Comment nous avez-vous connu ? Recherche, bouche à oreille...
par akadoc42
Homme de 37 ans vierge
#223542
La VT, si je l'ai vue venir? Oui, un tout petit peu :sweat_smile: , mais maintenant j'aimerai bien la voir partir :joy: :joy: .
Plus sérieusement, à l'âge des premiers émois, lycée et fac, j'étais très timide, je ne m'aimais pas physiquement et j'étais complexé par la tzille de mon attribut viril donc rien.
Et puis avec le temps qui passe du rentre dans la spirale négative : vierge à 25 ans, c'est pas normal (sauf si c'est le signe astrologique :joy: )et si on le sait tu vas passer pour un extraterrestre donc isolement, vierge à 26 ans mais c'est encore pire :cold_sweat: ...
Et le années passent, jusqu'au jour ou tu te dis mais si je continuent dans cette voie, j'vais mourir vierge :scream: .
Alors à ce moment enfin, j'ai reagi. Pour l'instant sans réussite puisque pas de changement de statut :worried: , mais déjà une vie plus heureuse. :innocent:
par JaneDoe
Femme de 30 ans vierge
#233309
Bonsoir,

Il n'y a pas eu de réponses depuis longtemps mais en parcourant quelques unes des vôtres, j'ai eu envie de répondre à la question.

Alors, je crois pas l'avoir vu venir mais je me rappelle que quand j'étais ado, je me disais que je perdrai probablement ma virginité avant 18 ans, c'était ce qui me paraissait "normal". Je me rappelle avoir lu que l'âge moyen était 17 ans et je voulais être dans cette âge moyen. Je me rappelle avoir lu dans un livre à destination des adolescentes qu'il était possible de "rester coincé" en cas de stress et qu'il fallait essayer de détendre l'atmosphère ou en désespoir de cause, appeler les secours qui feraient un piqûre de je-ne-sais-plus quoi. Je me rappelle m'être dit qu ce serait horrible si ça arrivait et que mes parents apprenaient que j'avais des relations sexuelles. Je me rappelle que mes amis les plus proches ont perdu leur virginité en première et en terminale, et une à 13 ans me parlait déjà de ses expériences sexuelles. Je me rappelle les débuts du "social network" et ce jeu de question avec la question, "selon toi, quand ... a-t'il/elle perdu sa virginité?". Les réponses proposées étaient "collège "lycée", "fac", "pas encore". J'étais au lycée , je me disais que ça devait être ça la bonne réponse.

Je dirais que j'ai cru être en retard lorsque j'ai eu 18 ans et que je n'étais toujours pas passée à l'acte. A la fac, j'avais l'impression que tout le monde l'avait déjà fait. Etant réservée et ne faisant que peu confiance aux gens, je n'ai jamais rien dit. Certaines personnes semblaient croire que c'était fait, je les ai laissées le croire. Je me rappelle qu'à une soirée en fin de première année, on essayait de me caser avec quelqu'un mais ayant conscience de mon "retard", je me suis renfermée.

Si j'analyse ces dernières années, c'est ce que j'ai fait. Je sais que ce n'est pas une honte d'être vierge mais c'est un sujet de discussion en quelque sorte et je n'aime pas être au cœur des discussions alors lorsque quelqu'un s’intéressait à moi, j'avais tendance à me refermer. Je pense qu'à cette époque là, je pensais que je ferai ma première fois avec un vrai copain. Je me voyais pas forcément l'épouser et m'attendre à un truc incroyable mais je pensais que je serais en couple. Je n'ai jamais vraiment été en couple.

