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par Tyrus
Homme de 32 ans non vierge
#230830
La question à se poser aussi c'est: est ce que ça t'aide ? Si oui, faut continuer. Si non faut peut etre changer soit de psy soit de méthode soit les deux.
par Lamperouge
Homme de 34 ans vierge
#230868
Oui, et peut-être un peu trop en fait. Je n'ai eu que deux séances mais j'ai déjà pu exprimer plus de choses qu'à quiconque, étant très peu loquace hors des forums. J'ai aussi rapidement constaté qu'elle savait orienter mes réflexions dans des directions que je n'avais même pas envisagées, et pourtant je me suis beaucoup adonné à l'introspection. D'où le "un peu trop en fait", car en ce moment elle est en formation, la prochaine séance ne sera que fin de semaine prochaine, du coup entre temps je suis dans une phase de creux et pas la possibilité de la voir alors que j'aurais bien aimé pouvoir le faire :/
par Lamperouge
Homme de 34 ans vierge
#230951
Est-ce qu'il vous arrive de penser que vous avez été trop longtemps célibataire, trop longtemps vierge, pour que ça puisse changer un jour ?

Bon, il est 4h du matin et je me torture l'esprit dans mon lit, mais ce sont mes pensées récentes. Si j'applique les 15 dernières années aux 15 prochaines, avec les facteurs de vieillissement, d'opportunités et de femmes célibataires de moins en moins nombreuses, les perspectives d'une vie sentimentale ne sont pas réjouissantes... je m'inquiète beaucoup de ne jamais connaître le bonheur de compter pour quelqu'un, et d'avoir la possibilité de lui dédier mon amour en retour, de faire mon maximum pour son bonheur à elle. D'être intimes, de partager des choses rien qu'à nous, de rêver ensemble...

Est-ce que la vie vaut vraiment la peine d'être vécue quand l'espoir de vivre ce rêve s'amenuise petit à petit, alors qu'on sent au plus profond de son être que c'est la seule chose qu'on désire au monde ? Je m’interroge énormément. J'ai peur de ne pas être capable de ne vivre que pour moi-même si longtemps. Et paradoxalement j'ai peur qu'à cause de ça, il ne puisse justement en être autrement...
MathSo aime ça
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par Lereveur
Homme de 39 ans non vierge
#230954
Ca m'arrive, et je ne serais pas étonné que ce soit également le cas d'à peu près tout le monde ici. Ce qui est logique.
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par Chill
Homme de 28 ans vierge
#230960
Cela m'arrive régulièrement aussi et à chaque fois ça me donne un coup de mou, mais pour le moment je n'ai pas de solution, c'est d'ailleurs en partie pour ça que je me suis inscrit sur ce forum.

Donc ne t'inquiète pas Lamperouge, Tu est loin d'être le seul à penser ça !
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par MathSo
Homme de 25 ans vierge
#230964
Ne t'inquiètes pas @Lamperouge. Tu es très loin d'être le seul à te dire ça :wink: . Tout comme Lereveur et Chill, il m'arrive d'y penser également. Du moins, lors des moments où la vie te rappelle que tu es désespérément seul : C'est à dire à chaque fois qu'il y a du nouveau dans la vie sentimentale de tes proches, ou que tu vois un couple beaucoup trop complice et tendre dans la rue. Sinon, la plupart du temps, j'en fais abstraction.

En fait, on a quasiment les mêmes craintes et inquiétudes. On nous dit qu'il ne faut pas perdre espoir (tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir), pourtant, il y a tant de choses qui nous font penser que c'est fichu : Déjà, on a passé une bonne partie de notre vie sans avoir eu personne ni aucune expérience. Pendant que les autres acquièrent de l'expérience, nous on se pose encore les mêmes questions qu'un ado. Et plus le temps passe plus c'est pire. Toutes les filles se maquent petit à petit (à croire qu'il n'y a plus aucune célibataire passé les 25 ans) et commencent à avoir leurs premiers gamins. Et toi, quand tu n'as connu que la solitude, tu finis par t'y habituer. Et on te catalogue comme vieux garçon.

Moi aussi, plus le temps passe, plus je pense que mes chances s'amenuisent peu à peu. Et plus j'ai l'impression de m'en ficher d'être vieux garçon.
Donc, t'inquiètes pas Lamperouge. On est plein à penser la même chose.
par Lamperouge
Homme de 34 ans vierge
#231763
Merci pour vos réponses.

