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par Lamperouge
Homme de 34 ans vierge
#221370
Hello ! Je ne te laisse pas en plan @glaraque, mais il va me falloir un peu de temps pour trouver... bah, le temps, et aussi l'énergie (fichue chaleur de l'enfer) de répondre à tout ça ! ^^
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par Lux
Femme de 33 ans non vierge
#221515
Lamperouge, j'aime beaucoup te lire. Je te trouve très pertinent dans beaucoup d'analyses que tu fais de toi, de la société, des rapports hommes-femmes.
Je doute sincèrement que tu n'aies pas de conversation ou ne soies pas intéressant ; c'est sans doute compliqué pour toi en tout cas de t'ouvrir à quelqu'un.
Lamperouge aime ça
par Lamperouge
Homme de 34 ans vierge
#226115
Bonjour à tous,

Cela fait un moment que je n'étais pas passé, et j'ai notamment manqué à ma parole en disant que je répondrais aux derniers messages, mais je n'en ai finalement pas trouvé le courage, et encore un peu moins à m'y replonger maintenant... navré pour ça.

Avant tout chose, merci Lux, c'est très appréciable, et aux vues des valeurs que j'ai pu constater te voir défendre ça et là, ça me fait sincèrement plaisir que tu estimes que j'aille dans le bon sens.

J'avais besoin de trouver un support pour écrire un peu car je suis dans une phase... que je ne saurai pas définir. Il y a 3-4 semaines ma bonne humeur s'est envolée et avec la plupart de mes choses qui m'importaient ou me divertissaient. Ça a été soudain, depuis j'ère dans un état... amorphe, dirais-je ? Si bien que dernièrement je ne fais pratiquement plus que me focaliser sur mon boulot, même chez moi.

En cause, une relation toujours trop complexe avec une personne dont j'ai déjà parlé dans ce sujet, je cite :

en 2014 je rencontre une fille par le biais d'un jeu en ligne, on passe beaucoup de temps à discuter juste tous les deux et on fini même par s'échanger nos numéros en s'envoyer littéralement des milliers de textos en l'espace de 2-3 semaines. Elle a déjà un copain, information que je connaissais, mais avec qui ça ne va pas fort et qu'elle ne voit qu'une fois par mois pour cause de travail. On fini par se rencontrer dans sa ville, passer une journée ensemble, et elle me raccompagne à la gare puis me dira par message peu après qu'elle n'aurait pas résisté si j'avais essayé de l'embrasser... mais elle avait déjà un copain, comment aurais-je pu ? Bref, des mois plus tard elle dira que ce n'était que la solitude qui l'avait rendue ainsi et qu'elle n'avait pas réellement de sentiments pour moi.
Je suis indirectement en contact presque tous les jours avec elle, nous partageons toujours les mêmes centre d'intérêts et faisons partie d'un même canal sur Discord (logiciel de discussion, je précise). Nous conversons très rarement en privé, totalement à l'opposé de l'époque de notre rencontre donc. Elle ne me confie plus rien, et j'ai même appris un peu par hasard qu'elle était célibataire depuis le début de l'été. Sans me monter la tête pour autant, j'ai laissé couler cette information, mais c'est un tout autre détail qui m'a perturbé : elle reproduit exactement le même schéma avec un de nos contacts commun qu'elle avait avec moi à l'époque. Sans trop savoir pourquoi j'ai commencé à me sentir frustré et à bouillir intérieurement. Plus j'avais l'impression d'être mis à l'écart, plus je m'enquérais de son quotidien. J'avais l'impression de lui donner plus d'attention, mais je sentais bien que quelque chose n'allait pas. J'ai compris peu après en avoir parlé avec elle, et lui avoir ouvertement demandé si je l'embêtais, que j'étais tout simplement jaloux...

Je crois que ce moment de lucidité m'a perturbé. Je n'approuve pas la jalousie, bien que paradoxalement je la trouve naturelle quand on tient à quelqu'un... mais ça ne me plaisait pas. Et comprendre que finalement je ne faisais que participer à lui causer des soucis supplémentaires fut un véritable coup de poignard. Embourbé dans ce conflit intérieur, je me suis excusé et j'ai promis d'être moins oppressant... ce que j'ai fait, de manière totalement hors de contrôle, car en fait j'ai purement et simplement tout arrêté.

