On ne s'entend pas, la musique est nulle (et pourtant j'écoute beaucoup d'EDM), bref clairement je ne suis pas très ambiancé dans cet environnement. Mon frère m'avait déjà fait la remarque que je ne savais pas m'amuser, et je pense que de ce côté là il a parfaitement raison. Je ne sais pas me lâcher, je suis toujours dans le contrôle et la réserve, et je n'arrive pas à me sentir légitime même quand tout le monde s'amuse autour de moi.

Pour ce qui est des bars donc, la plupart du temps je me tais et j'écoute. C'est que je n'ai pas grand chose à dire pour rebondir. Les sujets qui reviennent sont souvent les mêmes quand on ne parle pas boulot : les potins pour les collègues célibataires, les enfants pour les jeunes parents. Dans les deux cas je suis généralement embêté. Je relance parfois le dialogue , je m'intéresse, mais je n'ai pas d'expérience personnelle pour rebondir sur le sujet. Je pense que mes collègues ont une vision assez floue de ma vie perso puisque je n'en parle jamais. Ils ne posent pas non plus de questions. Je me demande parfois s'ils ont lu en moi et s'abstiennent d'en parler pour ne pas me gêner, ou s'ils sont vraiment dans le flou et n'en parlent pas parce qu'ils ont compris que je ne souhaitais pas spécialement en parler. En tout cas, la réponse à cette question c'est que je ne me suis jamais dévoilé à mes collègues. Je pense que pour ceux qui ont remarqué mes cicatrices sur l'avant-bras je doit être émotionnellement instable et qu'il vaut mieux ne pas chercher à creuser, ce sujet n'ayant jamais été effleuré en ma présence. Des fois j'aimerais essayer de désamorcer ça, pour être sûr qu'ils ne se méprennent pas, mais bon, je vais pas aller les voir en leur disant "dites, vous avez vu les cicatrices d'entailles sur mon avant-bras ? ouais, je me suis souvent auto-mutilé, mais ça va bien sinon"...

Je connais bien la situation des amis en couple, je te garanti qu'elle est surmontable si tu souhaites socialiser un peu plus. Première questions que je me pose à ce sujet, c'est : "sont-ils loin géographiquement".
Oui. Le plus proche habite avec sa compagne et leurs enfants à quelques kilomètres, dans un patelin où il n'y a pas de transports en commun. On se voit de temps en temps pour faire un resto et un ciné, c'est à peu près le mieux que l'ont puisse faire compte tenu de sa vie privée. Les autres habitent à plusieurs heures de train. Je les adore tous, mais je ne les vois que très très peu.

Tu dis ne pas avoir une vie trépidante, et donc te sentir plus ou moins intéressant dans le contexte de séduction. Comment aimerais-tu séduire ? Qu'aimerais-tu échanger ? C'est probablement un point que tu devras régler, car une relation est un échange, donc tu devras trouver quelque chose à échanger, une vision du monde ? de l'écoute ? tes passions ? etc...
La séduction à proprement parler, ça me gonfle. En fait je sais souvent rapidement quand une fille m'intéresse. Il y a bien sûr un premier feeling physique, mais qui se vérifie généralement en apprenant à la connaître. Mais pas se connaître comme lors d'une soirée dans un bar -- je suis nul dans ces contextes, je ne sais jamais de quoi parler... en fait je trouve ça vraiment bête, je ne peux pas connaître une personne simplement autour d'un verre, et puis c'est terriblement impersonnel... je ne comprend pas pourquoi c'est une espèce de norme ? -- Bref, je pense que j'ai plus de facilité dans un contexte déjà partagé avec l'autre. Chacune des femmes que j'ai mentionné était d'ailleurs rencontrée dans un contexte où on était tous les deux impliqués, que ce soit en cours, au travail ou sur un jeu en ligne. On a généralement eu plusieurs semaines d'échanges avant de se rencontrer en-dehors de ce contexte.

Maintenant pour ce qui est de l'échange dans la relation... pour moi c'est comme une meilleure amie, voire plus, comme une sorte de deuxième moitié. J'envisage le couple comme la possibilité de pouvoir justement sortir de cette bulle de solitude qu'est l'intimité, ou plutôt d'en faire une plus grosse bulle pour deux. La difficulté du célibat c'est d'être seul avec ses pensées et avec soi-même, et de ne pas savoir quoi en faire, là où un partage et un échange pourrait faire naître des idées, du réconfort, des projets... je vois vraiment le couple comme une complicité, un petit monde à part où on peut se soutenir et se faire du bien émotionnellement l'un a l'autre.

J'ai souvent pensé que si je trouvais cette personne je me mettrais à pleurer, parce que j'aurais l'impression qu'elle me sauve la vie. Un peu comme l'image d'un rayon de soleil qui perce enfin à travers de sombres nuages après des décennies de ténèbres. Je le pense toujours en fait. On m'a déjà dit qu'il ne fallait pas attendre quelqu'un pour être heureux... mais dès fois je me demande si les gens qui disent ça ne sont pas ceux qui sont les moins concernés finalement.