Voilà déjà un mois et demi depuis que je suis en arrêt pour dépression. Les choses s'améliorent petit à petit, grâce aux médocs essentiellement qui stabilisent mon humeur dans une sorte de neutralité, entre l'absence de joie et l'absence de peine. Je n'ai pas encore retrouvé le plaisir de faire ce que j'aimais avant, tout m'est égal (littéralement). Ma seule émotion positive en ce moment c'est d'acquérir des biens matériels qui m'ont longtemps fait envie, comme un robot-aspirateur ou un casque de réalité virtuelle. Hélas, dans le cas du second, c'est un autre trouble qui m'empêche d'en profiter : l'absence de concentration, voire même de volonté. Une certaine difficulté à me motiver même pour des choses supposée être agréables, et une facilité déconcertante à abandonner et déconnecter de mon activité quand j'y suis. C'est pareil avec les jeux, avec les films, avec les livres, avec les gens. Pour le moment, vu de ma fenêtre, je suis la seule personne ravie d'être confinée chez elle tant l'extérieur m’indiffère, voire pire, m'angoisse. La peur de retourner dehors, de reprendre une vie monotone a la fin de mon arrêt et du confinement... mais bon, pour l'heure je suis encore en arrêt jusqu'au 24 avril minimum, ça me rassure un peu, l'échéance est encore loin, même si je compte les jours malgré moi.

Côté sentimental/affectif, j'ai commencé à soulever des questions un peu plus profonde avec ma psy. Sur ma vision du couple, ma vision de l'amour, etc... il en ressort, entre autre, que j'ai détecté avec elle un manque d'affection depuis l'enfance, que je n'avais jamais véritablement identifié. J'étais plutôt solitaire, du genre à jouer tout seul dans mon coin, alors que je jouais beaucoup plus avec mon grand frère dans ma petite enfance. Mes parents, bien qu'aimants, ont rarement eu de geste d'affection physiques dans mes souvenirs. Je me souviens surtout des fessées, des claques et des fois où ils m'ont grondé que de câlins ou de bisous. Du coup, mon rapport au couple est probablement plus dans la dépendance et le besoin tactile que dans le besoin de communication et de partage de moments...

En ce moment on aborde l'acceptation de soi en tant que "être" et non "paraître" ou "vouloir être"... c'est difficile. Je n'arrive pas à raisonner de cette manière. J'ai l'impression que le monde autour de moi n'est qu'une abondance de personnes qui a une liste de cases à cocher, et que je n'en remplie aucune.
par Aurus
Homme de 31 ans non vierge
#231775
Lamperouge a écrit : 11 avr. 2020, 13:27 Merci pour vos réponses.

Voilà déjà un mois et demi depuis que je suis en arrêt pour dépression. Les choses s'améliorent petit à petit, grâce aux médocs essentiellement qui stabilisent mon humeur dans une sorte de neutralité, entre l'absence de joie et l'absence de peine. Je n'ai pas encore retrouvé le plaisir de faire ce que j'aimais avant, tout m'est égal (littéralement). Ma seule émotion positive en ce moment c'est d'acquérir des biens matériels qui m'ont longtemps fait envie, comme un robot-aspirateur ou un casque de réalité virtuelle. Hélas, dans le cas du second, c'est un autre trouble qui m'empêche d'en profiter : l'absence de concentration, voire même de volonté. Une certaine difficulté à me motiver même pour des choses supposée être agréables, et une facilité déconcertante à abandonner et déconnecter de mon activité quand j'y suis. C'est pareil avec les jeux, avec les films, avec les livres, avec les gens. Pour le moment, vu de ma fenêtre, je suis la seule personne ravie d'être confinée chez elle tant l'extérieur m’indiffère, voire pire, m'angoisse. La peur de retourner dehors, de reprendre une vie monotone a la fin de mon arrêt et du confinement... mais bon, pour l'heure je suis encore en arrêt jusqu'au 24 avril minimum, ça me rassure un peu, l'échéance est encore loin, même si je compte les jours malgré moi.

Côté sentimental/affectif, j'ai commencé à soulever des questions un peu plus profonde avec ma psy. Sur ma vision du couple, ma vision de l'amour, etc... il en ressort, entre autre, que j'ai détecté avec elle un manque d'affection depuis l'enfance, que je n'avais jamais véritablement identifié. J'étais plutôt solitaire, du genre à jouer tout seul dans mon coin, alors que je jouais beaucoup plus avec mon grand frère dans ma petite enfance. Mes parents, bien qu'aimants, ont rarement eu de geste d'affection physiques dans mes souvenirs. Je me souviens surtout des fessées, des claques et des fois où ils m'ont grondé que de câlins ou de bisous. Du coup, mon rapport au couple est probablement plus dans la dépendance et le besoin tactile que dans le besoin de communication et de partage de moments...

En ce moment on aborde l'acceptation de soi en tant que "être" et non "paraître" ou "vouloir être"... c'est difficile. Je n'arrive pas à raisonner de cette manière. J'ai l'impression que le monde autour de moi n'est qu'une abondance de personnes qui a une liste de cases à cocher, et que je n'en remplie aucune.
Salut Lamperouge,

Je trouve que c'est positif. Tu es encore dans le dur, mais tu avances doucement mais sûrement dans la bonne direction.

Je te conseillerai de ne pas trop essayer de te projeter dans l'avenir pour le moment, essaye de profiter du moment présent même si cela t'es difficile.

