Appel à témoins de journalistes pour des reportages ou documentaires.
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par VACN
Homme de 26 ans non vierge
#230223
Ce sentiment d’injustice est d’autant plus problématique que le désir masculin reste, encore aujourd’hui, perçu comme le plus pressant et le plus fréquent.
Il est aussi perçu comme bestial, agressif, basé sur la domination. Il est souvent accueilli (et rejeté) avec dégoût. Ça a aussi son importance.

Les hommes, comme les femmes, cherchent des partenaires plus attractifs qu’eux-mêmes ne le sont.
L'attractivité est subjective. Malgré le fait qu'il y a des tendances dans les préférences, les gens ne sont pas attirants ou repoussants dans l'absolu.

Inutile aussi de les supplier [les femmes] de « redistribuer » de la sexualité, comme si l’accès au corps des autres était un dû.
Beaucoup d'incels le formulent comme ça. C'est malsain. Cependant, sans cautionner les idées, les paroles ou les actes, on peut comprendre d'où ils viennent, ou au moins réfléchir à ce qu'on peut y faire.

J'ose espérer que, si les femmes sont aussi exigeantes sur les sites de rencontres que le dit l'article, elles ne le sont pas autant en vrai. Parce que si c'est le cas, il y a peut-être matière à se poser des questions au niveau sociétal. Il ne s'agirait pas d'obliger qui que ce soit à "redistribuer de la sexualité", mais de trouver un moyen de corriger une situation pas franchement optimale.
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par SnapBack
Homme de 28 ans non vierge
#230224
VACN a écrit :J'ose espérer que, si les femmes sont aussi exigeantes sur les sites de rencontres que le dit l'article, elles ne le sont pas autant en vrai. Parce que si c'est le cas, il y a peut-être matière à se poser des questions au niveau sociétal. Il ne s'agirait pas d'obliger qui que ce soit à "redistribuer de la sexualité", mais de trouver un moyen de corriger une situation pas franchement optimale.
Mais ça, c'est une boucle infinie : si tous les hommes se retiraient (des SDR), les femmes auraient un rôle plus actif mais ça ne marche pas comme ça, du moins ici.

À défaut de ça, je continue de chercher car les algorithmes boostent les profils les plus sollicités dans leur référencement.
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par Pasta
Homme de 33 ans vierge
#230229
SnapBack a écrit : 27 janv. 2020, 09:35 Son texte ne me touche pas et bien que je suis d'accord avec Lux et Pasta sur le fait qu'il cible les Incels
En fait je ne pense pas qu’il cible les incels, je pense qu’il cible tous celles et ceux qui mettent les viols et le recours à la prostitution sur le dos de la misère sexuelle, même sans être eux-mêmes violeurs ou clients ou « misérables ».
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par Lux
Femme de 33 ans non vierge
#230231
Pasta a écrit : 27 janv. 2020, 17:57
SnapBack a écrit : 27 janv. 2020, 09:35 Son texte ne me touche pas et bien que je suis d'accord avec Lux et Pasta sur le fait qu'il cible les Incels
En fait je ne pense pas qu’il cible les incels, je pense qu’il cible tous celles et ceux qui mettent les viols et le recours à la prostitution sur le dos de la misère sexuelle, même sans être eux-mêmes violeurs ou clients ou « misérables ».
Tout à fait. Il ne s'agit pas de parler des Incels (c'est comme les nazis, à un moment donné, on ne va quand même pas essayer de dialoguer avec certains pour qui le meurtre des femmes est une bonne solution), mais bien de tous ceux qui estiment qu'après tout, la misère sexuelle peut justifier des comportements misogynes et/ou des agressions sexuelles.
Si on se sent concerné alors c'est qu'on justifie ces comportements.
VACN a écrit : 27 janv. 2020, 10:46
Ce sentiment d’injustice est d’autant plus problématique que le désir masculin reste, encore aujourd’hui, perçu comme le plus pressant et le plus fréquent.
Il est aussi perçu comme bestial, agressif, basé sur la domination. Il est souvent accueilli (et rejeté) avec dégoût. Ça a aussi son importance.
Le désir masculin est partout, toute la journée, tout le temps : dans tous les films, dans toutes les séries, dans toutes les publicités, dans tous les romans, dans beaucoup de relations professionnelles, amicales, etc. Mais à part ça, le désir masculin est rejeté, c'est une évidence.
SnapBack a écrit : 27 janv. 2020, 09:35 Son texte ne me touche pas et bien que je suis d'accord avec Lux et Pasta sur le fait qu'il cible les Incels, elle ne prend pas en considération (dans cet article du moins) les difficultés propres aux hommes. Après, je prends ma "misère sexuelle" pour moi : je cherche des solutions... mais nous ne partons pas tous du même niveau

Un autre article (https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article ... 00055.html) est cependant, pour moi, plus juste, il est antérieur à celui posté plus haut et correspond à une réalité que je vis.
Il n'y a aucune contradiction entre ces deux articles ; elle rappelle, encore une fois, qu'il n'y a pas d'injustice faite aux hommes et que le féminisme ne fait que normaliser le respect des femmes et de leurs désirs. Comme Maïa le dit très bien, "Si on ne respecte pas les préférences des femmes, on ne devrait pas coucher avec."
Cessons de justifier les comportements sexistes par la misère sexuelle : cette misère sexuelle est une construction sociale, et rien ne justifie jamais qu'on fasse peser sa frustration sur autrui. Absolument rien.
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par SnapBack
Homme de 28 ans non vierge
#230232
Lux a écrit :Cette misère sexuelle est une construction sociale, et rien ne justifie jamais qu'on fasse peser sa frustration sur autrui. Absolument rien.
Chose sur laquelle je ne suis pas d’accord sur la misère sexuelle mais je suis d’accord avec toi pour dire que sa frustration ne doit peser sur personne.

