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par MathSo
Homme de 26 ans vierge
#234571
VACN a écrit :Sans m'en rendre compte, depuis deux ans, je suis retombé dans les fausses croyances implantées involontairement par ma mère et par la société : que ma sexualité d'homme est sale et dangereuse, que je n'ai pas le droit d'être en couple sans un logement à moi, que séduire c'est mal, qu'avoir envie de coucher avec une personne qui me plaît c'est mal...
Je crois que j'ai eu à un moment moi aussi ce genre de pensées. Mon dieu, je te rejoins totalement sur l'histoire du logement ^^ . Pendant les presque 3 ans où j'étais au chômage et chez mes parents, je me disais qu'il était inimaginable d'envisager toute relation en étant dans cette situation. Par conséquent, je me suis interdit d'envisager quoi que ce soit ou d'avoir un coup de cœur.

Maintenant, je suis indépendant. Mais cette fois ci, je rejoins l'avis d'Amaz . C'est à dire que j'ai l'impression de ne pas remplir les critères pour être en couple. Que mon inexpérience totale est éliminatoire. Comme le dit Amaz, pour moi, être en couple relève de l'exploit. En fait, c'est pour les autres mais pas pour moi. Je suis le spectateur des relations des autres.
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par VACN
Homme de 27 ans non vierge
#234573
MathSo a écrit :Je suis le spectateur des relations des autres.
Et pourquoi ?
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par MathSo
Homme de 26 ans vierge
#234575
VACN a écrit :Et pourquoi ?
Disons que ça a toujours été comme ça. J'ai toujours vu mes proches être petit à petit accompagnés sauf moi. Je suis en quelque sorte celui qui tient toujours la chandelle. Ça rejoint ce que j'ai dit plus haut : J'ai l'impression que ça relève de l'exploit d'être en couple alors que ca semble si simple pour les autres. En même temps, j'ai été incapable d'arriver à séduire quelqu'un en presque 26 ans ^^ .
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par VACN
Homme de 27 ans non vierge
#234578
MathSo a écrit :Disons que ça a toujours été comme ça. J'ai toujours vu mes proches être petit à petit accompagnés sauf moi. Je suis en quelque sorte celui qui tient toujours la chandelle.
Non, là tu m'expliques ce que "être le spectateur des relations des autres" veut dire. Je t'ai demandé pourquoi. Qu'est-ce qui fait que tu restes spectateur ?
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par MathSo
Homme de 26 ans vierge
#234581
VACN a écrit : 09 août 2020, 21:00
Non, là tu m'expliques ce que "être le spectateur des relations des autres" veut dire. Je t'ai demandé pourquoi. Qu'est-ce qui fait que tu restes spectateur ?
Ah d'accord, j'avais mal compris ^^. Disons que ça serait plutôt dû à mon attitude. Parce que je n'ose tout simplement rien faire, à cause de mon état d'esprit : car je pense que je n'ai aucune légitimité à désirer quelqu'un. Que si l'autre doit faire un choix entre 2 personnes (dont moi), je n'ai absolument aucune chance, etc...
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par VACN
Homme de 27 ans non vierge
#234987
Grosses réflexions du soir sur ma situation et quoi faire pour y remédier.

J'ai un sentiment d'urgence. Il faut que les choses bougent, et vite, ou bien je vais devenir vraiment cinglé. La vie n'est juste pas aussi belle sans quelqu'un avec qui la partager et... "s'amuser" :yum:. Trouver quelqu'un reste un objectif important pour moi, et je ne crois toujours pas qu'il suffise d'attendre sans y penser et de vivre le reste de sa vie pour qu'un jour, l'amour nous tombe dessus comme par enchantement.

Problème : je ne trouve personne. Ma vie amoureuse et sexuelle stagne. Clairement, ce que je fais actuellement ne fonctionne pas. Donc, il faut changer quelque chose.

Déjà, il s'agit de comprendre ce qui bloque.

Après pas mal d'introspection, je me suis rendu compte que je perdais de vue l'essentiel : découvrir les gens. Il faut que je réapprenne à m'intéresser aux gens en profondeur, et quand je vois ou parle à une femme qui pourrait me plaire, à ne pas me mettre directement en mode "analyse des chances de conclure" :sweat_smile:

Il y a aussi le manque d'opportunités, clairement. Je rencontre rarement de nouvelles personnes, encore moins des femmes avec qui ça pourrait marcher.

