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par Amaz
Homme de 29 ans vierge
#233991
Pour la petite anecdote ce n'était même pas une Agent de la Mairie de Paris, elle a pris en photo un employé d'un sous trait, un prestataire de services, une grosse boite que je connais qui se nomme Derichebourg, le gars avait de l’ancienneté en plus. Il me semble qu'il avait dix ans de boîte et il a été jeté comme un mal propre, il a fait appel de la décision au prud'homme d'ailleurs mais je n'ai pas trouver sur le net si son employeur à été sanctionné.

Tout ça pour une photo dites-vous ! ça aurait été un agent public au mieux (au pire selon comment on voit la chose) il aurait eu peut-être une petite mise à pied mais comme il était question d'un petit employé, un sous-traitant qui plus est celui-ci a été licencié pour faute grave ou lourde, quelque chose comme ça. Pauvre gars.

Il y en a qui pour bien plus grave n'ont jamais été licencier.

Rappelez-vous d'Agnès Saal, qui est toujours en poste par ailleurs, elle a juste été muté. Bravo la démocratiser !

Et ou encore Benalla qui pour des raisons obscures a été protégé de la tête au pied par les plus hautes instances de l'État. D'ailleurs Benalla n'a jamais été fonctionnaire à proprement parler, c'était un agent de sécurité d'un prestataire privé, c'est un sous traitant mais pour des raisons inconnu il avait droit à des privilège étonnant pour une personne venant du privé. Voiture de fonction, appartement de fonction, un excellent salaire. Beaucoup de gens ce sont demandait qu'est ce qui pouvait bien justifier un tell traitement de faveur.
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par MathSo
Homme de 25 ans vierge
#233993
Amaz a écrit :Dit moi si je me trompe mais je pense que tu as un regard compatissant sur tout type de métier parce que auparavant d'être dans la situation dans laquelle tu te trouves actuellement tu as galéré et donc tu sais ce que représente d'avoir des difficultés mais mettons-nous à la place d'une personne qui par-exemple n'a jamais mis les pieds dans le privé et qu'elle n'a fait carrière que dans la FP et à des postes convenables, elle risque éventuellement d'avoir un regard différent tu tiens, peut-être un regard plus critique sur les sans dent ou les gens qui ne sont rien (expression de notre cher président de la république).
Ton raisonnement se tient tout à fait. Cela doit sûrement dépendre du parcours personnel de chacun. Et à mon avis, l'exemple le plus criant, c'est avec les politiques : La plupart de nos politiques actuels n'ont que très peu, voire pas du tout travaillé. Leur seule activité rémunérée n'a été que la politique : maires, député, ministre ... . Parfois même en cumulant les mandats.
C'est vrai que là, si on se met à la place d'un politique qui n'a quasiment jamais fichu un pied dans le monde du travail, et qui sort des inepties sur certaines catégories de population, ou d'emplois ... on comprend mieux.
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par Azrael
Homme de 34 ans non vierge
#234012
J'attends toujours qu'on me donne de bons papiers à transmettre à Pôle Emploi (ça fait 15 jours que j'ai fini, je ne les ai toujours pas), et Pôle Emploi (sans préciser quelque motif, nonon quand même, ce n'est pas comme si c'était important, ta vie pourrait juste en dépendre), m'envoie un courrier comme quoi je n'aurais pas droit au chômage, c'est "l'algorithme" qui l'a décidé.

Je vois qu'ils ne se sont pas bonifiés en ces quelques années.

Quand je pense aux gens qui ne possèdent rien, qui ne sont pas loin du gouffre, qui n'ont personne pour les aider, et qui reçoivent ce genre de traitement et courrier de la part de cette administration proprement criminelle... Ca donne envie de gerber.