Edit #1
Les gens justes font la part des choses malgré leurs problèmes... et si ils font des erreurs, ils apprennent de ceux-ci.
par x00
Homme de 31 ans non vierge
#230236
Un débat sans fin. Les hommes croient savoir ce qui se passe dans la tête d'une femme. Et les femmes croient savoir se qui se passe dans la tête d'un homme.

Tout le monde dit à l'autre de ce qu'il doit faire ou ne pas faire.

Cette misère sexuelle est une construction sociale, et rien ne justifie jamais qu'on fasse peser sa frustration sur autrui. Absolument rien.
Je pense que tout le monde est d'accord avec ça. Le soucis c'est qu'on vit dans un monde de frustré. Cette citation est valable pour énormément de choses.
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par Lux
Femme de 33 ans non vierge
#230252
x00 a écrit : 27 janv. 2020, 20:35 Un débat sans fin. Les hommes croient savoir ce qui se passe dans la tête d'une femme. Et les femmes croient savoir se qui se passe dans la tête d'un homme.

Tout le monde dit à l'autre de ce qu'il doit faire ou ne pas faire.
Il y a un monde entre croire savoir ce qui se passe dans la tête de quelqu'un et rappeler les limites quant à ce qu'on peut faire, ou non, à autrui.
A la rigueur, la question n'est même pas de savoir ce que ça fait aux pauvres hommes tellement dirigés par leurs désirs d'être frustrés ; la question, c'est de rappeler que rien ne justifie qu'on agresse autrui, et qu'il ne faut surtout pas commencer par dire qu'on comprend ceux qui le font, sous quelque prétexte que ce soit.
La solitude, le manque d'affection, ça fait du mal à tout le monde. Pour autant on ne doit jamais excuser les comportements sexistes, jamais. Peu importe la raison.
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par Lamperouge
Homme de 34 ans vierge
#230358
Ce qui est le plus décevant c'est de constater la place qu'une personne donne généralement à sa propre responsabilité dans sa propre condition. C'est sûr que c'est plus facile de rejeter la faute de ses difficultés sur des concepts tels que "la société", "les femmes", "les hommes", "les sites de rencontre", "les médias" ou même des concepts plus métas. Mais ce n'est jamais toute la société, ni toutes les femmes, ni tous les hommes... bref, dans nos vies respectives si de tels concepts sont réellement fautifs de quelque chose, ce n'est qu'une toute petite, microscopique, portion de ceux-ci. Même si il ne faut pas exclure les influences que notre époque a sur nous tous, ce ne sont que des idées qui se fraient un chemin dans la tête, pas des vérités qui s'appliquent à soi.

La misère sexuelle n'est qu'une excuse que certains s'inventent pour se pardonner eux-même le recours au harcèlement, à la violence, et j'en passe, dans un schéma de pensée qui place leur propre condition au même niveau (voir en dessous) de celle qu'ils infligent à leurs victimes. Un retour de bâton "mérité" selon eux, semble-t-il. Quand bien même ce soit vrai (ce qui n'est probablement jamais le cas), supposer qu'on peut infliger aux autres les conséquences de son mal-être relève du déséquilibre mental le plus effarant de notre ère.

Jadis, le mot "hystérie" a été inventé (par un homme, ofc) pour qualifier une "maladie de femme" comme si leur anatomie était responsable d'une indignation injustifiée. Je pense que de nos jours il serait juste d'envisager de qualifier par un mot le fait qu'un homme puisse être infâme à ce point à cause de ses testicules trop serrées dans son caleçon.
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par Lux
Femme de 33 ans non vierge
#230415
Lamperouge a écrit : 04 févr. 2020, 07:37 Ce qui est le plus décevant c'est de constater la place qu'une personne donne généralement à sa propre responsabilité dans sa propre condition. C'est sûr que c'est plus facile de rejeter la faute de ses difficultés sur des concepts tels que "la société", "les femmes", "les hommes", "les sites de rencontre", "les médias" ou même des concepts plus métas. Mais ce n'est jamais toute la société, ni toutes les femmes, ni tous les hommes... bref, dans nos vies respectives si de tels concepts sont réellement fautifs de quelque chose, ce n'est qu'une toute petite, microscopique, portion de ceux-ci. Même si il ne faut pas exclure les influences que notre époque a sur nous tous, ce ne sont que des idées qui se fraient un chemin dans la tête, pas des vérités qui s'appliquent à soi.

La misère sexuelle n'est qu'une excuse que certains s'inventent pour se pardonner eux-même le recours au harcèlement, à la violence, et j'en passe, dans un schéma de pensée qui place leur propre condition au même niveau (voir en dessous) de celle qu'ils infligent à leurs victimes. Un retour de bâton "mérité" selon eux, semble-t-il. Quand bien même ce soit vrai (ce qui n'est probablement jamais le cas), supposer qu'on peut infliger aux autres les conséquences de son mal-être relève du déséquilibre mental le plus effarant de notre ère.

Jadis, le mot "hystérie" a été inventé (par un homme, ofc) pour qualifier une "maladie de femme" comme si leur anatomie était responsable d'une indignation injustifiée. Je pense que de nos jours il serait juste d'envisager de qualifier par un mot le fait qu'un homme puisse être infâme à ce point à cause de ses testicules trop serrées dans son caleçon.
D'accord complètement avec ce que tu as écrit.
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