Comment nous avez-vous connu ? Recherche, bouche Ă  oreille...
Par Amuerie
Femme de 36 ans non vierge
#221553
Je vais y répondre également.
La VT, je l’ai pas vraiment vu venir dans un premier temps. J’ai eu des petits copains au collège où te te fais des petits bisous. Mais j’étais jamais à l’aise. Je le faisais parce que les copines le faisait. Et j’ai subi pas mal de moqueries durant la 4e et à partir de ce moment là le peu de confiance que j’avais en moi à fondue comme neige au soleil. Je me suis renfermée, pris du poids et arrêté toute activité sportive.
Le lycée aucun copain, et je ne regardais pas si je plaisais ou pas, je fuyais.
A la fac j’ai perdu du poids, les gens sont moins « idiot » je me suis fait bcp d’amie et ma timidité moins presente. J’ai eu un copain mais 15 jrs, un mec qui m’a chercher mais c’est arrêté d’un coup. Mais toujours pas de vrai amoureux.
Et on arrive à 30 ans, il y a eu mon collègue qui voulait mais je ne ressentais rien d’autre que de la profonde amitié.
Et il y a 36 ans, et je rencontre enfin quelqu’un, a des sentiments.
Donc je l’ai vu pointer son nez vers la fin du collège. Et s’installer au fur et à mesure.
Par Tyrus
Homme de 31 ans non vierge
#221605
Oui je le savais. Je l'ai toujours su.
Pendant que d'autres vivaient leurs premières expériences, je n'avançais pas.
Puis bon les moqueries sur mon physique de la part de la gent féminine c'était fréquent pendant cette période (de la primaire au collège en passant par une partie du lycée).

Et ce sentiment de rejet finalement ça fait se refermer donc c'est ce que j'ai fait. Je me suis refermé. Ce n'est qu'à l'université que j'ai commencé à croiser des adultes que je me suis de nouveau ouvert aux autres. Mais c'était trop tard, j'avais déjà perdu le peu de confiance que j'avais en moi.
Donc ma période universitaire m'a permis de me faire des amis mais aucune rencontre amoureuse.

En sortant des études je savais que mes possibilités de rencontres s'amenuiseraient compte tenu de mes complexes et angoisses. Les quelques rencontres effectuées via sdr ont confirmé cet état de fait vu ce que je me suis pris. C'est même pire quand on te renvoie ta vt en pleine figure.

Aujourd'hui encore j'entends les moqueries de ces filles quand je me regarde dans le mirroir.

Donc oui je l'ai senti venir dès le collège en fait et ça a duré jusqu'à mes 31 ans. Aujourd'hui je ne suis pas en couple je ne le serai sans doute jamais vu qu'une partie de moi continue de penser que je ne suis pas assez bien.
Par Paolafg
Femme de 30 ans vierge
#221667
Non, j’ai toujours pensé qu’il suffisait que je maigrisse pour plaire sauf qu’à force de fantasmer ma vie et de repousser toujours un peu plus l’idée de perdre du poids, je me suis retrouvée à 30 ans sans jamais l’avoir fait!

En fait c était plus une barrière... je suis resté obsédée par plusieurs années par un amour impossible.

Bref maintenant j’ai l’impression d’avoir trop attendu et que c’est trop tard :smirk:
Amuerie aime ça
Par Diogene
Homme de 28 ans vierge
#223016
Pour ma part j’ai surtout accumulé un retard social au début suite à des difficultés énormes d’intégration. Ce n’était pas ma priorité. Je tentais maladroitement parfois puis j’arrêtais. Quand je me suis stabilisé, je devais avoir 21 ans et je me suis rendu compte que ça commencer à devenir anormal. J’ai tenté plusieurs fois frénétiquement, enchaînant les échecs et plus je les enchaînait plus ça me faisait paniquer. Puis j’ai laissé tomber pendant des années me disant comme Blup que ça allait venir tout seul. Il fallait juste accepter que pendant les inévitables jeux à boire ou tout le monde parle de cul, je devais me taire et inventer une vie sexuelle normale quand c’était mon tour. Maintenant je panique de nouveau à l’approche de la trentaine mais ça doit être le cap.
Par Marcorel
Homme de 31 ans non vierge
#223270
Oui je l'avais vu venir, je ne vais pas faire dans l'original, mais oui Ă  15-16 ans j'aurais pus signer un papier sur ma situation actuelle.

Depuis l'adolescence j'ai toujours vu que j'étais à la marge, à l'époque il aurait été encore temps et plus facile de faire bouger les lignes, qu'as la trentaine avec une nombre incalculable de baffes dans la gueule sans aucun succès que ce soit socialement ou sentimentalement.

Mon erreur personnel a été à l'époque de croire aux fameuses prêches "ca viendras tout seul, t'inquiète pas" ou "ca viendras quand tu t'y attendras le moins". Et aussi à l'époque de ne pas avoir eu assez les co*illes de rembarrer les gens qui m'ont rabaisser, et cela à cause de l'éducation désastreuse de mes parents.
Le reste c'est la loterie de la vie, physique disgracieux, timidité, naissance dans un bled paumé.

