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Par SnapBack
Homme de 28 ans non vierge
#221928
Même pour les loisirs, Internet me permet de diffuser mes dessins. Après, je passe aussi du temps sur YouTube... mais aussi ailleurs (Pinterest, l'agenda des musées). Internet n'est pas "mal" en soi, tout dépend de ce que l'on en fait. "Réapprendre" à s'ennuyer pour permettre l'éveil des enfants.

Une voiture dans les mains d'un gamin, c'est dangereux : c'est pareil pour Internet.
Amaz a écrit :Pour ce qui est de l’écologie, je ne sais pas trop quoi en penser, je ne sais pas si bien ou mal mais peut-être l’avènement du tout numérique papier permettra d'éviter les déforestation, notamment, en Amazonie mais la question est la suivante, est ce que l'on y gagne au change ? Sans doute que oui mas ce n'est pas non plus sans conséquence la consommation énergivore des centres de données qui tourne H 24 et 7 j sur 7
Je dirais que ça dépend l'utilisation que tu en feras : pour fabriquer du papier, il y a aussi une empreinte.
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Par impala
Femme de 36 ans non vierge
#222163
@Amaz
Oui, la plupart des gens considère qu'internet c'est "virtuel" et ne s'imagine pas le nombre de machines nécessaires pour faire tourner tout ça. C'est extrêmement physique en réalité. Le propos était bien de dire que ça consomme beaucoup d'énergie, de matériaux aussi, et surtout que cela explose, notamment à cause d'usages tels que la vidéo (dont les bienfaits apportés à l'humanité sont franchement discutables...).

Cependant il ne faut pas tout noircir ; il y a des projets de récupération de la chaleur fatale des data centres, même s'ils ne sont pas encore assez nombreux. À Paris, une piscine est chauffée en partie par ce type de chaleur fatale. Le réseau de chaleur du plateau de Saclay (Essonne) sera d'ici quelques années alimenté en partie par la chaleur fatale issue des nombreux laboratoires scientifiques du plateau.

Concernant la baisse de concentration induite par la navigation internet et la surstimulation, il me semble que c'est prouvé, oui.

Concernant le papier, ça ne répond pas à l'ensemble de votre question, mais en termes d'empreinte carbone, il est moins émetteur de lire des livres papier que des livres sur liseuse, à moins de lire de l'ordre de plus d'un livre par semaine (je ne me rappelle plus le chiffre exact, mais il faut vraiment être un grand lecteur). Une liseuse consomme peu (encore que celles qui sont connectées doivent consommer davantage), mais l'empreinte de sa fabrication qui est en cause.
Bien sûr c'est dans le cas où le papier des livres est produit à partir de forêts correctement gérées (c'était le cas d'un éditeur français pour lequel cette étude a été faite) ; il ne s'agit pas de déforester l'Amazonie pour ça. D'ailleurs ce n'est pas la production de papier qui est la cause première de la destruction de l'Amazonie, mais l'élevage.
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Par SnapBack
Homme de 28 ans non vierge
#222167
impala a écrit :Concernant le papier, ça ne répond pas à l'ensemble de votre question, mais en termes d'empreinte carbone, il est moins émetteur de lire des livres papier que des livres sur liseuse, à moins de lire de l'ordre de plus d'un livre par semaine (je ne me rappelle plus le chiffre exact, mais il faut vraiment être un grand lecteur). Une liseuse consomme peu (encore que celles qui sont connectées doivent consommer davantage), mais l'empreinte de sa fabrication qui est en cause.
Bien sûr c'est dans le cas où le papier des livres est produit à partir de forêts correctement gérées (c'était le cas d'un éditeur français pour lequel cette étude a été faite) ; il ne s'agit pas de déforester l'Amazonie pour ça. D'ailleurs ce n'est pas la production de papier qui est la cause première de la destruction de l'Amazonie, mais l'élevage.
Il faut se référer aux labels de qualité si, comme moi, tu utilises beaucoup le papier.
Je réutilise toujours les ratés d'impression comme feuilles de brouillon pour dessiner, au bureau.