As-tu une idée précise en dehors de la fameuse tension sexuelle ? Est-ce que la fille 2016 a élaboré légèrement à ce sujet ? est-ce qu'elle savait à quoi tu ressemblais avant de vous rencontrer ? pourquoi dis-tu qu'elle n'a pas passé une bonne soirée ?
Là encore je vais juste replanter un peu le décor pour faciliter la lecture. En 2016 c'est une collègue parisienne que j'ai donc rencontré dans le cadre du travail le jour de son embauche. Une des habitudes de notre entreprise c'est de faire venir les nouveaux collègues dans les bureaux des personnes avec qui ils vont travailler, même si au quotidien 400 km nous séparent. Elle m'avait donc déjà vu depuis le début, et deux choses m'ont charmé dès le début : elle avait un sourire à faire fondre, et elle partageait le même prénom que ma "petite amie" du lycée (ce qui est un de mes points faible des plus idiots je dois l'avouer)...

Bref, elle m'a tout de suite plu. Mais on n'a commencé à se tourner autour que des mois plus tard, presque un an après en fait, au fil de visites dans nos locaux respectifs et de messages sur Hangout. Comme je le disais en première page il me semble, il y a un petit jeu qui s'était installé entre nous et où on s'offrait à tour de rôle des paquets de Schokobons. C'était une blague entre nous. Tous les voyants étaient au vert si je puis dire, et nos collègues qui assistaient plus ou moins à ça étaient même un peu trop enthousiaste par rapport à nous... il se peut que ça m'ait même influencé et rendu un peu trop optimiste pour le coup. Car quand on s'est finalement vu hors du boulot pour prendre un verre, ce n'était pas glorieux. Je n'ai pas beaucoup de conversation, alors quand elle a demandé à ce qu'on ne parle pas de boulot je me suis retrouvé un peu dépourvu d'idées. J'ai essayé de donner le change tant bien que mal, mais bon, entre les sujets facile pour discuter qui étaient blacklistés et le fait que moi je mourrais d'envie de lui dire tous les sentiments qu'elle m'inspirait, et qui sont également blacklistés par les codes des rencards approuvés par la société, j'étais chute libre.

Donc j'ai galéré. Il commençait à être tard, elle avait beaucoup de chemin à faire pour regagner son appartement (moi, n'étant pas de Paris, je devais rentrer chez mon frère). Je lui ai commandé un Uber et voilà, ça s'est achevé là-dessus. En fait, plus la soirée avançait, plus j'avais l'impression de voir s'effondrer le petit théâtre mental dans lequel j'avais imaginé notre relation. A la fin de la soirée j'étais complètement anéanti, je me serais jeté sous un bus si il n'y avait pas eu de second rendez-vous le lendemain. Mais ça n'a pas été mieux, c'était même pire, avec pour conclusion un simple "je crois que ça ne va pas le faire". Je suis resté inconsolable pendant les heures qui ont suivi, à errer et sangloter dans Paris, avant de retourner chez mon frère.

Ce n'est qu'une idée qui a traversé mon esprit mais ça fait déjà 3 ans et je n'ai plus eu l'once d'un sentiment amoureux depuis. Je me demande si dès fois je n'ai pas un peu trop appris de mes erreurs. Je détourne de plus en plus le regard des femmes que je trouve séduisantes, je chasse chaque pensée un peu trop optimiste par une autre plus pessimiste, en fait j'ai l'impression de mener une bataille interne pour éliminer toute possibilité de m'attacher de nouveau et de revivre un échec, parce que j'ai vraiment l'impression que ma vie se résume à les collectionner. Les échecs qui comptent vraiment je veux dire.

Le visage de ton père = physiquement, mentalement ou les 2?
Non, physiquement seulement. Bien que j'aime mes parents, ni leur couple ni leurs vie ne m'inspirent un modèle à suivre. Je connais des travers de leur histoire qu'ils essaient à priori de nous cacher à mon frère et moi, mais bon, même si ce sont mes parents ça ne me regarde pas. Toujours est-il que j'ai beaucoup de reproches à leur encontre, autant à l'un qu'à l'autre, et que voir le visage de mon paternel dans le miroir ne m'aide pas à mieux m'accepter.

parles-nous de ton éducation sentimentale ou de ta non-éducation
Ca va être court, car je ne pense pas que mes parents aient jamais parlé de relations amoureuses avec moi. Le seule souvenir que j'ai de leur implication dans ma vie sentimentale c'est mon père qui m'a pris dans ses bras le jour ou mon "ex" m'a largué. J'ai passé les deux semaines suivantes enfermé dans ma chambre, couché à 18h, réveillé à 10h le lendemain et à ne quitter mon lit que pour aller manger. Ils avaient bien compris ma détresse, mais je n'ai pas le moindre souvenir d'une conversation. Au-delà de ça ils savent bien me demander "pas de petite amie ?" quand je les ai au téléphone mais du coup je doute qu'ils sachent le mal que ça me fait.

Pour ce qui est des modèles, j'en parlais juste au-dessus, ils n'incarnent pas du tout cette image pour moi. Ce sont deux personnes bornées, et je n'ai pas du tout leur tempérament. Quand à mon frère, il est aux antipodes de ma vision du couple. Lui c'est un coureur, je ne sais pas s'il sera capable de se poser un jour mais il est âgé de 3 ans de plus que mois et ce n'est toujours pas à l'ordre de ses priorités visiblement. Du coup je n'ai pas vraiment de modèle sur lequel me reposer.

