Comment nous avez-vous connu ? Recherche, bouche Ă  oreille...
Par Paolafg
Femme de 30 ans vierge
#221783
Bonjour :smiley:

Je ne sais pas si un tel sujet a déjà été débattu mais j’aimerai en parler.

Enfant j’étais de nature joyeuse et j’allais vers les autres... j’étais une petite fille sociable mais pourtant j’étais malheureusement souvent exclue, rejetée et moquée. J’ai été traumatisé par ça surtout dès mon entrée au collège, j’avais quelques amis mais je me rappelles m’être beaucoup isolée, j’ai eu souvent mal au ventre, envie de vomir ou je me m’étais à pleurer si on s’approchait de moi c’était très bizarre. A mon tour je pouvais être mesquine et agressive envers les autres... je me suis toujours sentie à part. J’ai tout fait pour me faire remarquer, je voulais qu’on m’aime à tout prix.

Dès que j’ai quitté le lycée, j’ai sombré dans la dépression, je me sentais tout le temps persécutée. J’étais souvent triste et je pleurais beaucoup. Je ne faisais presque aucunes activités... j’ai quand même fait partie d’une chorale et j’ai été animatrice pour la radio de ma fac. Je n’ai pas eu trop de mal à m’intégrer pourtant je me sentais toujours effacée, au lieu de parler aux autres je préférais imaginer ce que je pouvais leur raconter. Lors de soirées, de fêtes... j’étais souvent silencieuse, ne prenant pas part aux conversations mais dès que j’arrivais chez moi je m’imaginais une toute autre situation dans ma tête. Je ne voulais pas chercher du travail ou un stage de peur qu’on me juge sur mon physique, j’ai fait de longues études universitaires qui ne m’ont pas menés à grand chose... ses dix dernières années j’ai pas mal profité mais jamais fait de vraies rencontres. Beaucoup de copines de passage, je n’ai jamais je crois parler à un homme de ma vie (même amicalement) prétextant qu’ils parlent aux filles qu’ils trouvent jolies. Je suis arrivé à 30 ans enfermée dans une position plus qu’handicapante. Au-delà de ma virginité sexuelle, je n’ai pas encore vraiment trouver ma voie professionnelle, j’habite encore chez mes parents et ma mère m’infantilise encore un peu.

Je suis une grande anxieuse, j’ai souffert pendant des années de grosses crises d’angoisse, spasmophilie et troubles obsessionnels. J’ai toujours eu peur d’aller vers les autres... je suis incapable de me « vendre » c’est à dire m’estimer vis à vis des autres.

J’ai tendance aussi à rejeter ceux qui veulent entrer dans mon cercle intime d’un peu trop près.

Je suis à deux doigts de lâcher les chevaux comme on dit... mais il y a toujours un mais!
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Par Amaz
Homme de 28 ans vierge
#221784
Nous avons un parcours très très similaire, sauf pour ce qui est des crises d'angoisse.

En primaire j'avais beaucoup d'ami, j'étais plutôt populaire même, je parlais beaucoup et avec tout le monde mais à la maison ça n'allait pas, mon père buvait énormément d'alcool, c'était quotidien, sans parler de sa toxicité comportemental. Et puis j'ai dû changer de primaire, j'en ai souffert car j'avais de très bon ami la-bas mais j'en ai trouvé d'autre dans mon autre primaire. Et j'avais une vie épanouissante à nouveau à l'école et cela malgré le climat familial. Arrivé au collège, ça allait, mes amis de primaire était tous avec moi au collège et je parlais avec mes amis mais en revanche, dès lors que je sortais du cercle familial je devenais mutique. Je ne parlais à strictement personne hormis la famille et mes amis. Mes professeurs s’inquiétaient pour moi mais personne n'a bougé le petit doigt. Je pense qu'ils sont dus entendre ma voix à tout casser une dizaine de fois par ans. À la maison le climat était toujours aussi nul et arrivé au lycée bien pire, mes amis n'avaient pas forcément choisi la même voit que moi et c'est à ce moment-là ou je m'étais totalement renfermé sur moi-même. Je ne parlais avec personne, aucun professeur, aucun camarade de classe, je ne disais pratiquement rien, je ne parlais qu'à de très rare occasion, d'une voix monotone, la tête vers le sol et d'une voix à peine audible. Avec le recul je pense que j'étais dans une sorte de dépression à ce moment, le climat familial n'était pas meilleur que lorsque j'étais plus jeune, mon père buvait régulièrement et sa toxicité était à son comble.

Aujourd'hui, pratiquement dix ans après je suis moins sujet au mutisme, à la timidité mais je reste une personne sommes toutes solitaire. Mes amis se comptent sur le doigt d'une main, je suis la plupart du temps seul, hormis le week-end où j'essaye de voir du monde, j'essaye de sortir un petit peu, seul ou accompagnés. Je peux donc le dire sans aucun doute que je vais mieux mais je n'en suis pas encore arrivé à l'épanouissement. Le passé est trèèèèèèès envahissant chez moi.

Quant à mon père, suite au décès de ma mère, j'ai cessé pratiquement tout contact avec sa personne, je ne lui téléphone jamais, il fait de même, je le vois tout au plus une fois par mois mais est ce que je me sens mieux depuis que je ne le vois pas ? Franchement pas vraiment, ça ne soulage pas le passé, entre nous, j'aurais voulu des excuses de sa part mais il en est incapable malheureusement.

Pour en revenir Ă  toi. Essaye de progresser par palier :wink: essaye te d'ouvrir au gens tout doucement, c'est ce que j'essaye de faire. C'est dur, mais c'est faisable.
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Par Paolafg
Femme de 30 ans vierge
#221786
Souvent les blocages naissent d’heritages familiaux lourds... je te comprends.