https://www.picbleu.fr/page/les-labels-papier

Certains labels ne sont que du "greenwashing", il faut faire attention.
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Par katy81
Femme de 38 ans non vierge
#224038
j'ai vaguement entendu parlé de cet homme, Bertrand Piccard, ce qu'il disait sur RTL un matin m'a quand même bien interpellé je n'a pas trouvé ça aberrant ni délirant (je ne veux pas spécifiquement parler du G7)
Je ne m'y connais pas trop en matière de CO2 ou climat et répercussion sur la planète etc... même si j'ai bien conscience qu'on est juste en train de bousiller la terre.
Mais j'aime l'idée qu'il défend. A défaut d'empirer les choses ne pourraient on pas tenter de compenser ?! On ne récupérera peut être pas ce qu'on a détruit mais au moins sauver ce qui reste.

https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/ ... 7798227117
Par Everest
Homme de 44 ans non vierge
#224047
Pour info

https://fr.wikipedia.org/wiki/Solar_Impulse

Ajouté 21 minutes 58 secondes après :
C'est mieux que rien de compenser notre empreinte carbone mais à long terme , est ce que ça suffira ??? L'idéal serait déjà de réduire la pression sur la planète en évitant le gaspillage et la consommation à tout va......Le monde est gouverné par des capitalistes qui ont fait des grandes études mais qui ne pensent qu'à court terme et qui n'ont pas compris qu'ils sont juste de passage sur cette terre.......Quand on voit ce qui se passe en Amazonie ( et ce n'est pas nouveau non plus), bruler la foret pour faire deux récoltes par an de soja ogm qui recevra plusieurs traitements de glyphosate et d'insecticide :unamused: il va falloir en planter des arbustes pour compenser tout ça , sans compter le temps qu'il leur faudra pour avoir une taille de plusieurs metres pour jouer leur role
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Par Pasta
Homme de 32 ans vierge
#224055
Les incendies qu’il y a actuellement sont des incendies accidentels, comme il y en a malheureusement tous les ans dans beaucoup de forêts dans le monde.
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Par impala
Femme de 36 ans non vierge
#224063
C'est faux, Pasta, ou alors j'aimerais bien voir tes sources. Des fermiers et agro-industriels brésiliens ont lancé une journée du feu (10 août) pour défricher et s'approprier des terres prises à la forêt et marquer leur soutien à Bolsonaro. La politique de ce dernier et ses discours infâmes confèrent un sentiment d'impunité à tous ces gens, qui certes existaient avant Bolsonaro (puisque ce sont eux qui l'ont mis au pouvoir, en partie).
Il y avait eu une diminution de 2012 à 2018, et là ça augmente après l'élection de ce maldito, comme par hasard (sachant que la sécheresse n'est pas plus importante que d'habitude).

Point n'est besoin de déforester 100 % de l'Amazonie pour voir celle-ci disparaître. La forêt régule tout le climat de la zone sud-américaine (elle est source d'humidité, donc influence fortement le régime de pluies, les cours d'eau, etc.). Selon des études, il suffirait d'en défricher 20 à 25 % pour modifier fortement le climat régional et aboutir à une savanisation (transformation en savane) de l'Amazonie, par bouleversement des écosystèmes. Actuellement nous en sommes à 19 %, le point de bascule est proche. Sans compter la perte énorme de biodiversité, très dommageable pour l'humanité, et la forte dégradation des conditions de vie dans la région, cela conduirait à un quasi "game over" (expression employée par l'un des chercheurs que j'ai lus) dans la lutte contre le réchauffement climatique.

@katy81 : je travaille dans le domaine du climat et des émissions de gaz à effet de serre. La compensation est un vaste sujet ; oui c'est utile d'en faire (en faisant attention à qui on confie cela, il faut que ce soit un organisme sérieux), non ça ne suffit pas. Pour compenser toutes nos émissions, je ne sais plus le chiffre mais il faudrait couvrir une surface totalement irréaliste de forêt.
Il faut à tout prix consommer moins et plus intelligemment (en particulier veiller à la provenance des produits, leur mode de fabrication, leur durabilité).
La compensation consiste souvent à planter des arbres. Or comme on le sait leur croissance est lente et il faut donc attendre des décennies avant qu'il puisse stocker des quantités de matière organique suffisante pour compenser. On nous avons besoin de réduire les émissions tout de suite.
On me rétorquera qu'il existe des espèces à croissance rapide, mais justement elles ne sont pas d'aussi bons puits de carbone que les espèces à croissance lente, bref il y a plein de paramètres qui rentrent en jeu. Des études mettent aussi en évidence que les arbres stockent moins quand la teneur en CO2 est plus élevée. Donc les arbres plantés maintenant emmagasineront moins de CO2 que les mêmes arbres plantés il y a 50 ans. Encore un argument pour dire que nous devons absolument réduire nos émissions tout de suite.