En l'espace d'un week-end je suis passé d'un comportement très actif à l'état de fantôme. J'ai perdu le moral, je me sentais complètement vide, le week-end commençait tout juste et c'était à peine si j'avais le cœur à sortir de mon lit de la journée. Ça ne s'est guère vraiment arrangé depuis, désormais j'arrive et repars du travail plus tôt et plus tard que je ne l'ai jamais fait auparavant ; ça me permet d'en passer moins chez moi, à me me prendre la tête.

Car j'ai, entre autres choses, retrouvés mes vieux démons, les scarifications... et c'est exaspérant de l'écrire. Je pense que la dernière fois c'était en février/mars, puis ça m'était passé. Quand j'ai commencé à ressentir ce vide, l'envie est revenue d'elle-même. Au début j'ai essayé de me contenir, je dessinais les coupures que j'avais envie de me faire avec un gros feutre rouge, et ça a suffit quelques jours, mais ça n'a pas duré. En écrivant ces lignes, je me rend compte qu'il s'agit peut-être, probablement, d'un mécanisme d'auto-punition. Toujours est-il que voilà, j'arbore maintenant mes nouvelles cicatrices au poignet et je passe beaucoup de temps à les contempler en m'interrogeant sur mon existence même. Car cette rechute a également fait resurgir tout un tas de choses que je m’efforçais d'ignorer.

J'ai failli prendre contact avec une psy. Bien que je n'en ai jamais eu l'envie ni le courage, il y a quelques jours j'avais décroché mon téléphone et appelé, dans un moment de "faiblesse" dirais-je, mais je suis tombé sur une boite vocale. Ça m'a un peu soulagé, je crois... en tout cas je n'ai pas réessayé. A chaque fois que j'y pense je me demande toujours ce que je pourrais bien raconter, ce qu'il en ressortirait, et à quoi ça pourrait bien servir en fin de compte. Quelque part je me dis que ça aura au moins l'avantage de libérer un professionnel pour quelqu'un avec de réels besoins. Mes soucis sont bien peu de chose. Je n'ai jamais été maltraité ou abusé, humilié ou trahis. Je suis mon propre ennemi, j'en suis déjà bien conscient.

Je crois que j'ai écris ce que j'avais à dire, je n'ai plus trop envie d'épiloguer davantage pour l'instant

Merci de m'avoir lu - et désolé, en un sens.

J'espère que vous allez bien et que les choses vont vers du mieux pour vous tous.
par Ness
Homme de 25 ans vierge
#226256
Quelque part je me dis que ça aura au moins l'avantage de libérer un professionnel pour quelqu'un avec de réels besoins. Mes soucis sont bien peu de chose. Je n'ai jamais été maltraité ou abusé, humilié ou trahis. Je suis mon propre ennemi, j'en suis déjà bien conscient.
Il n'y a pas de gradation de légitimité pour le mal-être psychologique. A partir du moment où tu souffres, ça suffit pour justifier de voir un psychologue non ? Surtout que dans ton cas cela s'exprime par des conséquences physiques, des scarifications, qui n'ont rien d'anodin, et une modification de ton rythme de vie.

A chaque fois que j'y pense je me demande toujours ce que je pourrais bien raconter, ce qu'il en ressortirait, et à quoi ça pourrait bien servir en fin de compte.
Je pense que tu saurais quoi raconter, comme tu peux venir le faire sur ce forum (tu dis justement que ça te fait du bien d'en parler ici). Tu trouverais quelqu'un pour t'écouter sans te juger, et chercher à identifier des moyens d'aller mieux. Vous aborderiez ta vie de façon approfondie par rapport à ici, et peut-être que tu feras des découvertes.
Ensuite, moi-même n'ayant pas franchi le cap d'aller voir un psy, je comprends parfaitement ta réticence ! Mais il faut bien la voir comme justifiée par de l'appréhension et non par des arguments rationnels.