Oui il faut y aller doucement! Rien ne sert de se précipiter! J’ai attendu trente ans je peux bien encore attendre un peu!
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Par Amaz
Homme de 28 ans vierge
#221788
Oui ça prendra le temps qu'il faut, l'important c'est de ne pas trop stagner.

Pour le boulot tu n'as aucune piste ? pas mĂŞme un CDD ? Ou est ce la peur qui te paralyse Ă  faire les recherches d'emploi ?

Je te comprends, moi aussi je n'ai pas de boulot stable, je fais des jobs par défaut, non pas par ''plaisir'' mais parce qu'il faut bien payer les factures.

T'es parent sont au courant ou tu penses qu'il s'en doute de ta virginité ?

Encore une fois, je te comprends, moi aussi je n'ai jamais vraiment discuté avec des filles / des femmes dans la vie réel. Même par amitié, pourtant j'aurais bien voulu que ça soit le cas.
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Par SnapBack
Homme de 28 ans non vierge
#221789
Paolafg a écrit :Je suis une grande anxieuse, j’ai souffert pendant des années de grosses crises d’angoisse, spasmophilie et troubles obsessionnels. J’ai toujours eu peur d’aller vers les autres... je suis incapable de me « vendre » c’est à dire m’estimer vis à vis des autres.
Malgré une situation meilleure, je souffre encore de troubles anxieux... essentiellement des maux de ventre que l’on nomme colites mais malgré un côté ours mal léché (si si), je peux être à mon aise socialement mais j’ai une limite. Je n’aime pas vraiment les groupes et je finis toujours par camper dans mon coin même si on peut me trouver intéressant.
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Par Paolafg
Femme de 30 ans vierge
#221790
Cela fait deux ans que j’ai un boulot stable à mi-temps. Avant cela, j’ai eu que des stages professionnels comme expériences.

Je pourrai me bouger les fesses pour en trouvant un meilleur mais mon petit confort actuel me va :smirk: même si c’est pas l’ideal non plus!

Pour ce qui est de ma virginité oui je pense que mes parents sont au courant, ils ne m’ont jamais vu accompagnée, je ne sors pas vraiment... il ne m’ont pas donnés confiance de ce côté-là. On est plutôt pudique chez nous, la parole est pas vraiment libre, faut faire attention à ce qu’on dit. Ma mère ne m’a jamais parler de sexe librement... dès qu’il y a une scène de cul dans un film elle en est presque choquée mais pourtant elle se balade seins nus sans que ça pose de problème, laisse la porte ouverte quand elle va au wc je ne sais pas si j’ai le droit de dire ça... :joy:

Ajouté 3 minutes 36 secondes après :
Malgré une situation meilleure, je souffre encore de troubles anxieux... essentiellement des maux de ventre que l’on nomme colites mais malgré un côté ours mal léché (si si), je peux être à mon aise socialement mais j’ai une limite. Je n’aime pas vraiment les groupes et je finis toujours par camper dans mon coin même si on peut me trouver intéressant.
Oui ni trop ni pas assez... j’aime aussi la compagnie de mes plus proches amis mais il faut vraiment que je sois en confiance et que je développe une relation amicale solide!
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Par VACN
Homme de 25 ans non vierge
#221791
C'est pudique de se balader seins nus ? :joy:
Par Paolafg
Femme de 30 ans vierge
#221792
VACN a écrit :C'est pudique de se balader seins nus ? :joy:
Et non! C’est ça qui est bizarre! :joy:
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Par Decca
Femme de 28 ans vierge
#221795
Paolafg a écrit :On est plutôt pudique chez nous, la parole est pas vraiment libre, faut faire attention à ce qu’on dit. Ma mère ne m’a jamais parler de sexe librement... dès qu’il y a une scène de cul dans un film elle en est presque choquée mais pourtant elle se balade seins nus sans que ça pose de problème, laisse la porte ouverte quand elle va au wc je ne sais pas si j’ai le droit de dire ça...
:joy: Je crois qu'on a la même mère !

Pour ce qui est de la peur d'aller vers les autres (et notamment les hommes), pourquoi ne pas essayer de faire du théâtre ? Je suis une grande timide de nature et comme toi, entamer la conversation avec un(e) inconnu(e) c'est pas franchement mon truc :fearful: . Mais j'ai fais du théâtre et ça m'a pas mal aidé à me contrôler (genre arrêter de rougir pour un rien, contrôler ma respiration, faire genre je suis sûre de moi en intervention publique, etc.). Je flippe toujours autant mais ça ne se voit plus (ou presque)! Et l'avantage (en dehors des impros qui sont stressantes mais hyper constructives pour soi) ce qu'en général tu as un texte à lire donc pour te retrouver face à un homme et dialoguer, ça peut être un bon début :grin:
Par Paolafg
Femme de 30 ans vierge
#221796
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Pour ce qui est de la peur d'aller vers les autres (et notamment les hommes), pourquoi ne pas essayer de faire du théâtre ? Je suis une grande timide de nature et comme toi, entamer la conversation avec un(e) inconnu(e) c'est pas franchement mon truc :fearful: . Mais j'ai fais du théâtre et ça m'a pas mal aidé à me contrôler (genre arrêter de rougir pour un rien, contrôler ma respiration, faire genre je suis sûre de moi en intervention publique, etc.). Je flippe toujours autant mais ça ne se voit plus (ou presque)! Et l'avantage (en dehors des impros qui sont stressantes mais hyper constructives pour soi) ce qu'en général tu as un texte à lire donc pour te retrouver face à un homme et dialoguer, ça peut être un bon début :grin:
oui c’est une idee :wink:

Ajouté 1 minute 14 secondes après :
J’en ai fait à l’école et j’avais bien aimé!
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