Pour la forêt, comme les surfaces défrichées le sont pour faire paître du bétail surtout bovin et cultiver du soja (fourrage), ce qui compte c'est la consommation de viande et de produits animaux. On a déforesté 19 % de l'Amazonie et tout ça ne s'est pas fait cet été, c'est vieux malheureusement. Tant mieux que l'on en parle beaucoup aujourd'hui mais il est tard. Il n'y a pas que les Brésiliens ; s'ils le font c'est qu'il y a un marché donc nous sommes collectivement responsables (trois principaux marchés aujourd'hui : Chine, États-Unis, UE).
Il faut absolument réduire de beaucoup (au moins la moitié) notre consommation de viande et faire attention à la provenance de celle qu'on achète (directement, ou indirectement quand on en consomme dans la restauration par exemple) :
- ne pas consommer de bœuf ou volailles brésiliens (à l'achat direct j'ai l'impression qu'il y en a peu, mais faire attention à la restauration collective et aux plats préparés),
- ne pas consommer de porc ou volailles français ou européens provenant d'élevages industriels (car nourris avec soja qui déforeste, et pour plein d'autres raisons d'ailleurs : votre propre santé, le bien-être animal...) — encore une fois attention aux plats cuisinés et à la restauration,
- idem pour les œufs, ne pas manger ceux qui sont produits en batterie (quand on achète une barquette d'œufs c'est facile, mais dans les plats cuisinés, au restaurant ou à la pâtisserie ça l'est moins).

Vous achèterez de la viande et des œufs plus chers à l'unité, donc probablement moins, meilleurs pour votre santé et avec un impact bien moins important sur l'environnement de tous (qui nous nourrit, nous fournit de l'eau, etc. ; nous ne vivons pas hors sol !).

Quand ils verront leurs ventes diminuer, les géants agro-alimentaires brésiliens se poseront la question de changer leurs pratiques. Pour cela, nous devons être suffisamment nombreux.

Ça dépend de nous aussi, vraiment, pas que des dirigeants du G7 (d'ailleurs un de leurs forts moteurs est de plaire à leur population pour être réélus, donc si nous changeons, ils changeront aussi).

SVP agissez et parlez-en autour de vous ; c'est de la plus haute importance pour l'avenir de l'humanité.

P.S.: @Everest : je suis d'accord avec toi sur le fond, mais le raccourci "grandes études => court-termiste qui nous emmène dans le mur" (pour résumer) est inutile et pénible. J'ai fait de grandes études comme on dit, et je ne pense pas à court terme, comme tu peux le voir. Trump n'a pas fait de grandes études, contrairement bien sûr à ce qu'il affirme ; il est simplement diplômé du premier cycle (undergraduate: https://www.washingtonpost.com/opinions ... edirect=on).

Ajouté 13 minutes 9 secondes après :
J'ai oublié de dire en ce qui concerne la compensation et la reforestation, qu'un hectare de forêt replantée n'a pas les mêmes effets qu'un hectare de forêt primaire comme l'Amazonie, que ce soit en termes de stockage de carbone ou, encore plus, en termes de biodiversité. On est très loin du compte, avec un rapport de un à quatre.

Ajouté 4 minutes 36 secondes après :
Je saurais fort gré à tout abonné au Monde qui serait disposé à m'envoyer cet article en mp : https://www.lemonde.fr/idees/article/20 ... _3232.html
Moi aussi, je pense qu'il n'y a que par le portefeuille que cela marche.

Ajouté 17 minutes 19 secondes après :
Sinon j'ai appris hier qu'encore une fois, les États de l'Union ont échoué à se mettre d'accord au sujet des abeilles (et des insectes en général, car il n'y a pas qu'elles qui soient frappées de mortalité importante, avec un impact sur toute la chaîne alimentaire, bien sûr).

C'est l'éditorial du Monde d'hier ("éditorial" signifie, pour info, qu'il s'agit d'un consensus au sein de la rédaction du journal) : https://www.lemonde.fr/idees/article/20 ... _3232.html

Malgré cette prise de conscience, qui traverse l’échiquier politique en France et s’impose dans le débat au niveau international, aucune mesure digne de ce nom n’est prise à l’échelon européen pour endiguer l’érosion du vivant. Les leviers sont pourtant connus. En 2003, un groupe d’experts mandatés par le ministère de l’agriculture français faisait, le premier, le constat de l’incapacité des tests réglementaires à évaluer les risques environnementaux présentés par les nouvelles générations de pesticides sur les abeilles et le reste de l’entomofaune. On attend toujours la réforme de ce système.