En l'espace d'un week-end je suis passé d'un comportement très actif à l'état de fantôme.
C'est d'autant plus dur d'être décu que les attentes étaient grandes, je te souhaite de te remettre avec le temps (as-tu envisagé de quitter ce canal de discussion commun ?). Bon courage !
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par Lux
Femme de 33 ans non vierge
#226378
Lamperouge, il n'y a pas besoin d'avoir été abusé, humilié pour être mal dans sa vie, et d'ailleurs les psys ne s'occupent pas que des personnes dépressives ou abusées ou que sais-je.

Ne t'excuse jamais de ce que tu racontes ici, c'est ton endroit aussi, tu peux y raconter ce qui te chante.
par Lamperouge
Homme de 34 ans vierge
#227045
Bonsoir,

Oui, c'est sûr, la légitimité n'est pas sujette à la gradation, mais nos problèmes à résoudre sont toujours plus ou moins graves que d'autres, eux. Ce qui me gène un peu c'est que j'ai toujours, continuellement, perpétuellement, l'impression qu'en ce me qui me concerne je suis en bas de l'échelle. Dans un sens c'est un problème de riche — non pas que je le sois, mais quand mon plus grand soucis est un vide sentimental/relationnel que je n'arrive pas à gérer, je me fais l'effet d'un enfant capricieux qui a besoin qu'on le prenne par la main...

Heureusement, pour le moment j'ai un peu remonté la pente. Je n'ai pas vraiment repris mes activités d'avant, je suis même plus isolé que je l'étais, mais pour le moment ça me facilite les choses. Je ne suis pas vraiment emballé à l'idée de re-sociabiliser. La solitude qui d'habitude me pèse, me donne pour l'instant plutôt le sentiment de me protéger des négativités qui m'affectaient.
par Lamperouge
Homme de 34 ans vierge
#227951
Je ne saurais pas trop comment qualifier ce sentiment, mais parfois, en regardant une série, quand une romance s'installe autour d'un personnage auquel je m'identifie un peu, la scène du premier baiser devient... insoutenable. Pas d'une mauvaise façon, mais disons que l'identification vole en éclat et le caractère divertissant que proposait la série devient soudainement bien amer. Ca vous est déjà arrivé ?

Ca a été le cas deux fois cette semaine, et ça chaque fois ma réaction a été la même (tout comme les autres fois avant ça) : j'arrête l'épisode, et j'arrête même la série pendant quelques heures, voir jours, voir plus, tout dépend de si j'ai vraiment envie de la poursuivre. Dans ces moments-là je ressens intérieurement une sensation de pression ou de pincement, comme si mon coeur se serrait dans ma poitrine. Dès lors ça me ramène à la réalité, je sors complètement de l'épisode et, limite, je n'ai pas envie d'en voir plus.

Est-ce que c'est un genre de jalousie ? Je pense que c'en est proche en tout cas, mais je ne sais pas trop. Ensuite, des pensées me traversent l'esprit, comme "ça me tue qu'un personnage de fiction ait une vie sentimentale plus développée que la mienne". Un fait qui est pourtant vrai pour tout le monde, c'est le propre de la fiction, personne n'est un James Bond dans la vraie vie par exemple... mais bon, sur le moment, ça m'afflige, je me sens comme un raté.

Généralement, comme ce soir, je n'ai plus trop le coeur à grand chose après ça, alors je vais me coucher, et forcément je rumine ce que je viens de voir et de vivre. Je me dis que la fiction contribue très largement à creuser nos mal-êtres en dépeignant des romances bien trop pures et trop éloignée de la vraie vie, mais je ne peux m'empêcher d'en avoir envie. Puis je pense à la douceur d'un baiser et aux nombreuses années qui me séparent de cet événement, au point de me demander si ça m'est réellement arrivé... à la sensation de chaleur et la délicatesse qu'on ressent en tenant la main d'une personne que l'on aime du plus profond de son coeur... pour moi la dernière fois c'était il y a bientôt quinze ans, et quand j'essaie de m'en souvenir c'est comme si ça n'avait pas été moi à cette époque, comme si c'était une autre vie et que je n'en avait été que le spectateur. A vrai dire, je me sens réellement aujourd'hui comme si ce n'était tout simplement jamais arrivé — du tout.