Il y a deux fois où ça aurait pu se passer. La première fois, c'était avec un ami d'un ami (que je connaissais peu), je l'ai avouée au mec (car je voulais pas qu'il y aille n'importe comment ), il a été sympa, m'a dit que ce n'était pas grave (je n'avais que 20 ans) mais il m'a dit qu'en fait il avait "plus ou moins" une copine et on en est restés là. Je ne sais pas si c'était vrai, s'il ne voulait pas être mon premier, s'il pensait que je ne voulais pas. Je ne l'ai jamais revu.
La deuxième fois, c'était un garçon différent, on a essayé mais ça n'a pas marché. En fait, j'avais peur d'avoir mal (ah tiens j'avais lu ça aussi quand j'étais ado...) et on a à peine essayé. J'avais 21 ans.
Depuis, il y a eu un flirt mais comme lui était un ami plus proche et que je ne voulais pas qu'il sache la vérité, j'ai arrêté les choses assez tôt prétextant que nos amis étaient dans la pièce à côté (c'était vrai).

Après le temps passe et on fait pas forcément attention. J'ai toujours eu du mal à voir le temps filer. Donc je pensais pas en être là à mon âge, non mais je pensais être tardive à 18 ans. Je sais maintenant que c'est complètement stupide et que cette croyance m'a mise en effet dans cette situation actuelle. Une sorte de cercle vicieux, je veux pas que ça se sache mais en même temps je ne pense pas que les femmes puissent passer le cap sans l'avouer à leur partenaire. Donc voilà, le serpent qui se mord la queue depuis une dizaine d'années.

En relisant tout ça, je me dis que je me suis mise une grosse pression là dessus (la pression de devoir s'en débarrasser avant d'avoir le droit de voter) mais c'est une pression qui est véhiculé par les médias et relayée par ses pairs (qu'ils soient vierges ou pas). Et je me dis aussi, heureusement que je ne me mets pas une pression de religion ou de devoir être dans une relation sérieuse voire de me marier avant de le faire car ça serait encore plus dur.

En bref, globalement, je l'ai pas vu venir...
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par Chuck
Homme de 32 ans non vierge
#234538
Siana a écrit : 28 nov. 2018, 16:47 Je me demandais si pour vous la VT s'est finalement révélée être une "surprise" ou au contraire une crainte qui s'est confirmée ?
Est-ce que le temps a passé sans vous inquiéter plus que ca, jusqu'à ce qu'un jour vous ayez une sorte de prise de conscience à 20, 30 ou 40 ans et de vous dire "zut, je suis en retard par rapport à mon entourage" ?
Ou bien vous pressentiez-vous déjà que vous alliez rencontrer plus de difficultés que les gens autour de vous ?

(j'espère que ma formulation peut être maladroite n'offusquera personne)
Pendant quelques années, non. J'ai eu beaucoup d'espoirs étant plus jeune (collège-lycée). A chaque fois je me disais que ma première copine/fois était au coin de la rue, à quelques pas de moi. Et, à chaque fois, j'allais de désillusion en désillusion. J'ai toujours eu "peur" que ça dure toute ma vie et de rester VT. Et, à partir de mes 20 ans on va dire, je voyais la VT venir et s'installer....
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par Athanagor
Homme de 31 ans vierge
#235209
Je comprends, Zénon. D'un point de vue de VT hétérosexuel (voire... autre ?) moi qui ai déjà du mal à faire des rencontres, je me demande souvent comment les choses se seraient passées si j'étais homosexuel, vu que d'expérience personnelle j'ai croisé très, très peu de personnes dans ma tranche d'âge qui sont ouvertement homosexuel.le.s ; question de statistiques (ou alors de milieu social ?) Peut-être se tourner vers les bars ou S.D.R. spécialisés... mais cela ne convient pas toujours, comme dans ton cas. Personnellement je crois que je flipperais bien à l'idée d'aborder des gens du même sexe que moi, sans savoir si l'orientation est compatible. Pourtant j'en ai connu qui tentaient carrément leur chance à "convertir" des personnes a priori hétérosexuelles, parfois même déjà en couple, avec plus ou moins de succès. Peut-être est-ce juste mon caractère.