En 2012, c’était au tour de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), peu suspecte de menées anti-industrie, d’alerter sur le sujet : les produits phytosanitaires sont mis sur le marché sans avoir été correctement évalués. En 2015, l’European Academies Science Advisory Council (EASAC) – la coalition des académies des sciences européennes – enjoignait à l’exécutif européen de réformer son système d’évaluation des risques. En vain.

Entre 2013 et 2019, les recommandations de l’EFSA visant à réformer en profondeur les procédures d’autorisation des pesticides ont été mises à l’ordre du jour du comité technique ad hoc de l’Union européenne (UE) à près d’une trentaine de reprises. Les Etats membres ne sont jamais parvenus à se mettre d’accord pour les adopter, même partiellement.

Le 17 juillet, fort discrètement, la Commission européenne a renoncé : la mise à jour des principes d’évaluation des risques des pesticides, finalement adoptée en comité technique, fait l’impasse sur presque toutes les propositions d’amélioration du système en vigueur.

C'est plus que désolant... C'est notre vie qui est en jeu, b0rdel... Je ne sais pas quoi faire, à part continuer à sensibiliser les gens et à acheter bio pour limiter l'utilisation des pesticides de synthèse.

J'aimerais savoir aussi quels sont les États qui ne sont pas d'accord ; sans doute l'Allemagne, en raison des producteurs de pesticides allemands. J'aime ce pays, mais il me déçoit beaucoup sur ce point. Mais ce ne doit pas être le seul à s'y opposer ; la France a souvent joué un double jeu là-dessus, car nos agriculteurs consomment beaucoup de pesticides synthétiques. Et il y a les pays de l'Est, qui doivent aussi tourner à fond là-dessus. Mais bon si quelqu'un a des données plus précises, cela m'intéresse.
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Par Everest
Homme de 44 ans non vierge
#224066
tout à fait d'accord avec toi Impala et désolé pour le raccourci.......ça fait d'ailleurs longtemps que des chercheurs comme Jean Jouzel nous alertent sur le changement climatique mais tant que ça ne nous arrive pas concrètement , on a du mal à le croire.......
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Par impala
Femme de 36 ans non vierge
#224068
Oui voilà, le monde de la recherche ou de la science en général fourmille de gens qui ont fait de grandes études et nous alertent depuis longtemps, tels que Jean Jouzel que tu évoques, Valérie Masson-Delmotte (paléoclimatologue) , Gaël Giraud (économiste, mais hétérodoxe et qui connaît bien la problématique climatique et alerte aussi), ou même Bertrand Piccard dont Katy parlait, et tant d'autres. 15000 scientifiques de 184 pays ont lancé un appel en 2017 contre la dégradation de l'environnement, car huit indicateurs sur neuf sont au rouge (la plupart de ces indicateurs sont liés plus ou moins directement au climat et au changement climatique), l'an dernier c'étaient 700 scientifiques français qui demandaient aux dirigeants politiques de passer à l'acte... Mais pas assez de monde n'écoute, et même si certains politiques écoutent et sont convaincus, ils ne sont pas assez nombreux ou pas assez puissants face à d'autres intérêts pour arracher des consensus (exemple des pesticides et des abeilles).
Même sur ce forum, on est quand même assez peu à s'exprimer sur le sujet et il n'y a qu'un seul fil "Écologie", alors que c'est tellement vaste... (mais c'est vrai aussi que tout est lié, et qu'il ne convient pas de traiter une problématique sans ses interactions avec les autres).

Je suis d'accord avec toi dans le sens où tant que les gens ne sont pas touchés concrètement, la plupart n'agit pas. Je nuancerais quant au fait qu'ils ont du mal à le croire. Oui c'est en grande partie vrai ; il y a un déni, car cela remet en cause énormément de choses, la société de consommation que l'on connaît depuis 70 ans, les projets d'avenir, l'ordre du monde, les décisions prises par chacun pour sa vie jusqu'à présent. C'est comme un deuil ; j'attends donc chez la majorité de mes concitoyens les phases suivantes du deuil (colère, tristesse, acceptation, sérénité ; et d'autres étapes qui précisent la chose et que vous pouvez consulter ici https://kolibricoaching.com/le-changeme ... hangement/).
Ceux que l'on appelle climato-sceptiques sont absolument bloqués dans le déni car cela remet bien trop en question leur vision du monde et de leur place dans ce monde. C'est assez ahurissant quand on voit la somme d'études et le consensus scientifique énorme quant à l'origine humaine du changement climatique, mais ils en sont là.
Il y a aussi beaucoup de gens qui savent mais ne veulent rien faire ("après moi, le déluge" ou "foutu pour foutu..."), d'autres qui savent mais ne font pas encore le lien entre leurs actions et la réalité de ce qu'il se passe, et donc ne tirent pas les conséquences pour leur propre vie (exemple de la consommation de viande et de la déforestation).