Il s'agit aussi de comprendre ce qui a fait que ça a marché avec mon ex, et failli marcher avec une autre femme. J'ai pu trouver deux dénominateurs communs :
  1. Le fait d'être relax et confiant ; confiant que ça va finir par marcher, que je peux plaire. Pour la deuxième rencontre, comme ça faisait moins d'un mois que j'étais séparé de mon ex, je ne me sentais pas pressé de retrouver quelqu'un ; ça ne faisait qu'un mois, j'avais le temps.
  2. Le fait d'assumer les choses : qui je suis, comment je fonctionne, où j'en suis, ce dont j'ai besoin... Ne pas réfléchir à ce que je dis ou comment je le dis.
Conclusion de tout ça :
  1. Faire en sorte d'avoir plus d'opportunités. Pour ça, faire des sorties régulières dans des endroits fréquentés, accepter le plus d'invitations possible, en particulier s'il doit y avoir des inconnus.
  2. Oser aller vers les femmes qui me plaisent, engager la conversation. Ne pas réfléchir à quoi dire ou quoi faire. Laisser couler. Advienne que pourra.
  3. Être plus ouvert sur ce que je cherche, à savoir : une partenaire de longue durée, avec qui m'installer et fonder une famille, et d'ici à ce que je la trouve, "prendre du bon temps en bonne compagnie". Sans pour autant le déballer à la figure de tout le monde de but en blanc, on est d'accord.
Je compte déjà aller faire de l'accrobranche une fois par mois environ, parce que c'est cool et que ça fait du bien. Des cours de salsa, aussi. Soirée dans trois semaines chez des amis, avec plein de gens connus et inconnus, dont certaines femmes célibataires... :wink:
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par VACN
Homme de 27 ans non vierge
#237244
Bon, c'est la fin d'un week-end, et ça va pas bien. Seul avec mes pensées, qui comme souvent ont dérivé vers la frustration, la sensation que rien ne s'améliorera jamais et l'impression de n'avoir aucune valeur, j'ai eu l'envie de me jeter par la fenêtre. Ça n'a duré qu'une fraction de seconde, mais c'est déjà trop longtemps.

J'en parlerais bien à un(e) ami(e), mais au-delà du fait que j'ai peur de les saouler à force, je suis las de m'entendre répéter les mêmes platitudes. Sois patient, tu as plein de qualités, cultive ta gratitude, tu n'as pas besoin d'une relation pour être heureux, tu peux t'épanouir sans quelqu'un dans ta vie...

Je sais bien que ma situation immédiate n'est clairement pas propice à faire des rencontres. Mais c'est pas comme si ma vie y était propice en temps normal.

Toujours les mêmes sentiments de décalage, la sensation de ne pas être câblé comme tout le monde. Je sens que je n'arrive plus à me connecter aux autres. Je n'arrive plus à m'ouvrir. Se refermer, c'est déjà une chose, mais le plus terrible, c'est que je sais que je me renferme, et que je n'arrive pas à l'empêcher. J'ai oublié le mode d'emploi. Mes interactions avec les autres personnes me semblent de plus en plus artificielles, mécaniques. Par moments, je me dis que je me f0us de ces gens avec qui je discute, et ça m'énerve parce que je n'ai pas envie de penser ça. Je sais que ce sont des gens importants dans ma vie et dans l'absolu, mais je ne le ressens plus. Je me sens égoïste de penser comme ça.

Souvent, j'ai de la colère qui monte. Dirigée contre personne en particulier, contre un peu tout et tout le monde. Une grande confusion, comme si mon cerveau s'épuisait en cherchant désespérément une échappatoire à un problème insoluble. Même une terreur existentielle, parfois. Je m'approche de la trentaine et je n'ai toujours aucune idée de comment m'y prendre pour vivre une vie affective / amoureuse / sexuelle "normale". Ou du moins conforme à ce que je désire.