Quant à ma vision de la séduction, partout autour de moi ça ressemble à une publicité pour Tinder. Je ne me sent pas du tout à ma place dans ce contexte, et je n'en ai pas d'autre.

alors qu'est-ce qu'un homme peut apporter à une femme qu'aucun autre homme ne peut apporter?
Grande question. Qu'est-ce qu'un homme peut apporter à une femme, de base. Moi, perso, je ne vois pas. Sans aller jusqu'à la misandrie, ma vision des hommes est plutôt négative. Initialement parce qu'une bonne moitié des mecs sont des êtres abjectes qui n'ont eu de valeur que parce que le patriarcat leur a donné de la légitimité de par leur position sociale, de par leur salaire... bref de par les inégalités qui s'effondrent de plus en plus fort heureusement. Mais de manière plus générale, je vois pas ce qu'un homme a d'utile. A notre époque le "mâle" n'a plus aucune valeur en tant que tel dans la société, hormis sa capacité biologique à produire des spermatozoïdes peut-être. Je dis en plaisantant un peu, mais en fait ça me rappelle un sketch de Blanche Gardin) qui aborde un peu ce sujet avec une vraie question de fond. Pour moi un mec c'est à l'origine d'un monde malsain. Je ne peux pas dire que l'inverse serait forcément mieux, mais en tout cas j'ai plutôt tendance à exécrer mes congénères et a ne pas me sentir fier en tant qu'homme.

Pour revenir à une réponse plus terre à terre je dirais qu'être gentil et bienveillant ce n'est pas assez. D'ailleurs on entends souvent parler de femmes qui préfèrent les "bad boys" et que les mecs "gentils" sont ennuyants. De bons gros clichés mais qui ont forcément un fond de vérité, sinon ce ne serait pas des clichés. En vérité j'ignore totalement ce qu'une femme pourrait attendre d'un homme, hein... mais bon, en tant qu'homme je me dis qu'à leur place je considérerais l'option de ne pas m'en encombrer à moins qu'il n'ait une vraie valeur ajoutée. Une autre femme aurait peut-être même plus de succès à combler le capital affectif et tendresse, donc finalement le seul intérêt d'un homme serait... biologique ?

Dirais-tu que tu aimerais une dominante ? Dirais-tu que tu aimerais être guidé par ta femme dans la vie ? De t'abandonner dans ses occupations, ses activités, son train de vie ?
Le fameux "dominant(e) et dominé(e)". Je me suis déjà posé la question. C'est possible, oui. En tout cas je sais que je n'aspire pas à remplir le rôle du dominant, alors s'il fallait choisir ce serait effectivement plutôt dominé. Après, je pense que c'est une question d'équilibre. Je pense qu'un couple c'est avant tout une coopération équitable et que chacun doit faire de son mieux pour que l'autre puisse s'épanouir. Je ne suis pas non plus un paillasson qui obéit sagement quand on lui donne des ordres, j'ai aussi mon caractère et mes attentes. Mais il faut savoir écouter, comprendre et s'adapter. Ce que je veux surtout éviter c'est d'avoir l'impression de m'imposer. Je déteste ça.

donc tu as souvent discuter lors de balades nocturnes ? la discussion y était facile ?
Oui, les nuits d'été sont vraiment charmantes pour ça, et je trouve que c'est un moment propice pour parler de tout et de rien. Je me souviens d'un 14 juillet que j'avais passé avec ma meilleure amie à l'époque, après les feux d'artifices on s'est baladé le long des bords de Loire tranquillement. On n'avait rien de spécial à se raconter mais je pense qu'on n'avait ni l'un ni l'autre envie de retourner dans la foule et l'animation de la ville, et on est resté comme ça, sur un banc, a discuter de tout ce qui nous passait par la tête jusqu'à ce que le jour commence à se lever.

Il m'est également arrivé quelque chose de similaire avec cette fille que j'avais rencontré sur un jeu en ligne. Bien avant de se voir on s'était échangé nos numéros de téléphone et on a passé plusieurs nuits à parler de choses aussi futiles que de la sonnerie de nos interphones par exemple, car nos appartement semblaient étrangement jumeaux. Moi j'étais souvent sur mon balcon pendant ces conversations nocturnes. Je trouve qu'il y a une plus grande facilité a avoir des dialogues paisibles la nuit. On n'est plus dans le rush de la journée, les choses ralentissent et le bruit ambiant de la ville disparaît.


Voilà, je pense avoir fait le tour.

Petite précision pour finir : même si le forum tourne autour de la virginité tardive pour moi ce n'est qu'une petite partie du problème, presque plus un effet secondaire qu'un véritable problème en soit. Je tiens à mettre ça au clair. Je ne suis pas asexuel du tout, mais il y a largement plus qu'un défaut de sexualité dans ma vie. A mon sens, le nœud du problème se trouve dans une espèce de bouillie de célibat, de virginité, de piètre amour-propre, de timidité, de manque de confiance en soi, de dépression, de complexes, d'échecs, et j'en passe. Mettez le tout à 220°C et laissez cuire pendant 33 ans. C'est prêt !
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par Azrael
Homme de 34 ans non vierge
#220752
Lamperouge a écrit : 09 juin 2019, 10:32 Mon frère m'avait déjà fait la remarque que je ne savais pas m'amuser, et je pense que de ce côté là il a parfaitement raison. Je ne sais pas me lâcher, je suis toujours dans le contrôle et la réserve, et je n'arrive pas à me sentir légitime même quand tout le monde s'amuse autour de moi.
Il y a différentes façons de s'amuser, peut-être simplement que ce n'est pas ton truc.

Lamperouge a écrit : 09 juin 2019, 13:30 J'estime que les femmes sont auto-suffisantes, et ce depuis toujours.
C'est loin d'être l'avis de toutes, et même si c'était le cas, pourquoi devrions-nous être moins auto-suffisants?