En tout cas oui, ça a toujours été le problème de la prise de conscience et de la réduction du changement climatique : comme il est relativement lent à l'échelle d'une vie humaine (mais très rapide par rapport aux temps géologiques et aux changements climatiques qui ont existé auparavant), personne ne bouge, car il semble qu'il y ait toujours plus urgent.
Je pense aussi que comme la plupart de nous sommes citadins, nous nous rendons moins compte des effets, quoique j'ose espérer qu'avec la fréquence et l'intensité des canicules cet été, les gens ont pris un peu plus conscience ; mais ils risquent d'oublier dès qu'il fera un peu plus froid.

Si on parle de la déforestation amazonienne cette fois-ci, en plus des outrances du dictateur d'opérette brésilien, c'est parce que le ciel de São Paulo (20 millions d'habitants, capitale économique du Brésil) a été obscurci. Donc c'est parce que les nombreux citadins et les pouvoirs économiques ont été touchés. Cela a fait plus parler que des décennies de lutte des indigènes de la forêt.
YX00, Florent aime ça
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Par Genisa
Femme de 27 ans non vierge
#224072
impala a écrit :Il y a aussi beaucoup de gens qui savent mais ne veulent rien faire ("après moi, le déluge" ou "foutu pour foutu..."), d'autres qui savent mais ne font pas encore le lien entre leurs actions et la réalité de ce qu'il se passe, et donc ne tirent pas les conséquences pour leur propre vie (exemple de la consommation de viande et de la déforestation).
J'en ai parlé avec mes parents, ils sont un peu dans la dernière catégorie. La réponse de mon père était : "mais moi je ne pollue pas, c'est aux politiques de faire le boulot". Certains accusent les grandes entreprises aussi. Évidemment ça serait bien que les politiques s'y mettent enfin, mais faut pas trop compter dessus.
Et ma mère, qui reconnaît pourtant bien le problème, se met presque en colère quand je lui fais remarquer que l'on pourrait jeter moins de plastique en remplaçant par des objets non jetables certaines choses (film alimentaire, couverts, sacs, capsules pour le café et j'en passe..).
Derrière il y a sûrement une forme de culpabilité, parce que ça met en lumière des comportements qu'ils ont eu toute leur vie, vu qu'ils sont d'une génération qui n'était pas vraiment affolée par le problème.

Sinon je vis à la campagne, au milieu des champs. On voit les doses de pesticides qui sont utilisées pour faire pousser des fruits qui ne sont parfois même pas ramassés.
L'agriculteur du champ voisin fait encore mieux : il sème tous les ans et met des plastiques, il traite. Puis il laisse tout à l'abandon tout l'été, les mauvaises herbes poussent, les légumes pourrissent sur place. On est dans un département avec beaucoup de vent, donc à l'automne les plastiques sont dispersés, ou restent accrochés en haut des cyprès. Au printemps suivant, il recommence, en prenant soin de labourer et d'enfoncer les plastiques restants dans la terre. Depuis le temps que ça dure, le champ doit être constitué d'autant de terre que de plastique. Apparemment il touche des aides pour les pesticides et les semences, donc il a intérêt à les utiliser, mais c'est pas rentable de récolter après.
On constate aussi les effets des pesticides. Depuis mon enfance, les papillons ont pratiquement disparu. Ça va assez vite, et encore c'est ce qui est visible à mon niveau..

Et même sans parler de l'agriculture, il suffit de se promener pour constater que pas mal de gens prennent la nature pour un dépotoir. Matelas, frigos, ordinateurs.. on trouve de tout.

Du coup ça me fait toujours ricaner quand certains disent que la France ne pollue pas par rapport à la Chine ou aux États-unis. Il y aurait déjà énormément à faire chez nous.
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