Prends soin de toi, et donne nous de tes nouvelles.
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par Burden
Homme de 25 ans vierge
#231777
Salut Lamperouge,
Dans le deuxième paragraphe sur tes parents et ton enfance, j'ai vécu exactement la même chose. Je ne sais pas si c'est quelque chose à prendre en compte, étant donné que ton frère (et mes frères) ont étés élevés de la même façon que nous et n'ont pas développés les problèmes qui nous incombent (dévalorisation, dépression, etc...) pour autant. C'est sans doute un stratagème que déploient les psys (deux psys sur les trois que je suis allé voir m'ont sorti la même chose) pour tenter de nous faire porter la faute non plus sur nous-même mais sur des personnes extérieures, et alors qu'on peut facilement se vouer une haine à soi-même, on excuse en général les gens qu'on aime. Dans un sens c'est plutôt bien, car au final en réfléchissant là-dessus on se rend compte concrètement que notre jugement dévalorisant envers nous-même quand on se dit "tout est de ma faute" n'est pas forcément vrai, mais ce n'est pas non plus vrai de se dire que c'est la faute des parents ou du reste... En fait je pense qu'à un moment il faut cesser de chercher les coupables ou les causes responsables, simplement se dire "voilà où j'en suis aujourd'hui", et dans le cas où on accepte pas sa situation, "je vais trouver le moyen de me sortir de là".

C'est peut-être ce qu'a voulu dire ta psy quand elle te dit d'être et non de paraître. C'est-à-dire cesser de penser que tout est le facteur de causes immuables et que quoi qu'il en soit ces causes nous mènent vers un chemin qu'on ne veut pas emprunter, et au contraire se demander ce que l'on veut réellement, et tout mettre en oeuvre pour obtenir ce que l'on désire, quel que soit le prix à payer. Tenter d'obtenir ce que l'on désire est le sens de la vie, donc faire des efforts en ce sens ne peut qu'améliorer la vision qu'on a de soi-même . Quand au jugement des autres il n'a pas d'importance car faire ce qu'on veut de sa vie est légitime (à part quand on s'appelle Ted Bundy ou Ed Gein...).

Etre finalement, c'est savoir ce qu'on veut, pas dans l'immédiat mais dans l'absolu, et faire abstraction de ce que les autres veulent de nous quand cela vient à l'encontre de ce qu'on veut de soi-même . C'est un état difficile à atteindre quand on est sujet à la dépression car un dépressif tente d'échapper à lui-même et à sa condition en "s'extériorisant", c'est-à-dire en se plongeant dans une vie parallèle, soit en consommant en excès (ça peut être les drogues, les séries T.V, les jeux vidéos,...), soit en ruminant (repasser sans cesse des événements de sa vie dans sa tête pour essayer de comprendre ce qui aurait pu être changé, ou tout simplement rêver sa vie sans la pendre en charge). Bref il ne faut plus que tu t'occupes de rentrer dans les critères des autres mais dans tes propres critères, c'est sûr que c'est pas évident de faire la part des choses entre les deux, mais si tu y parviens tu saura la marche à suivre pour au final te sentir plus heureux.

En espérant que ça puisse t'aider.
par Lamperouge
Homme de 34 ans vierge
#231781
Je ne donne pas vraiment dans le rejet de la faute sur les autres, au contraire, je suis plutôt du genre à me mutiler dès qu'une bricole m'arrive, à me punir, me saborder, enfin à tout faire pour me briser. Mon frère est pareil à sa façon, mais lui c'est plus les coups de poings dans les murs. Il avait été diagnostiqué bipolaire (cyclothymie) il y a quelques années, mais un autre psychiatre à annulé ce diagnostic il y a quelques mois.

En fait, le discours de ma psy autour du fait d'être au lieu de vouloir paraître c'est lié à des choses que je lui disais par rapport au fait que je me sentais indigne d'être aimé. Que je ne renvoyais pas l'image d'une personne qu'on voudrait à ses côtés. Que ma bienveillance naturelle, ma tendance à laisser couler au lieu de confronter les problèmes et ma timidité avaient finalement fait de moi un genre de paillasson, alors que les femmes recherchent plutôt un homme droit, solide, robuste, efficace. Et par conséquent, j'en venais à dire que je pourrais ne jamais être aimé pour qui je suis, et qu'il faudrait peut-être "porter un masquer", me comporter différemment, jouer un rôle en somme, si je veux y parvenir un jour...

Pour ma part, c'est les ruminations qui ont été dominantes dans ma dépression, au début. Aujourd'hui, je n'ai pas la capacité à rester concentrer, ni même à vouloir consommer des séries, des jeux ou des films, quand bien même je les aimait avant. L'anhédonie est (avec un reste d'aboulie qui s'atténue peu à peu) pour le moment le symptôme qui me handicape le plus au quotidien. Et d'ailleurs, c'est drôle que tu parles de vouloir s'échapper de soi-même car j'ai commandé un casque de réalité virtuelle récemment. Les mondes virtuels m'ont toujours intéressés, mais pas nécessairement en VR. Mais là, j'ai envie de fermer les yeux sur le réel, dans une bulle, et c'est sans doute ce qui m'a orienté dans ce sens.

En tout cas, je vais faire de mon mieux, mais j'avoue que je suis terrorisé par les 5, 10, 15 ans à venir... j'ai peur de ne jamais m'accomplir, de ne jamais vraiment vivre... c'est dur à expliquer.