Lamperouge a écrit : 09 juin 2019, 10:32 Mais de manière plus générale, je vois pas ce qu'un homme a d'utile. A notre époque le "mâle" n'a plus aucune valeur en tant que tel dans la société, hormis sa capacité biologique à produire des spermatozoïdes peut-être.
Pourquoi une femme serait davantage utile? De la même façon, on pourrait dire qu'une femme n'a que ses ovules à apporter.

Je comprends un peu ce que tu ressens, étant très attiré par certaines femmes, et pas du tout par les mecs, je me dis souvent au fond de moi "mais qu'est-ce qu'elle me/qu'est-ce qu'elle nous trouve"? Il reste qu'une bonne partie des femmes sont attirées par des hommes et recherchent des qualités que nous aurions, c'est suffisant pour nous rendre utile à leurs yeux (comme elles le sont aux nôtres).

Personnellement, je te conseille de relativiser un peu la vision que tu as de nous, même si tout n'est pas rose il y a des mecs très bien sur Terre.

Lamperouge a écrit : 09 juin 2019, 10:32 Pour revenir à une réponse plus terre à terre je dirais qu'être gentil et bienveillant ce n'est pas assez. D'ailleurs on entends souvent parler de femmes qui préfèrent les "bad boys" et que les mecs "gentils" sont ennuyants. De bons gros clichés mais qui ont forcément un fond de vérité, sinon ce ne serait pas des clichés.
Les femmes qui préfèrent les bad boys ont souvent des problèmes, ne serait-ce qu'un problème de conceptions (tout homme peut être soigné, le défi fait l'intérêt etc), il vaut mieux être gentil et bienveillant sans trop d'excès crois-moi.


Ensuite, la question de l'attirance physique se trouve être une condition commune, mais la plupart des gens n'attendent pas de toi que tu aies des activités de fou, une discussion de malade, que tu sois absolument exceptionnel. Que vous passiez des bons moments ensemble, quelques points communs, un minimum de bonté, d'humour, de conversation, de l'affection à donner, pas de grave défaut - mensonge, manipulation, violence, alcoolisme etc - c'est déjà un très bon début en soi. Toi attends-tu d'une femme qu'elle soit Wonder Woman, ou juste que vous vous sentiez bien ensemble? (ce n'est pas une vraie question hein)
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par VACN
Homme de 26 ans non vierge
#220772
Lamperouge a écrit :je vois pas ce qu'un homme a d'utile.
Protection physique dans certaines circonstances, soutien émotionnel, attention, affection, complicité... Des choses qu'une personne peut (doit ?) apporter à son/sa partenaire. Et comme la plupart des femmes sont hétérosexuelles...
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par SnapBack
Homme de 28 ans non vierge
#220776
VACN a écrit :Protection physique dans certaines circonstances, soutien émotionnel, attention, affection, complicité...
Tu m'excuseras mais j'ai souris :smile:
Ce sont des qualités que les femmes peuvent avoir.

Protection physique... bof, je suis un criquet, un criquet mâle mais un criquet :no_mouth:

J'aimais bien le message d'Azrael car des mecs biens, il y en a tout comme chez les femmes.

Les codes de la société ne permettent pas de tout faire (hélas) mais tu as tes qualités propres et certains hommes ne les auront pas. Et inversement.
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par glaraque
Homme de 31 ans non vierge
#220780
SnapBack a écrit :
VACN a écrit :Protection physique dans certaines circonstances, soutien émotionnel, attention, affection, complicité...
Tu m'excuseras mais j'ai souris :smile:
Ce sont des qualités que les femmes peuvent avoir.
j'arrive pas à établir si tu es sarcastique, mais si tu es sérieux, je réclame le droit d'avoir accès au salon des femmes :scream: :sweat_smile: :grin: :joy:

p.s. lamperouge : dès que mes doigts ne font plus mal, je te réponds. j'ai pensé à toi quelques fois aujourd'hui, j'adore pouvoir échanger avec toi. tu es un gars intelligent, clair, minutieux, analytique. ça me stimule
j'ai tout lu, prochaine fois je te suggère d'écrire encore plus de détails :joy: :laughing: :yum: :heart_eyes:
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par VACN
Homme de 26 ans non vierge
#220783
SnapBack a écrit : 10 juin 2019, 00:29
VACN a écrit :Protection physique dans certaines circonstances, soutien émotionnel, attention, affection, complicité...
Tu m'excuseras mais j'ai souris :smile:
Ce sont des qualités que les femmes peuvent avoir.
Ai-je dit le contraire ?

Lamperouge demandait ce qu'un homme a d'utile ; on peut être utile sans être le/la seul(e) à posséder les qualités qui nous rendent utile. C'est la différence qu'il y a entre "utile" et "indispensable".

Ajouté 19 minutes 49 secondes après :
À Lamperouge : On dirait que tu crois qu'il faut être utile pour avoir de la valeur. Ce qui est faux.

Comme l'a dit Azrael, une femme n'est pas plus ou moins "utile" qu'un homme dans l'absolu. Tout ça est contextuel.

Un conseil : ne te demande pas ce qu'un homme a d'utile, mais ce que tu peux apporter, toi. Et ça n'a pas besoin d'être une qualité unique non plus, ni même un ensemble unique de qualités.
par Ombrelle
Femme de 29 ans vierge
#220983
Bonjour Lamperouge,

Je te souhaite la bienvenue sur le forum !