Rien de plus à ajouter, c'est un fragment de réflexion que j'avais envie de partager.
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par Pasta
Homme de 33 ans vierge
#227953
Oui, le message dans les fictions est souvent que ça arrive à tout le monde au-moment-où-on-s’y-attend-le-moins™, mais il nous manque cette partie de l’histoire. Bien que ça ne m’est jamais arrivé d’arrêter une série à cause de ça, je ressens parfois la même frustration (sauf que je n’ai pas de souvenir de premier baiser à me remémorer).

Cela dit il faut s’y attendre : si un homme et une femme sont célibataires au début d’une histoire, tu peux être sûr qu’ils finissent ensemble à la fin.
par Lamperouge
Homme de 34 ans vierge
#230820
Je viens d'être diagnostiqué pour une dépression "modérée à sévère" d'après l'échelle de mon médecin, et arrêté une semaine. De ce que j'ai lu sur internet ce serait principalement les idées noires qui accentuent le degré de sévérité de la maladie, bref, je suis content sans vraiment l'être. Content d'être arrêté car mon absence de productivité au boulot amplifie l'inutilité et ma présence au milieu de mes collègue accentue paradoxalement la solitude que je ressens au quotidien, le sentiment d'être invisible, et pas content parce que je ne sais vraiment pas quoi faire de mes journées tant je n'aspire à rien.

En parallèle, j'ai fini par aller voir une psychologue il y a 2-3 semaines. Jusqu'au dernier moment j'ai eu envie de faire marche arrière... pour moi, la consultation d'un psy a toujours été la représentation d'un aveux d'échec, la dernière solution avant l'ultime solution à mes problèmes. Je ne suis pas mécontent d'y être allé finalement. J'ai pu commencer à verbaliser des choses que je suis généralement incapable de formuler ailleurs que sur un forum. Je n'ai pas encore été en mesure de parler de ma VT en revanche, mais ce n'est qu'une petite partie de mon mal-être, ça viendra peut-être plus tard...

Dans un sens je me demande si ce n'est pas quand même mes passages chez la psychologue qui ont provoqué la dépression. Ça fait des années et des années que je vis avec un mal être persistant, avec des hauts et des bas. Ce n'est pas la première fois que je me sens affaibli, découragé et triste sur une longue période, mais cette fois-ci concorde plus ou moins avec la première consultation, le fait que dans mon esprit ce soit toujours un aveux d'échec face à la vie, et le fait que parler avec elle ait fait remonter à la surface des douleurs que j'avais pris soin de cacher sous le tapis.

Je me sens au plus bas, et le fait qu'il fasse beau dehors ce matin m'exaspère tant ça ne matche pas avec mon humeur actuelle. Je vais commencer le traitement qu'on m'a prescrit, bien que la prise de médicament m'inquiète tant j'ai l'impression qu'on me demande de soigner ce sur quoi je me construit depuis des années. J'espère que mon rapport aux autres, et en particulier mon absence de vie sentimentale, s'en trouvera modifié car j'ai peur d'aller vers du mieux si c'est juste pour tomber de plus haut...
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par VACN
Homme de 26 ans non vierge
#230821
Lamperouge a écrit :Dans un sens je me demande si ce n'est pas quand même mes passages chez la psychologue qui ont provoqué la dépression. Ça fait des années et des années que je vis avec un mal être persistant, avec des hauts et des bas. Ce n'est pas la première fois que je me sens affaibli, découragé et triste sur une longue période, mais cette fois-ci concorde plus ou moins avec la première consultation, le fait que dans mon esprit ce soit toujours un aveux d'échec face à la vie, et le fait que parler avec elle ait fait remonter à la surface des douleurs que j'avais pris soin de cacher sous le tapis.
La dépression ne se déclenche pas si vite, elle s'installe lentement. Je pense plutôt qu'elle couvait depuis un moment, mais que tu l'ignorais plus ou moins consciemment. Les séances chez la psy t'auront mis face à elle et poussée à l'accepter. Reconnaître que ça ne va pas et qu'on a besoin d'aide est la première étape pour aller mieux.
Tyrus, Lamperouge, Pasta aime ça