Et c'est cette même administration assassine, sournoise et voleuse, qui pointe du doigt ceux qui "profitent" - et ceux qui ne profitent pas, mais qu'on peut vaguement soupçonner. Pouah, beurk, beurk.
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par Lux
Femme de 33 ans non vierge
#234030
Je suis toujours un peu surprise de lire certains commentaires ici sur le monde du travail, comme si c'était partout l'enfer, un monde de personnes mauvaises prêtes à faire des sales coups, où on n'aime que les gens qui entrent dans la norme, etc. Pour autant, moi qui n'ai jamais été vraiment dans aucune norme, j'ai souvent pu trouver par le travail des collectifs de gens intéressants, avec des valeurs (malgré les nombreux discours ici sur la fonction publique, rappelons que c'est une branche professionnelle avec des valeurs et des missions, auxquelles on peut croire) et une forme d'épanouissement.

Bien entendu qu'on est tous obligés de bosser et que ça a quelque chose d'aliénant et de contraignant ; il n'empêche qu'il n'y a que comme ça qu'on peut faire société. La solidarité est nécessaire pour ceux qui n'ont pas encore trouvé leur voie mais la société ne peut pas se construire sur une forme d'absence de productivité, pas spécialement d'ailleurs parce que je croirais à la croissance (dieu merci, je ne suis pas économiste), mais plutôt parce que je crois aussi que l'être humain se structure par des activités quotidiennes et sociales.
Pouvoir retourner au travail après 3 mois de télétravail, je ne vous dis même pas à quel point ça m'a plu, à quel point j'ai compris que oui, c'était important de se lever le matin pour aller retrouver une équipe.

Il est vrai que j'ai aujourd'hui la chance d'être dans un contexte de travail vraiment cool, avec une équipe que j'adore ; mais ça n'a pas toujours été le cas. Et quand ça ne fonctionnait pas, eh bien je suis allée voir ailleurs. Je ne suis pourtant pas un profil très recherché sur le marché du travail mais j'ai pu passer du public au privé, essayer de développer des compétences et surtout, j'ai toujours fait en sorte de sortir de ma zone de confort et de ne pas m'endormir dans des choses qui me déplaisaient.

Bien sûr qu'il faut jouer un rôle quand on postule parfois, mais ça fait partie du jeu. Et puis parfois on arrive à un entretien et on discute avec le recruteur comme si c'était un pote...
Personnellement, je n'ai jamais eu le sentiment de vendre mon âme au diable, et quand j'ai pu me sentir mal comme je le disais j'ai fait ce qu'il fallait pour partir.

Si on part du principe que le monde du travail est perfide, injuste, dégoûtant, que c'est nul de travailler, qu'il n'y a rien à en tirer, effectivement on risque de ne pas trouver quoi que ce soit qui convienne et de ne pas être recruté. Parce que ce genre de choses-là se sentent. Mais peut-être aussi qu'il faut parfois grandir un peu et se dire que la vie qu'on a, elle doit avoir une utilité, et qu'on ne peut pas tout avoir, tout obtenir sans essayer de se battre un peu, d'aller chercher soi-même ce qu'on désire.
Je ne dis pas que c'est toujours super simple et il y a évidemment des tas de contextes où le travail provoque la souffrance. Mais je pense qu'il faut quand même essayer avant de partir vaincu.
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par Azrael
Homme de 34 ans non vierge
#234037
Certains n'ont connu que des postes de m*rde, traités comme de la m*rde (ou sans contact social satisfaisant), à faire des tâches ingrates et/ou répétitives (j'estime que c'est mon cas, même avec un diplôme, et pourtant je ne suis pas si difficile : mon seul collègue mec à mon dernier job se demandait comment je faisais/ferais pour tenir 2 ans). Au bout d'un moment, la priorité à moyen terme ne semble plus tant de trouver un poste épanouissant (c'est déjà difficile d'en trouver un), mais de survivre sans trop de peine, si tu te vois quand même rester pendant quelques années, tu peux rester par peur de retomber sur un poste qui te redonnera l'envie de te pendre toutes les semaines.

Enfin partir bien sûr que c'est possible, mais quand tu n'as pas vraiment les moyens, et quand ton job (temps de trajet) actuel te suce déjà ton sang, cette possibilité est faible, tu te sens vite prisonnier.
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par Amaz
Homme de 29 ans vierge
#234039
On sait ce que lâche mais on ne sait jamais ce qu'on gagne.