J'ai lu attentivement ton post et le moins que l'on puisse dire c'est que tu en as des choses à dire ! Tu as l'air d'être quelqu'un de très intéressant.

Tu es bourré de qualités, mais c'est précisément le lâcher prise qui te permettra d'évoluer et peut être de capter l'attention d'une jolie demoiselle ;)

En te lisant j'ai cru comprendre que ton frère jouait un rôle important dans l'estime que tu peux avoir pour toi même, mais tu n'as pourtant pas moins de valeur que lui. Je dirais même que tu te sous estimes et que tu ne vois pas à quel point tu es une belle personne.

Je me suis beaucoup reconnue dans tes mots car, il fut un temps, j'avais aussi tendance à me comparer aux autres, et surtout à ma grande sœur. Mais j'ai fini par réaliser que cela était un obstacle à mon bien-être intérieur. Pour avancer, il faut savoir prendre un peu de recul et juste..souffler ! A chacun sa vie, à chacun son rythme, aucune loi ne stipule qu'on a raté sa vie si on a pas trouvé l'amour passé un certain âge.

Tu n'as pas encore rencontré la personne qui te correspond ? J'ai envie de te dire..et alors ? Ce n'est pas une course, ton tour viendra.
Prends du temps pour toi, pour réfléchir au sens que tu as envie de donner à ton existence. C'est tellement important...

Tu trouveras la bonne personne, crois moi. Il te suffit juste de regarder les choses autrement, peut être de manière un peu plus positive ( je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire hein) mais assumer qui on est ( ses valeurs et ses choix) peut être un atout irrésistible, et j'en sais quelque chose :wink:

J'espère que tu trouveras ce que tu recherches ici : )
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par glaraque
Homme de 31 ans non vierge
#221076
Lamperouge a écrit :Mon frère m'avait déjà fait la remarque que je ne savais pas m'amuser, et je pense que de ce côté là il a parfaitement raison. Je ne sais pas me lâcher, je suis toujours dans le contrôle et la réserve, et je n'arrive pas à me sentir légitime même quand tout le monde s'amuse autour de moi.
On m’a fait une remarque semblable hier où l’on me disait trop analytique, cérébral. Par contre, cela était une qualité. Pour la petite anecdote, c'est UNE amiE qui me l'a dit. Elle adore cela.
Lamperouge a écrit :Pour ce qui est des bars donc, la plupart du temps je me tais et j'écoute. C'est que je n'ai pas grand chose à dire pour rebondir. Les sujets qui reviennent sont souvent les mêmes quand on ne parle pas boulot : les potins pour les collègues célibataires, les enfants pour les jeunes parents. Dans les deux cas je suis généralement embêté. Je relance parfois le dialogue , je m'intéresse, mais je n'ai pas d'expérience personnelle pour rebondir sur le sujet.
Je ne crois pas que l’expérience personnelle soit un facteur déterminant pour rebondir. J’étais comme toi, et je change très très tranquillement après avoir trouver, chez les autres, ma façon de socialiser. Même si tu ne connais pas l’univers familial, tu peux poser des questions sur le déroulement, ou des précisions sur ce qui vient d’être dit. Ce qui démontrera ton intérêt. C’est un processus interminable devenir verbomoteur, si on souhaite le devenir. Néanmoins, dans ton témoignage, tu nous prouves ta capacité à communiquer, et dans le contenu de tes messages, tu nous montres avoir quelque chose à dire. Par exemple, tu pourrais tourner ton incompétence sociale, en autodérision (avec modération), ton manque de sujet à exploiter peut devenir une idée riche si tu l’assumes et l’englobe de tes sentiments.
Tu nous as écris plus de 10 pages et tu essaies de me faire croire que tu n’as rien à dire hihihi. Je dirais plus que tu dois trouver ta place, ta façon de t’insérer parmi les autres. Mais tu as définitivement du contenu mon gars.
Lamperouge a écrit :Je pense que mes collègues ont une vision assez floue de ma vie perso puisque je n'en parle jamais. Ils ne posent pas non plus de questions. Je me demande parfois s'ils ont lu en moi et s'abstiennent d'en parler pour ne pas me gêner, ou s'ils sont vraiment dans le flou et n'en parlent pas parce qu'ils ont compris que je ne souhaitais pas spécialement en parler.
Je ne crois pas que les gens soient très intrusifs.
Lamperouge a écrit :En tout cas, la réponse à cette question c'est que je ne me suis jamais dévoilé à mes collègues. Je pense que pour ceux qui ont remarqué mes cicatrices sur l'avant-bras je doit être émotionnellement instable et qu'il vaut mieux ne pas chercher à creuser, ce sujet n'ayant jamais été effleuré en ma présence. Des fois j'aimerais essayer de désamorcer ça, pour être sûr qu'ils ne se méprennent pas, mais bon, je vais pas aller les voir en leur disant "dites, vous avez vu les cicatrices d'entailles sur mon avant-bras ? ouais, je me suis souvent auto-mutilé, mais ça va bien sinon"…
Sujet délicat, les gens seront certainement plus enclin à en parler s’ils ont confiance que c’est un sujet du passé. Par contre, cela ne semble pas être totalement le cas et je comprends bien ton point de vue.. Ce que j’ai compris, mais que je trouve très compliqué à mettre en pratique, c’est de se dévoiler (car la majorité le souhaite) sans excès, sans rentrer dans les trucs très sombres et sans que ce soit trop confrontant pour eux-même. En gros, il faut filtrer ce que l’on dit. Pour pouvoir socialiser convenablement, je m’étais enlevé presque tous mes filtres, ça en déstabilisait beaucoup. Ce dévoilement était originale mais déstabilisant, malgré cela quelques uns ont vraiment apprécié.
Donc bref, je crois que tu pourrais parler de ces sentiments qui ont mené à l’automutilation, sans parler de l’acte en soi (dépendamment de l’image que tu dégages, comment t’habilles-tu?)
Exemple, j’ai souvent manquer de confiance en moi, j’ai donc gardé que quelques amis de l’époque scolaire. Donc tu viens de te dévoiler, tu viens montrer que tu assumes tes difficultés (que tu as gagné en confiance) et tu rassures les autres en disant que tu as des amis, de longue date en plus.