La frustration affective et sexuelle a des impacts négatifs reconnus sur la santé physique et mentale. Dans mon expérience, la plupart des gens en sont plus ou moins conscients, mais dans le même temps croient dur comme fer qu'on peut être parfaitement heureux et épanoui sans que ces besoins (oui, besoins) ne soient satisfaits. Dans la tête de beaucoup, c'est même de la faute des gens comme nous s'ils sont toujours seuls ; ils n'ont qu'à choisir d'être heureux, qu'à arrêter de faire la tronche, qu'à ne plus être si désespérés. Allez donc tenir le même discours à quelqu'un qui meurt de faim, ou qui déprime parce qu'il est au chômage. Vous m'en direz des nouvelles.

J'essaye de combler le vide en cherchant des gens en ligne avec qui avoir des discussions chaudes, en explorant ma sexualité tout seul - et en essayant de me convaincre que la masturbation est un bon substitut en attendant de retrouver une vie sexuelle à plusieurs, alors qu'au fond je sais très bien que c'est faux. C'est un substitut de rien du tout. C'est pas ça que je veux. C'est pas ça qui me manque. J'ai besoin de quelqu'un...

Ma nouvelle thérapeute me dit que le nœud du problème semble être une faible confiance en soi. Mais je n'arrive pas à croire qu'avoir plus confiance en moi va me rendre super attirant comme par magie ; ni que je suis capable de développer cette confiance en soi.
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par MathSo
Homme de 26 ans vierge
#237247
Courage VACN. Il est vrai que la situation actuelle ne favorise rien quand au contact humain, et tout ce qui va avec. Et malheureusement, on en a encore pour pas mal de temps avec ce satané virus qui ne veux pas nous laisser tranquille. Autant dire que si l'on veut espérer entamer une relation durant cette période, c'est très mal parti (Bon, j'ai quand même l'exemple dans mon entourage de personnes qui sont parvenues à trouver quelqu'un malgré le covid, mais je me demande toujours comment ils ont fait :sweat_smile: )
VACN a écrit :Toujours les mêmes sentiments de décalage, la sensation de ne pas être câblé comme tout le monde. Je sens que je n'arrive plus à me connecter aux autres.
J'avais lu dans un autre topic que tu étais parti de chez tes parents. Je me demandais maintenant si tu avais réussi à retrouver un emploi.
Oh, je parle en connaissance de cause. Moi aussi pendant mes 3 ans de chômage, j'avais l'impression d'être décalé et déconnecté des autres. A tel point que j'esquivais toute conversation pour éviter d'avoir à parler de moi et ma ma situation.
Aujourd'hui, je dois bien avouer que c'est uniquement grâce aux collègues que je tiens. On a fini par tisser de bonnes relations. Je pense que sans cela, j'aurais été complètement déprimé pendant les confinements successifs. Tu n'as vraiment personne avec qui parler VACN ?
VACN a écrit :La frustration affective et sexuelle a des impacts négatifs reconnus sur la santé physique et mentale (...) J'essaye de combler le vide en cherchant des gens en ligne avec qui avoir des discussions chaudes, en explorant ma sexualité tout seul - et en essayant de me convaincre que la masturbation est un bon substitut
Je ne vais pas te le cacher, mais je pratique aussi l'onanisme personnellement. Et même si il faut avouer que cela permet de réduire (en partie) la frustration sexuelle, cela ne résout pas le problème de frustration affective. Il suffit de s'en convaincre : depuis le début des confinements, les inscriptions sur SDR ont bondi comme jamais. A mon avis, le manque affectif est plus difficile à vivre que le manque sexuel.
Il me semble que tu as déjà vécu une relation VACN ? Je pense que lorsqu'on a déjà vécu une relation, il est plus difficile de tenir face à la frustration que quelqu'un qui n'a jamais rien connu (comme moi par exemple. Je n'ai pas trop de sensation de manque, étant donné que je n'ai rien connu encore). C'est exactement comme quelqu'un qui a déjà fumé par exemple : il va ressentir le manque, alors qu'un non fumeur ne connaitrai pas le manque.
VACN a écrit :Ma nouvelle thérapeute me dit que le nœud du problème semble être une faible confiance en soi. Mais je n'arrive pas à croire qu'avoir plus confiance en moi va me rendre super attirant comme par magie ; ni que je suis capable de développer cette confiance en soi.
Oh si, ta thérapeute a raison. La confiance en soi est très importante. Jamais une fille ne voudra aller chez un type qui manque de confiance en lui, elles le ressentent très vite. On dit qu'il faut s'aimer soi même avant d'aimer quelqu'un d'autre.
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