Ahhhh ça oui je suis d'accord à cent pour cent. Notre vision du travail découle énormément de nos expériences professionnelles et ça peut s'avérer diamétralement différents selon son parcours. Si on n'a connu que des Job de crotte et précaire qui plus est. On ne va pas avoir la même vision qu'une personne qui taf avec une chouette équipe et qui taf dans une boîte qui à une culture d'entreprise correct.

Et franchement partir par les temps qui courent c'est risqué. La conjoncture économique est mauvaise. La rentrée de septembre va être difficile.

Et selon aussi sa situation personnelle cela change tout. Un célibataire prend sans doute moins de risques à changer de boîte plutôt qu'une mère ou un père de famille. Cela à une incidence plus grande selon sa situation familiale
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par SnapBack
Homme de 28 ans non vierge
#234045
Je l'ai expliqué plusieurs fois mais mon milieu est très compétitif : il faut être toujours dans le coup sous peine d'être dépassé (les programmes évoluent ou changent).

Comme j'ai un gros soucis de rancune (c'est un véritable poison auquel je dois apprendre à m'en défaire), j'entreprends d'être un peu plus souple pour certaines choses (pour la première fois, je suis sorti manger avec des collègues sur le temps de midi - ce sont deux collègues qui sont venus me chercher... alors j'ai accepté, j'ai trouvé ça chouette : mes deux mi-temps font, que la plupart du temps, je mange seul).
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par Amaz
Homme de 29 ans vierge
#234046
Tu as raison de assouplir. Et tu as eu raison d'accepter. La bonne entente entre collègues ça passe aussi par là.
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par Lux
Femme de 33 ans non vierge
#234047
Azrael a écrit : 05 juil. 2020, 14:16 Certains n'ont connu que des postes de m*rde, traités comme de la m*rde (ou sans contact social satisfaisant), à faire des tâches ingrates et/ou répétitives (j'estime que c'est mon cas, même avec un diplôme, et pourtant je ne suis pas si difficile : mon seul collègue mec à mon dernier job se demandait comment je faisais/ferais pour tenir 2 ans). Au bout d'un moment, la priorité à moyen terme ne semble plus tant de trouver un poste épanouissant (c'est déjà difficile d'en trouver un), mais de survivre sans trop de peine, si tu te vois quand même rester pendant quelques années, tu peux rester par peur de retomber sur un poste qui te redonnera l'envie de te pendre toutes les semaines.

Enfin partir bien sûr que c'est possible, mais quand tu n'as pas vraiment les moyens, et quand ton job (temps de trajet) actuel te suce déjà ton sang, cette possibilité est faible, tu te sens vite prisonnier.
Et il y en a aussi qui font une peinture du monde du travail comme étant le truc le pire au monde, sans avoir jamais bossé. C'était plutôt à ces gens-là que je pensais, en réalité, et pas franchement à toi.
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par Azrael
Homme de 34 ans non vierge
#234079
Il y a quelques mois, la daronne me disait que non, je ne devais pas prendre un logement à plus d'une demi-heure du sien, et même, que ce serait bien d'envisager qu'on prenne un truc ensemble (euh à 35 ans) ; que sans moi elle aurait sans doute mis fin à sa vie, que j'étais la seule personne sur qui elle pouvait compter.

Et en ce moment que vois-je, elle réfléchit à partir dans l'autre sens, sans m'en parler, sans demander mon avis, sans se demander si ça me ferait hyper loin niveau trajet depuis là où je compte aller.

Ok eh bien on se verra quelques fois dans l'année ; si elle pense que je vais rester/aller où elle a envie et pas moi, comme un petit chien alors que c'est plutôt à moi de faire selon mes petits salaires, elle risque d'avoir une surprise dans quelques mois ^_^

Cela dit j'envisage maintenant de faire quelques années de colocation sur Paris/tout près de Paris avant d'acheter, ça dépend lequel de mes projets professionnels, laquelle situation se concrétisera ou pas.


Et à part cela et puisqu'on n'arrête pas les bonnes nouvelles, je le sais depuis quelque temps je dois bientôt me faire opérer, passer sur le billard comme on dit... Vais-je donc voir ma vie défiler en procession, avoir de sombres appréhensions funèbres? :mask:
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