Il faudrait éviter : « je manque de confiance en moi, cela a pousser à me détester »
Au fil du dévoilement de ta propre personne et de la confiance qu’il te témoigne envers des sujets personnels, tu peux aller de plus en plus en profondeur.
Lamperouge a écrit :Oui. Le plus proche habite avec sa compagne et leurs enfants à quelques kilomètres, dans un patelin où il n'y a pas de transports en commun. On se voit de temps en temps pour faire un resto et un ciné, c'est à peu près le mieux que l'ont puisse faire compte tenu de sa vie privée. Les autres habitent à plusieurs heures de train. Je les adore tous, mais je ne les vois que très très peu.
Questions un peu idiotes
Ce sont des amis scolaires?
N’y a-t-il pas de façon de contourner le problème du transport en commun pour tes amis d’un patelin rapproché? Co-voiturage? Location de véhicule?
Lamperouge a écrit :Bref, je pense que j'ai plus de facilité dans un contexte déjà partagé avec l'autre. Chacune des femmes que j'ai mentionné était d'ailleurs rencontrée dans un contexte où on était tous les deux impliqués, que ce soit en cours, au travail ou sur un jeu en ligne. On a généralement eu plusieurs semaines d'échanges avant de se rencontrer en-dehors de ce contexte.
La réponse à ta question, est donc simple. Tu dois multiplier ces contextes. Moi c’est totalement l’inverse, je suis bon avec les inconnus, mais les gens que je connais me tétanisent. Et je me dis souvent, si j’étais bon dans des contextes partagés, il serait plus facile pour moi de rencontrer des gens, je n’aurais qu’à participer à des activités. Fait nous une liste d’idée de contexte qui serait propice pour toi à la rencontre
Lamperouge a écrit :Maintenant pour ce qui est de l'échange dans la relation... pour moi c'est comme une meilleure amie, voire plus, comme une sorte de deuxième moitié. J'envisage le couple comme la possibilité de pouvoir justement sortir de cette bulle de solitude qu'est l'intimité, ou plutôt d'en faire une plus grosse bulle pour deux. La difficulté du célibat c'est d'être seul avec ses pensées et avec soi-même, et de ne pas savoir quoi en faire, là où un partage et un échange pourrait faire naître des idées, du réconfort, des projets... je vois vraiment le couple comme une complicité, un petit monde à part où on peut se soutenir et se faire du bien émotionnellement l'un a l'autre.
Finalement, tu sais ce que tu peux apporter à une fille, et ce qu’elle peut te donner.
Lamperouge a écrit :J'ai souvent pensé que si je trouvais cette personne je me mettrais à pleurer, parce que j'aurais l'impression qu'elle me sauve la vie. Un peu comme l'image d'un rayon de soleil qui perce enfin à travers de sombres nuages après des décennies de ténèbres. Je le pense toujours en fait. On m'a déjà dit qu'il ne fallait pas attendre quelqu'un pour être heureux... mais dès fois je me demande si les gens qui disent ça ne sont pas ceux qui sont les moins concernés finalement.
Peut-être sont-ils les moins concernés, mais je ne crois pas qu’ils aient tord. Je n’étais pas heureux dans ma vie. Je peux te garantir, qu’être heureux seul, est mieux qu’être malheureux seul. Je peux aussi constater, que plus je suis heureux, plus les gens m’acceptent tel que je suis.
Lamperouge a écrit :Là encore je vais juste replanter un peu le décor pour faciliter la lecture. En 2016 c'est une collègue parisienne que j'ai donc rencontré dans le cadre du travail le jour de son embauche. Une des habitudes de notre entreprise c'est de faire venir les nouveaux collègues dans les bureaux des personnes avec qui ils vont travailler, même si au quotidien 400 km nous séparent. Elle m'avait donc déjà vu depuis le début, et deux choses m'ont charmé dès le début : elle avait un sourire à faire fondre, et elle partageait le même prénom que ma "petite amie" du lycée (ce qui est un de mes points faible des plus idiots je dois l'avouer)…
Donc. 1. tu plais
Lamperouge a écrit :Bref, elle m'a tout de suite plu. Mais on n'a commencé à se tourner autour que des mois plus tard, presque un an après en fait, au fil de visites dans nos locaux respectifs et de messages sur Hangout. Comme je le disais en première page il me semble, il y a un petit jeu qui s'était installé entre nous et où on s'offrait à tour de rôle des paquets de Schokobons. C'était une blague entre nous. Tous les voyants étaient au vert si je puis dire, et nos collègues qui assistaient plus ou moins à ça étaient même un peu trop enthousiaste par rapport à nous... il se peut que ça m'ait même influencé et rendu un peu trop optimiste pour le coup.
2. tu es capable d’établir cette « tension sexuelle »
Lamperouge a écrit :Car quand on s'est finalement vu hors du boulot pour prendre un verre, ce n'était pas glorieux. Je n'ai pas beaucoup de conversation, alors quand elle a demandé à ce qu'on ne parle pas de boulot je me suis retrouvé un peu dépourvu d'idées. J'ai essayé de donner le change tant bien que mal, mais bon, entre les sujets facile pour discuter qui étaient blacklistés et le fait que moi je mourrais d'envie de lui dire tous les sentiments qu'elle m'inspirait, et qui sont également blacklistés par les codes des rencards approuvés par la société, j'étais chute libre.
Ce n’était pas glorieux en raison de ta faible habileté à converser?
Elle, que te disait-elle lors de cette soirée ?
Je ne connais ni hangout, ni schokobon, donc ma question peut paraître inculte. Mais à quoi correspond des échanges sur hangout. Schokobon, c’est comme un cadeau virtuel? Si à ce moment tu étais capable d’établir un contact avec elle, et qu’en personne ce n’était pas le cas, c’est parce que via hangout, vous parliez de votre point commun, le boulot? Ou il y a d’autres raisons à ta difficulté de communiquer avec cette collègue?
Je perçois aisément, que tu ais eu l'envie de lui dire certaines choses que tu t’étais proscrites de lui dire, notamment les sentiments que tu ressentais pour elle, tu étais dans la retenue, enfermé en toi-même, et c'est ce qui t'as empêché de lui parler convenablement je crois. Et si tu lui avais dit ce qui bouillait à l'intérieur de toi… aurais-ce été pire? Y aurait-il eu moyen de dire tes sentiments de façon « acceptable », sans trop se mouiller? Aurais-tu pu dire des choses à son sujet que tu as appréciées ? Dévoiler tes espérances sans la brusquer, te semble impossible ? Tu crois que la carte du romantisme ne fonctionne pas?
De plus, la fameuse ambiance nocturne dont tu parles plus loin, me fait croire que tu peux très bien être attractif à l’oral. Ce qui me fait douter que le manque de conversation soit la principale raison de l’échec de cette rencontre
et on est resté comme ça, sur un banc, a discuter de tout ce qui nous passait par la tête jusqu'à ce que le jour commence à se lever.
que te manquait-il avec ta collègue pour retrouver l’état d’esprit que je viens de citer. La sérénité de parler librement? Avec la fille du jeu en ligne n’avais-tu pas dévoilé tes sentiments? Tu penses qu’après plusieurs mois d’échange avec ta collègue, il n’y avait AUCUNE possibilité de parler de ton ressentis.
Si tu sens la situation évoluer vers le pire, penses-tu que parler de toi serait vraiment nuisible? Tes opinions, tes intérêts, ta façon de concevoir la vie, de la masculinité à la limite. Cela me semble très accessible pour un homme comme toi. Parler de soi, peut être un exercice périlleux, puisqu’il faut savoir doser la « parole égocentrique » avec l’intérêt qu’on porte pour l’autre et cette intérêt prend souvent forme en posant des questions à son sujet, non?
Je crois que tu gagnerais à te ficher UN PEU du résultat et à plonger dans la rencontre sincère, puisque 1. c’est ce que tu recherches 2. tu es une personne qui semble être capable de développer sa pensée.

