Comment nous avez-vous connu ? Recherche, bouche à oreille...
Avatar de l’utilisateur
par rooter
Homme de 35 ans vierge
#182456
Oh, je suis d'accord, mais beaucoup de ces problèmes ne se règlent pas, pour la plupart des gens, en se replongeant dans son passé.
Avatar de l’utilisateur
par Bonbenbof
Homme de 38 ans non vierge
#182458
Mon amertume ne croit pas avec le temps...

Ce n'est que l'accumulation des échecs et les répétitions perpétuelles des mêmes schémas qui l'accentuent...

Alors oui, j'ai vécu deux histoires, j'ai connu quelques succès... Sauf qu'aujourd'hui, je suis toujours bel et bien seul à faire le constat du ratage total de ma modeste vie sentimentale...

Trois de mes plus grosses peines de cœur ont des points communs plutôt remarquables... Il ne serait pas impossible que je traine un problème qui fait que je m'investis dans des histoires perdues d'avance, et que je me mets tout seul dans ces situations... Sauf que certaines coïncidences dans le déroulé des événements qui mènent à la fracture de mon palpitant n'ont absolument rien à voir avec moi...

Du coup, je ressasse, je rumine, je peste sur le destin... Quand je suis à nouveau confronté au même type de déception, les anciennes blessures sont rouvertes... Et je prends cher, au point parfois de perdre toute lucidité, et de me laisser emporter par ma colère... :pensive:

J'ai écrit un pavé pour faire le détail de mes déboires amoureux, depuis la petite enfance, mais c'est un peu long et indigeste...^^


Pour moi, oui, il est indéniable que ma souffrance quotidienne est moins lancinante que lorsque j'étais ado, et que je pleurais sur mon triste sort plusieurs fois par jour... Je me suis habitué à être seul... Par contre, quand mon cœur se brise, c'est nettement plus douloureux à présent...

Ce que j'ai raté durant mon adolescence est probablement la cause de mes douleurs actuelles, et de mon incapacité à faire dignement face quand mon palpitant est déçu... Je n'ai pas pu me développer normalement... Ma sensibilité est particulièrement exacerbée, ce que je considère comme un handicap... Et je ne serai probablement jamais en mesure de corriger ça, même si je m'efforce de l'atténuer...
Avatar de l’utilisateur
par impala
Femme de 36 ans non vierge
#182462
rooter a écrit :Oh, je suis d'accord, mais beaucoup de ces problèmes ne se règlent pas, pour la plupart des gens, en se replongeant dans son passé.
Je ne suis a priori pas trop d'accord ; peux-tu argumenter ?
Si tu es d'accord avec ce qu'a écrit Katy, comme tu le dis en préambule, je ne comprends pas bien le sens de ta réponse.
Avatar de l’utilisateur
par Pierre
Homme de 36 ans non vierge
#182463
Le comportementalisme a du bon, mais la vie nous amène aussi à vérifier la maxime "si tu ne veux vraiment pas t’occuper de ton passé, c'est lui qui s'occupera de toi".
Avatar de l’utilisateur
par SnapBack
Homme de 28 ans non vierge
#182464
Je pense surtout qu'il est parfois nécessaire de condamner certaines portes ouvertes sur son passé après en avoir fait tout le tour. Je ne rattraperais pas une adolescence vide de relations amoureuses et sexuelles mais la vie n'est pas terminée.
Coelio aime ça
Avatar de l’utilisateur
par rooter
Homme de 35 ans vierge
#182474
Même si on établis une causalité avec un ou une série d'évènements dans le passé, à mon avis, s'en souvenir ou comprendre la causalité n'aura aucun effet thérapeutique. A la limite, cela permet parfois d'éviter certaines situations-en tout cas, celles sur lesquelles on peut agir. Ce qui va vraiment permettre de sortir de cette souffrance, c'est de changer les mécanismes qui la maintiens. Par exemple, dans le cas d'un dépression, il est rarement utile de se souvenir que ses parents n'ont pas été très soutenant, ça, ça aura plutôt l'effet contraire. Il sera plus efficace d'agir sur ses cognitions, de changer ses habitudes. Et puis, bien sûr, dans de nombreuse pathologie, il n'y a rien à découvrir. Juste un fonctionnement du cerveau.

Solutionner des problèmes provenant du passé n'implique que rarement de s'y projeter, en fin de compte. C'est la question de Captain Obvious : "il aurait fallu faire ça", alors que la plus utile est "Maintenant, qu'est-ce que je fait". Honnêtement, j'ai de gros doutes sur l'effet réel de la mémoire pour ne pas reproduire les erreurs.
Avatar de l’utilisateur
par VACN
Homme de 26 ans non vierge
#182478
Ceux qui ne comprennent pas leur passé risquent fort de le répéter. Mais ceux qui s'y accrochent trop risquent de s'y perdre.
Avatar de l’utilisateur
par Pasta
Homme de 33 ans vierge
#182480
Pour certaines choses, il me semble évident que la mémoire aide à ne pas reproduire certaines erreurs. Par exemple, une fois j’ai vu le chat des mes cousins se mettre sur le dos devant moi, et j’ai cru qu’il voulait des grattouilles sur le ventre comme ça aurait été le cas pour un chien. Ce qu’il s’est passé ensuite est gravé dans ma mémoire de telle sorte que je ne ferai plus cette erreur.

En revanche, essayer d’analyser pourquoi dans mon passé j’ai été amené à penser que le chat voulait des grattouilles et comment j’aurais pu éviter ce qu’il s’est passé est peut-être intéressant, mais ne m’aidera pas plus que ça.

cochonneries de chats !
Avatar de l’utilisateur
par Valsiny
Homme de 32 ans vierge
#182486
À ceux qui s'intéressent à la mémoire, à sa fiabilité et à notre rapport au passé, je me permets de suggérer cet intéressant documentaire :



Il en est des souvenirs comme de l'autobiographie : on a beau se persuader qu'on tient là des faits, tout n'est que littérature.
Avatar de l’utilisateur
par Lux
Femme de 33 ans non vierge
#182498
VACN a écrit :Si je comprends cette impression de ne pas être "adulte" si on n'a pas vécu de relations amoureuses et/ou sexuelles, je pense que c'est une chose qu'on peut corriger. Il "suffit" de rejeter l'idée que la maturité va de pair avec la maturation sexuelle. Être adulte, ce n'est pas faire l'amour.

Ne pas pouvoir satisfaire nos envies, c'est frustrant, mais ça ne fait pas de nous des immatures, ni des constructions bancales.
Je me sens adulte dans d'autres domaines.
Je dis juste qu'à l'époque où j'aurais dû connaître les premiers émois, les premiers frissons, il ne s'est rien passé. Et que mes premiers émois, ils ont toujours été cachés car ceux avec qui j'ai eu des relations sexuelles n'ont jamais su, au début, que j'étais une novice.
Le goût des première fois, c'est un truc qui me hante pas mal. Comme si j'étais passée à côté et que je voulais la re-créer, parfois.
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 7