Une amie de la famille était lesbienne, si je me souviens bien elle avait rencontré sa compagne lors d'un séjour à l'hôpital ; apparemment c'était une des infirmières qui s'occupait d'elle... là encore, je me suis toujours demandé comment la rencontre a pu se faire, la probabilité qu'une lesbienne célibataire tombe sur une autre, et qu'en plus ça "matche". Et d'ailleurs, personnellement, je trouve qu'en plus la situation ne prêtait pas beaucoup au romantisme : en convalescence, sur un lit d'hôpital*... mais qui sait, peut-être que c'est juste une question de feeling.

En tout cas, tout ce que je te souhaite c'est de trouver le bonheur.

* Je me demande même s'il n'y a pas une sorte de code qui défend le personnel hospitalier de nouer des liens trop intimes avec leur patient.e.s... et vice-versa ?
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par Valsiny
Homme de 33 ans vierge
#235216
Zenon a écrit : 11 août 2020, 14:18 A vrai dire, je crois qu'au lycée, lorsque je suis tombée amoureuse ou que j'étais attirée par des filles, il ne m'était pas venu à l'esprit que je pouvait faire en sorte de les aborder. Il faut dire que je n'avais à l'époque aucune figure d'identification en terme d'homosexualité féminine, et ça n'a pas aidé à me sentir légitime dans mon désir.
J'ai quitté la maison et commencé des études à 17ans, et là encore, pendant 3-4 années, il ne m'est pas venu en tête que j'étais censée aller vers les gens, créer des liens, m'amuser (vivre...). J'ai vécu dans un isolement profond, dont je ne suis pas encore vraiment sortie (ça s'est même aggravé, je crois).
J'ai commencé à m'interroger sur de possibles (en tous cas, souhaitées) relations sexuelles qu'assez tardivement, lorsque j'ai appris qu'un bar LGBT avait ouvert dans la ville où je vivais (seulement le lundi soir), et que j'ai décidé d'y aller, en vain. Et puis déménagement, autre ville, autre bar gay, toujours en vain (je me forçais vraiment à y aller, c'était toujours très difficile parce que je ne connaissais jamais personne, et on commençait à me trouver louche d'arriver toujours toute seule), ensuite autre ville, pas de bar gay, puis autre ville, bar-associatif où je suis devenue bénévole (mais en plein Covid, donc pas de possibilité de rencontres)... Il y a eu la tentative vaine sur site de rencontre.

Donc je ne sais pas si j'ai à proprement parler vu venir la VT, mais je l'ai très certainement vue s'installer bien confortablement... Mais je considère faire ce qu'il faut malgré tout pour me forcer à faire des rencontres, même si tout est très lent.
Un bon moyen de faire des rencontres est de fréquenter les forums LGBT, où des meetings sont régulièrement organisés.
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par Brooklyn
Homme de 50 ans vierge
#241107
Siana a écrit : 28 nov. 2018, 16:47 Je me demandais si pour vous la VT s'est finalement révélée être une "surprise" ou au contraire une crainte qui s'est confirmée ?
Est-ce que le temps a passé sans vous inquiéter plus que ca, jusqu'à ce qu'un jour vous ayez une sorte de prise de conscience à 20, 30 ou 40 ans et de vous dire "zut, je suis en retard par rapport à mon entourage" ?
Ou bien vous pressentiez-vous déjà que vous alliez rencontrer plus de difficultés que les gens autour de vous ?

(j'espère que ma formulation peut être maladroite n'offusquera personne)
Je le pressentais et le craignais, je n'ai pas eu la même vie que les gens de mon âge à l'adolescence.
Un père surprotecteur, bienveillant mais trop dictatorial dans sa protection, une mère dépassée (par mon père), retard dans la scolarité mais je ne suis pas un idiot, j'ai une grande culture générale et des acquis dans certains domaines, je suis un féru d'histoire, je parle l'espagnol mais je suis une brèle en mathématiques, à part les calculs de base, absence d'une vie sociale.
Je viens d'avoir cinquante ans et j'ai vécu avec mes parents jusqu'à l'âge de 38 ans.