Lamperouge a écrit :Ce n'est qu'une idée qui a traversé mon esprit mais ça fait déjà 3 ans et je n'ai plus eu l'once d'un sentiment amoureux depuis. Je me demande si dès fois je n'ai pas un peu trop appris de mes erreurs. Je détourne de plus en plus le regard des femmes que je trouve séduisantes, je chasse chaque pensée un peu trop optimiste par une autre plus pessimiste, en fait j'ai l'impression de mener une bataille interne pour éliminer toute possibilité de m'attacher de nouveau et de revivre un échec, parce que j'ai vraiment l'impression que ma vie se résume à les collectionner. Les échecs qui comptent vraiment je veux dire.
Je ne crois pas que tu es trop appris de tes erreurs, au contraire. Il est normal de se prendre des râteaux. Je crois que nous, les VT, manquons souvent de résilience. La source de nos difficultés à surmonter un échec, peut être le manque de confiance en nous-même ou les traumatismes par exemple. Dans mon cas, je suis persuadé que le manque d’interaction avec mes parents lors de mon enfance et de mon adolescence ont grandement contribué à adopter une incapacité à affronter les défis.
Lamperouge a écrit :Ca va être court, car je ne pense pas que mes parents aient jamais parlé de relations amoureuses avec moi. Le seule souvenir que j'ai de leur implication dans ma vie sentimentale c'est mon père qui m'a pris dans ses bras le jour ou mon "ex" m'a largué. J'ai passé les deux semaines suivantes enfermé dans ma chambre, couché à 18h, réveillé à 10h le lendemain et à ne quitter mon lit que pour aller manger. Ils avaient bien compris ma détresse, mais je n'ai pas le moindre souvenir d'une conversation. Au-delà de ça ils savent bien me demander "pas de petite amie ?" quand je les ai au téléphone mais du coup je doute qu'ils sachent le mal que ça me fait.
Effectivement, son comportement est peu attentif.
Lamperouge a écrit :Quant à ma vision de la séduction, partout autour de moi ça ressemble à une publicité pour Tinder. Je ne me sent pas du tout à ma place dans ce contexte, et je n'en ai pas d'autre.
C’est vrai que cette Tinderisation est très perturbante pour certains
Lamperouge a écrit :Grande question. Qu'est-ce qu'un homme peut apporter à une femme, de base. Moi, perso, je ne vois pas. Sans aller jusqu'à la misandrie, ma vision des hommes est plutôt négative. Initialement parce qu'une bonne moitié des mecs sont des êtres abjectes qui n'ont eu de valeur que parce que le patriarcat leur a donné de la légitimité de par leur position sociale, de par leur salaire... bref de par les inégalités qui s'effondrent de plus en plus fort heureusement. Mais de manière plus générale, je vois pas ce qu'un homme a d'utile. A notre époque le "mâle" n'a plus aucune valeur en tant que tel dans la société, hormis sa capacité biologique à produire des spermatozoïdes peut-être. Je dis en plaisantant un peu, mais en fait ça me rappelle un sketch de Blanche Gardin) qui aborde un peu ce sujet avec une vraie question de fond. Pour moi un mec c'est à l'origine d'un monde malsain. Je ne peux pas dire que l'inverse serait forcément mieux, mais en tout cas j'ai plutôt tendance à exécrer mes congénères et a ne pas me sentir fier en tant qu'homme.