Pour le moment je n'ai plus la force de faire semblant que tout vas bien pour faire bonne figure, alors que ce n'est pas le cas.
Je sais pertinement qu'actuellement je suis un fantôme pour la gente féminine, un second couteau, quelqu'un qui est juste bon à boucher les trous quand on s'ennuis mais qui ne mérite pas mieux.

Tout cela me laisse l'impression de voir défiler ma vie comme si j'assister à un spectacle des guignols (les marionnettes) et que dés le début du spectacle je connassais déjà la fin.
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Par MathSo
Homme de 24 ans vierge
#223354
Je vais aussi apporter ma réponse à la question.

A l'époque, je ne la voyais pas venir. Je me disais malgré tout que "ça allait bien finir par m'arriver". Ça n'a été que bien plus tard que j'ai compris qu'en fait, j'avais tous les "symptômes" d'un futur VT.

Déjà, quand on est timide, renfermé ou anxieux social à la base, on est déjà mal parti. Ajoutons aussi que je suis un "coincé social". (C'est à dire que je n'arrive pas à me lâcher avec les autres, à leur montrer des signes d'affection en quelque sorte). Alors, lorsqu'on est en plus la tête de turc des autres, ça n'arrange rien. J'ai subi du harcèlement pendant tout le collège. Au moment où naissent les premiers amours, moi j'étais rejeté par les autres, marginalisé. En plus, dans cette période où il y a une "course" à la popularité, je ne faisais clairement pas partie de ces gens là.
Marcorel a écrit :Mon erreur personnel a été à l'époque de croire aux fameuses prêches "ca viendras tout seul, t'inquiète pas" ou "ca viendras quand tu t'y attendras le moins". Et aussi à l'époque de ne pas avoir eu assez les co*illes de rembarrer les gens qui m'ont rabaisser, et cela à cause de l'éducation désastreuse de mes parents.
C'est fou à quel point je me reconnais dans ta citation Marcorel. Moi aussi aujourd'hui, je regrette de ne pas avoir dit m**** à tous ceux qui m'avaient fait cassé les c*****. de ne pas avoir réussi à me faire respecter.

Ensuite, au lycée, là où souvent se lient les 1ers couples "durables", toujours rien pour moi. Il faut dire que mon caractère renfermé n'a pas aidé. De plus, je n'étais pas dans le même délire que les autres : je ne sortais pas, je ne m'amusais pas, je ne fumais pas (c'est encore le cas aujourd'hui) ... . Et du coup, j'étais une nouvelle fois isolé. Heureusement, plus de harcèlement. J'étais interne au lycée, et certaines personnes ont eu vent de ma virginité. Je me souviendrai toujours de ce type qui m'a dit : " De toutes façons, les seules filles que t'as vu nues de ta vie, c'est sur les sites porno". Du coup, j'ai été la risée de ces gens là.

Tout c'est enfin calmé à la fac. J'avais enfin réussi à me faire quelques amis. En revanche, c'est là que j'ai pleinement réalisé tout le retard que j'avais accumulé par rapport aux autres : Je devais bien être le seul qui à 20 ans passés, n'avait pas la moindre expérience. Même pas un simple baiser. Et tout cela s'est encore accumulé quand un de mes potes, qui était comme moi, à fini par sauter le pas avec sa chère et tendre.

Tout ça pour dire que oui, aujourd'hui, je me rends compte que j'avais tous les "symptômes" du vierge tardif. Et je pense que plus je vais avancer en âge, plus ça va être pire.
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Par godfreyho
Homme de 44 ans vierge
#223360
Je ne l'ai pas vue venir, il m'a fallu plus de 43 ans pour m'en apercevoir, avant je n'y pensais pas, j'avais sur la question le même regard qu'étant enfant, quand quelqu'un m'en parlais je répondais "Ça ne m'intéresse pas, de toutes façons y a le temps, j'ai autre chose de plus intéressant à faire", je trouvais même ces questions agaçantes à force, pour moi mes réponses étaient d'une logique évidente et je ne me rendais pas compte de mon décalage.
Sur certains points mon évolution est beaucoup plus lente que la normale. Il ne me faut pas grand chose pour retomber là-dedans, ce week-end je me suis adonné à une des mes passions, plus rien d'autre ne comptait, si on m'avait lancer sur des sujets comme la sexualité, la recherche d'un partenaire, j'aurais dit "m'en fouts ce soir c'est jdr, pourquoi m'embêter avec ces futilités".
J'ai l'impression de ne toujours pas être prêt et en même temps ça me titille, je me passerais bien de cette sensation.
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Par rooter
Homme de 34 ans vierge
#223484
Perso, c'était assez claire pour moi, j'avais déjà à peu près capté que c'était surtout une question d'habileté sociale, et que c'est un domaine où je ne serais jamais très doué.