Alors, non, ma virginité tardive n'est pas une surprise.
fopaldir aime ça
par Mystique
Femme de 27 ans vierge
#241142
Ca a effectivement été le cas pour plusieurs raisons :

- D'un tempérament introverti, j'ai un cercle restreint d'amis et il est essentiellement composé de femmes :grin: Je fais peu de rencontres par ailleurs

- J'ai un boulot qui m'amène à bouger énormément ce qui est peu propice à l'établissement de relations durables

-Faible estime de moi et complexes physiques :unamused:

- Education très stricte et prohibitive sur la sexualité +++ Associée à de la culpabilisation

-Peu voire aucune représentation de couple heureux autour de moi (malgré l'existence supposée d'un biais qui fait que ce sont les couples les plus heureux/épanouis qui se manifestent le moins), ce qui ne place pas le couple ni les relations romantiques comme vecteur du bonheur, expliquant ainsi mon désintérêt pour la chose
fopaldir aime ça
par fopaldir
Homme de 60 ans vierge
#241316
La VT, l'aviez-vous vue venir ?

En court : non... et oui !

En long :
Enfant, j'étais du genre timide, réservé et solitaire... tout en étant très polisson. Après, j'ai été un adolescent "normal", toujours assez timide, mais aussi un peu bout en train entre potes, pas très précoce sexuellement parlant, tout en m'apercevant que j'étais attiré par les mecs sans trop me rendre compte de ce que cela signifierait pour l'avenir. Malgré tout, je draguais "plus ou moins" quelques filles du collège et du lycée... mais sans jamais allé plus loin que la camaraderie. À partir de mes 18 ans et pendant des années et des années, j'étais un peu obsédé par ma virginité tout en me disant que OK, c'était cette année que ça se ferait, coûte que coûte... sauf que mes pseudo relations amoureuses avec les filles ne sont jamais allé plus loin que la camaraderie et les petites embrassades innocentes. Je ne savais pas faire. Et peut-être étais-je apeuré d'envisager d'aller plus loin. Avec les mecs, même si la chose a débuté très tardivement, c'était plus simple : quelques masturbations mutuelles furtives avec quelques rares autres étudiants, dont deux que je rencontrais plusieurs fois par semaine uniquement pour des caresses. À 26 ans, je me faisais draguer par une copine musicienne et nous avons eu un début de relation amoureuse... jusqu'à se retrouver deux fois dans le même lit. C'était la 1ère fois que je découvrais (dans le noir et un peu à l'aveugle) le corps d'une femme... et j'étais très excité, très maladroit et toujours très timide. Sauf que cette opportunité ne s'est pas conclue par la pénétration tant fantasmée pendant des années : elle n'a pas voulu, je n'ai pas insisté, grande frustration... et fin définitive de mes "aventures" féminines. Comme je n'étais pas attiré (mais alors, pas du tout !) par la pénétration entre mecs, c'est peut-être là que je me suis dit : "Mon gars, tu vas encore resté vierge pendant un bon bout de temps !...". Avec le recul, c'est vraisemblablement à ce moment-là que j'ai vu venir ma virginité tardive ?? Malgré tout, pendant plusieurs années, j'ai continué à avoir des relations avec des mecs (uniquement caresses, embrassades, masturbations... et quelques très très rares fellations) et le désir de connaître la pénétration avec une femme est complètement retombé. Maintenant, depuis environ vingt années, même si j'ai une vie sociale et professionnelle bien remplies, je n'ai fait aucune rencontre amoureuse/sexuelle (sauf 1 seule fois !) et je n'en ressens ni l'envie ni le besoin : ma vie entière sera donc celle d'un vierge tardif... et cela ne me pose aujourd'hui aucun problème ni frustration d'aucune sorte. Je crois que dans ma "jeunesse" j'ai voulu me conformer à un schéma sexuel et social qui n'était tout simplement pas le mien !
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