Pour revenir à une réponse plus terre à terre je dirais qu'être gentil et bienveillant ce n'est pas assez. D'ailleurs on entends souvent parler de femmes qui préfèrent les "bad boys" et que les mecs "gentils" sont ennuyants. De bons gros clichés mais qui ont forcément un fond de vérité, sinon ce ne serait pas des clichés. En vérité j'ignore totalement ce qu'une femme pourrait attendre d'un homme, hein... mais bon, en tant qu'homme je me dis qu'à leur place je considérerais l'option de ne pas m'en encombrer à moins qu'il n'ait une vraie valeur ajoutée. Une autre femme aurait peut-être même plus de succès à combler le capital affectif et tendresse, donc finalement le seul intérêt d'un homme serait... biologique ?
Précédemment, tu l’as effleuré très légèrement, mais que penses-tu qu’une femme peut offrir à un homme?
Qu’est-ce qu’une femme peut attendre d’un homme? Pour faire écho à ce que tu disais, le fond de vérité au sujet du badboy c’est que les femmes aiment un hommes qui puissent s’affirmer, limite prendre sa place physiquement, car cela représente l’aspect sécuritaire que beaucoup, voir la majorité, ne ressentent pas. Hormis sur le plan de la sécurité, il y a la satisfaction sexuelle, la tendresse et le support moral DE LA PART DE SON PARTENAIRE SEXUELLE. Peut-être que ton inexpérience te masque la réalité, mais tu dois savoir que l’empathie, le sentiment d’être écouter, qui est perçu par beaucoup, ici comme ailleurs, comme étant des qualités féminines sont en fait des qualités qui sont savourer différemment dans le cadre d’une relation avec un partenaire sexuel plutôt qu’un ami (même si celui-ci peu très bien nous combler). Ce qui rend ESSENTIEL pour toute femme hétérosexuel de se retrouver avec un homme. Les phéromones, les hormones et un paquet de chose qui nous sont incompréhensibles rendent l’homme nécessaire au bien-être de la femme, faute de ressentir un vide énorme. Dans cette discussion, je décèle l’impact que la société moderne peut avoir sur les hommes qui se sentent faussement inadéquat, inutile ou nuisible. Et pourtant en dehors des aspects de la sécurité et de la sexualité, l’homme peut apporter un tas de chose, mais votre réponse se cantonne dans une phrase qui dit essentiellement « rien qu’une autre femme ne peut apporter »
Certains concepts tel que la stabilité masculine ou la domination physique sont des concepts dont je n’ai pas les testicules d’aborder, d’abord trop complexes pour moi seul, puis trop controversés pour l’explorer aussi ouvertement.
Vous prétendez ni faire de la misandrie, ni faire de la philogynie hihihi. Mais imaginons-nous un monde sans homme, ce qui est masculinisé par le féminisme (violence) existerait tout de même. Les hommes ne sont ni plus, ni moins violent que les femmes, mais ils détiennent le monopole de la force physique (violence). Petite statistique, au canada, plus d’hommes que de femmes se disent victime de violence conjugale, la différence réside encore une fois dans la force physique, mais un monde sans homme ne serait pas mieux.
Une proportion similaire de Canadiennes (3,5 %) et de Canadiens (4,2 %) déclarent avoir été victimes de violence physique ou sexuelle infligée par un conjoint actuel ou ancien entre 2009 et 2014
https://www.inspq.qc.ca/violence-conjug ... es/ampleur
ça on s’en garde bien de le dire, on préfère le sensationnalisme
Lamperouge a écrit : Voilà, je pense avoir fait le tour.

Petite précision pour finir : même si le forum tourne autour de la virginité tardive pour moi ce n'est qu'une petite partie du problème, presque plus un effet secondaire qu'un véritable problème en soit. Je tiens à mettre ça au clair. Je ne suis pas asexuel du tout, mais il y a largement plus qu'un défaut de sexualité dans ma vie. A mon sens, le nœud du problème se trouve dans une espèce de bouillie de célibat, de virginité, de piètre amour-propre, de timidité, de manque de confiance en soi, de dépression, de complexes, d'échecs, et j'en passe. Mettez le tout à 220°C et laissez cuire pendant 33 ans. C'est prêt !
Conclusion riche et drôle